I. — DES COMMOTIONS
Les commotions du corps à la suite d'une chute, d'un coup, d'un choc ou de tout autre accident de même nature, peuvent produire des douleurs et des souffrances de divers genres. Quelquefois les parties internes en éprouvent une sorte d'extension ou de déchirement; il survient alors des douleurs qui augmentent le lendemain : comme mal de tête violent, vertiges, souffrances de la poitrine, respiration courte, tussiculation, crachement de sang, mal de reins, douleurs tiraillantes et autres. Le remède principal dans ces divers cas est arn. Le malade devra se tenir tranquille autant que possible ; il boira de l'eau froide en abondance; il lavera souvent les parties lésées avec l'eau froide ; il s'abstiendra de boire et de manger chaud; il se privera de vin, d'eau-de-vie, de café ou de thé; les aliments seront sans épices ; peu de sel et point d'acides. Si au moment de recevoir la commotion le malade avait éprouvé un sentiment de terreur ou de violente frayeur, on lui donnera op., et, quelques heures après, arn. S'il se trouve mal et qu'il ait perdu connaissance au moment de l'accident, il suffira de lui mouiller la tête, la figure et les bras avec de l'eau froide, et d'administrer acon. O.; et dès qu'il aura repris ses sens, ou quelques heures après, arn. La saignée, dans ce cas, est tout à fait inutile; car on peut toujours modérer i'intlainmalion par acon., et accélérer la gucrison par arn.
Si à la suite d'une chute, d'un faux pas ou de tout autiv accident analogue, une femme enceinte éprouve des douleurs abdominales violentes, on lui donnera arn., et on lui
recommandera de garder un repos complet; elle se tiendra étendue pendant quelques heures, et évitera pendant plusieurs jours toute espèce d'efforts ou de fatigues : elle évitera ainsi de se blesser. Si, après avoir pris arn., les douleurs conservent encore leur violence, leur gravité, quelques heures après l'accident, qu'on donne chamom., ou tel autre remède qui est indiqué dans Tavortement.
Si après une commotion il reste des maux de tête, et qu'arn. n'ait produit aucun effet, donnez bell. ou acid. phosph., suivant les symptômes qui sont indiqués à l'article
mal de tête.
Contre les contusions violentes de la poitrine, arn. est très-utile; rarement on a besoin de recourir à acon. ou rhus. ( Voyez plus loin, dans la seconde partie, l'article relatif aux souffrances de la poitrine.)