‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 79 sur 237 · CONGESTION OU AFFLUENCE DE SANG A LA TETE · texte numérisé non relu

CONGESTION OU AFFLUENCE DE SANG A LA TETE

Cet état de souffrance est fort importun, et il peut devenir dangereux, s'il dure longtemps. On ressent dans la tête des battements et des pulsations comme dans le pouls; les veines du cou et de la tête se gonflent; la tête semble pleine, des vertiges ont lieu bien souvent, surtout en se baissant ou en se promenant au soleil, et on éprouve la sensation comme si la tête allait éclater au-dessus des yeux ; ici encore, et s'il y a aggravation en se baissant, ou en toussant, donnez acon. S'il produit du soulagement, répétez-le; dans ce cas, les bains de pieds froids sont souvent trèsutiles.

Qu'on s'abstienne, pendant le temps que dure ce mouvement eongestionnel, de café, de vin, de boissons spiritueuses, et en général qu'on ne prenne rien de chaud; mais, par contre, qu'on boive beaucoup d'eau froide, et qu'on se lave souvent le cou et la tête à l'eau froide.

Si cela ne suffit pas, et que le malade s'irrite pour peu de chose, se laisse aller facilement à la colère, s'il a fait abus de boissons spiritueuses, et qu'il ait mené une vie plus sédentaire qu'à l'ordinaire, donnez nux vom.

S'il éprouve des douleurs aiguës, brûlantes ou lancinantes dans un côté de la tête, ou une forte pression dans le front à chaque pas ou à chaque mouvement qu'il fait, et que ces symptômes empirent en se baissant, ou par le bruit qui se fait autour de lui, ou par une trop vive clarté, donnez belL

Quand on éprouve des éblouissements et qu'on voit des étincelles, que la vue se trouble et voit double, qu'on a des bourdonnements, des évanouissements fréquents, un sommeil lourd ; si ces symptômes se déclarent chez les enfants à l'époque des dents, chez les filles quand elles deviennent

nubiles ou qu'elles se sont refroidies pendant les menstrues, surtout par l'humidité des pieds, donnez d'abord acon., et puis six ou huit heures après, bell.

Si la congestion est provoquée par un excès de joie, et suivie d'une grande excitation, donnez coff.\ par la peur, op.; par une vive contrariété, chamom.) par un ressentiment concentré, ign.; par la colère, nux vom., ainsi qu'il a été dit à l'article des causes. Si elle a été occasionnée par une chute ou un coup, arn., qu'on répétera toutes les vingtquatre heures, si le cas l'exige. Dans les hémorrhagies na sales provenant de cette disposition du sang à se porter à la tête, il n'y a rien à faire, la nature y suffit.

Si Taffluence du sang vient d'une grande faiblesse, donnez chin.; si elle reparaît toutes les fois qu'on se refroidit, dulc, si elle est la suite d'un effort pour lever un fardeau, rhus toxicr, si le malade sue facilement et beaucoup, merc, viv.; s'il éprouve en même temps du froid, camphre o. — Si, malgré l'emploi de ces divers remèdes, le mal persiste, donnez sulpk. en solution tous les matins, une pleine cuiller, pourvu qu'on n'en ait pas déjà fait usage; car, dans ce cas, il faudra lui donner hep. sulpk. o.; et si cela ne suffit pas, silic.y après une quinzaine, mais tout au plus deux ou trois fois.

Si ces différents moyens n'agissent pas promptement, et que le cas paraisse grave, faites un cataplasme de farine d'avoine, que vous appliquerez chaud aux pieds; ou bien encore, prenez un bain de pieds très-chaud, que vous ferez durer jusqu'à amélioration ou jusqu'à ce que vous éprouviez une sorte de frisson ; s'il y a constipation, donnez un lavement chaud d'eau miellée.

MAL DE TÊTE

C'est une des maladies les plus communes, mais qui a de nombreuses nuances; c'est pourquoi on doit se conduire selon la cause et selon les symptômes coïncidents. 11 est donc utile de distinguer avec soin les diverses espèces de

mal de tête, car souvent ce qui convient dans un cas est nuisible dans un autre.

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