‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 39 sur 237 · VOMISSEMENT · texte numérisé non relu

VOMISSEMENT

Le vomissement par suite d'indigestion, si la langue est chargée, demande ipec. ; quand elle est nette, tart. émet. Après avoir mangé du pain avec excès, pression au creux de l'estomac et dans le ventre, bry. Après trop de réplétion, quand les aliments ont donné un goût d'amertume à la bouche en mâchant et qu'il reste une sensation de brûlement dans le gosier après le vomissement, puis.; s'il y a renvoi bruyant des vents, chaleur à la figure et battement du cœur, sep.

Dans le vomissement par le mal de mer, donnez cocc. Il convient toujours, mais il faut avoir soin de le répéter.

Le roulis du navire éprouve diversement : certains s'y habituent facilement, les autres avec peine, et il y en a qui en souffrent sans relâche. Il convient alors de traiter chaque malade selon les souffrances produites par la mer. — Les uns prendront de l'eau-de-vie avec de l'eau, les

autres du jambon cru épicé avec le poivre noir ; on fera toujours bien de faire beaucoup d'exercice, de s'efforcer à manger, de s'appliquer sur le creux de l'estomac un papier de trace imbibé de rhum ou de forte eau-de-vie. Si l'on ne supporte pas l'odeur du navire, ni celle des aliments, prenez colch. ; si le bruit incommode, therid., surtout si Ton éprouve un grand mal de tête. — Si vous avez un goût prononcé, l'appétence pour les acides et pour les substances cordiales, alors il convient de prendre sep. une ou deux fois ; dans le cas d'une très-grande faiblesse, petrol. — Dans l'impossibilité de lâcher les urines et pour la constipation produite par le mouvement du navire, on fera usage du pôle nord d'un barreau aimanté. — S'il se déclare un goût putride dans la bouche, avec saignement de gencives et constipation, staph, Sulph.etars. en olfaction réussissent quelquefois.

FLÀTUOSITÉS.

Les flatuosités, qui distendent le ventre, oppressent et gênent la respiration, et après l'usage d'une nourriture flatulente, telle que choux et choucroute, se guérissent par bry. ; si elles sont produites par de la bière fraîchement faite et autres boissons analogues, par chin.; mais quand le ventre est douloureusement tendu, s'il y a colique, pression autour du nombril, avec la sortie de vents fétides, si on se sent frileux, si, après avoir bu, on ressent une pression à Fépigastre qui gêne la respiration, rend les vêtements gênants sur les côtés, et comprime le ventre comme ferait une pierre, donnez nux vom. Puis, convient quand la flatulence est produite par Fusage d'aliments gras, après lesquels on a bu de l'eau fraîche, si les vents circulent avec bruit dans le ventre, et avec aggravation du mal le soir.

Quand les vents semblent se porter vers la poitrine et y occasionnent, sur plusieurs endroits successivement, des douleurs et des élancements, et que Fépigastre et les hypo-

chondres paraissent tendus, sans gonflement réel, et rendent impossible le moindre repos, c'est le cas de phosph. Pour combattre la grande disposition à la reproduction des flatuosités et à la fréquente sortie des vents fétides, on emploiera avec avantage du charbon réduit en poudre, dont on prendra une parcelle sur la pointe d'un couteau, tous les jours, une ou deux fois.

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