‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 49 sur 237 · SUITES DES ACIDES · texte numérisé non relu

SUITES DES ACIDES

Voyez à cet égard, ce qui est dit au chap. IV de cette première partie.

Lorsqu'il résulte une indisposition par suite de l'usage des acides, on y remédie en général par ars. ou sulph. — Lorsque les acides aggravent des souffrances habituelles donnez bell. ou lach., si des boissons et des aliments trop acidulés développent une faim maladive, employez ars., arn., bell., chin. ou lach. — Préférez ars. lorsqu'on éprouve du dégoût pour le manger; sulph. lorsqu'on éprouve de la répugnance pour les douceurs. Dans l'appétence pour les

qui ont une raison organique d'être, mais peut-on concevoir un usage, celui de fumer le tabac, qui n'est molivé par aucun besoin naturel à satisfaire? La gourmandise, l'ivrognerie, le libertinage, etc., sont des passions abjectes, mais, encore une fois, elles sont d'origine organique. — En est-il de même de l'usage du tabac? — Et quelles pourront en être les conséquences?... Transcrivons le passage suivant que nous avons trouvé dans nos lectures ; et souhaitons qu'il frappe les esprits comme il a frappé le nôtre. « L'influence sociale du tabac aura été immense. Par une lente intoxication, par une action stupéfiante, exercée de génération en génération, il a pu largement contribuer à jeter l'Europe, où rien n'a pu, comme en Amérique, contrebalancer son influence, dans cet état d'affaissement où nous la voyons. Cette mollesse de la fibre musculaire, cette inertie cérébrale, ce désintéressement des grandes choses, celte résignation et ce désenchantement, ce lâche fatalisme, enfin, si commode à la paresse, et à l'égoïsme, l'usage immodéré du tabac est une do leurs principales causes. Etonnez-vous que des gens assoupis soient plus enclins aux rêves qu'à l'action, qu'ils voient trouble, vivant dans une atmosphère de fumée, et que mis, de père en fils, depuis prés de trois cents ans, au régime du poison, ils n'aient point colle énergie vitale et celte force expansive des gens sains de corps et d'esprit ! Qu'est devenue en France cette verve intarissable et ce généreux patriotisme, et ces ardentes aspirations qui embrassaient toute l'humanité pour le présent et dans l'avenir? »

boissons acides, prenez bry.; natr. mur., lorsqu'on a un goût aigre qui persiste après les acides. — Pour le pyrosis ou aigreurs avec vomissement après des aliments acides, ferr. ; s'il y a vomissement d'un liquide aqueux après les acides, phosph. Lorsque l'estomac se dérange par l'usage des acides, ars. /s'il ne suffit pas, lach. ; si l'état ne change pas, donnez alternativement ces deux remèdes. —Lorsqu'il en résulte de la diarrhée, le soir ou la nuit, nux vom.; si la diarrhée a lieu le jour, administrez ant. crud. ; accompagnée de tranchées, staph. et bouillon chaud ; bell., si la tête et la poitrine sont prises, et s'il s'y joint une vive sensation de froid, verat. ; enfin, s'il s'ensuit de la fièvre avec chaleur, lach. L'éruption rouge scarlatiniforme et miliaire, avec maux de gorge produits par les oranges, les citrons et autres fruits acides, disparaît par l'emploi de bell. et de rhus; — cale, caust., ferr. ou sep. sont, selon les circonstances, avantageusement employés contre l'usage d'acides qui ont des effets d'une longue durée.

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