CHAPITRE PREMIER
Le Tertige tient quelquefois à des causes qu'il est facile de combattre : telles sont les souffrances et la plénitude de l'estomac, les pertes ou évacuations débilitantes, les boissons spiritueuses, les remèdes narcotiques, les chutes ouïes coups sur la tête. Il se lie d'autres fois à des maladies dont on parlera plus bas.
Celui qui est sujet aux vertiges doit se modérer dans le boire et le manger, se lever de bonne heure, se promener beaucoup au grand air, et il devra, le soir, se frictionner avec une brosse.
Le vertige à la suite d'un dîner copieux, est grave. Souvent un peu d'abstinence et arn. le matin suffisent pour le dissiper; il en est de même de nux vom., chamom., puis., rhus toxic. et cocc, qu'on administrera suivant le tempérament et les prédispositions. Le vertige par suite de la suppression d'un ulcère est un mauvais symptôme,: cale, carb.^ ou sulph., suffisent pour le guérir.
Le vertige qui s'accompagne de nausées, de vomissements et de renvois, trouve du soulagement dans acon. Plus tard, si l'estomac reste souffrant, donnez puis ou ant. crud.
Si le vertige vient le soir et s'accompagne de trouble de la vue, merc. viv,; s'il est suivi au contraire d'éblouisse-
ment, surtout par le mouvement, et qu'il s'aggrave en se baissant, donnez bell., au saut du lit, cocc.
S'il a lieu avec un mal de tête pressif, donnez phosph.
Le vertige, par suite d'une fatigue intellectuelle, demande nux vom. S'il a lieu en regardant en l'air, puis.; en se remuant, et puis s'il s'amende en se couchant, chin.; au lit, nux vom.) mais en restant couché, rhus tox.; en se levant, chamom.; en se baissant, acon.; et plus tard bell. et même cale. carb.; en voiture, hep. sulph.; et plus tard silic; étan assis, puis.
Le vertige avec une sorte d'insensibilité morale ou avec agitation, bell. S'il était porté jusqu'à la défaillance, ou accompagné de la crainte de mourir, rhus tox.; de bourdonnements d'oreilles, maux de tête, chaleur et pâleur de la face, trouble de la vue, puis.; de faiblesse de la tête, chin.; de saignement de nez, sulph.; avec évanouissement chamom., qui sera suivi plus tard de hep. sulph.