PERTE D'HUMEURS
La perte des humeurs par l'effet de sueurs abondantes, de purgations, d'une diarrhée de longue durée, d'un allaitement trop prolongé, et d'un écoulement spontané de lait, de même que par l'effet de saignées abondantes ou d'autres pertes sanguines, produit souvent des maladies incurables, si Ton ne s'empresse d'administrer chin., qu'on répétera selon la circonstance à certaines époques. Seulement, dans quelques cas, il sera nécessaire de le faire suivre de staph, ou de sulph. — Si par suite de la même cause, et principalement par une perte de sang chez les enfants, consécutive à l'application de sangsues, perte qui, si elle se prolonge à l'insudes assistants, peut amener l'évanouissement ou des convulsions, donnez aussitôt chin., et rien de plus. Aussitôt que le malade revient à lui, s'il sent de la sécheresse dans la bouche, ou agite et remue la langue, faiteslui avaler un peu d'eau fraîche. S'il retombe de nouveau dans l'évanouissement et dans les convulsions, ou s'il ne reprend pas complètement ses sens, administrez une petite cuillerée de bon vin vieux, quelque temps après, s'il le faut, répétez chin. et la prise de vin. — Puis permettez-lui de boire de l'eau fraîche autant qu'il voudra ; mais au commencement peu à la fois. — S'il reste quelques souffrances consécutives, que chin. n'a pu enlever, donnez acid. phosph.; et s'il reste insuffisant, huit jours après, nux vmn., et, plus tard, ors. alb.