YEUX AFFECTÉS DE SCROFULES
La plupart des maladies chroniques des yeux proviennent des scrofules : on les reconnaîtra à la description des symptômes signalés dans les détails fournis par chaque médicament, soit chez les enfants qui en sont atteints, soit sur les adultes qui en étaient porteurs dans leur enfance. Si les yeux sont tombés dans une sorte de faiblesse par suite de scrofules, ils n'en seront que plus sujets à des récidives à l'occasion du froid ou de toute autre cause, et contracteront plus facilement des obscurcissements de la vue ou des ulcérations de la cornée. Qu'on emploie dans ce cas les remèdes ci-dessous indiqués; mais si les souffrances se reproduisent trop souvent, le mieux est de traiter le malade comme atteint de scrofules, et pour cela il faut s'adresser à un médecin homœopathe. Cependant on peut essayer avec succès les moyens suivants :
Puis, convient souvent au début quand les bords des paupières commencent à devenir rouges, brûlent, s'agglutinent et jettent beaucoup ; lorsque les larmes sont corrosives et brûlent les joues ; qu'il se forme comme un gon-
flement œdémateux ; que les yeux ne supportent pas la lumière,, ou selon que l'indiquent les symptômes détaillés plus haut, à l'article /m/*. Si ce remède a agi favorablement, I mais non complètement, donnez huit jours après ferr . acet.
Bell, lorsqu'il y a pression intense; qu'elle s'aggrave en ouvrant les yeux ; que les vaisseaux sont injectés; qu'Use forme des pustules et de petites ulcérations sur les yeux ; s'il y a une coïncidence de catarrhe nasal et des symptômes rapportés au paragraphe bell. ; si, indépendamment, ces souffrances se trouvent la suite d'un refroidissement, de l'humidité ou de l'influence des vents froids et humides,
Merc. viv. convient aux enfants qui n'ont pas encore fait de ce remède un usage allopathique ; quand les douleurs sont tranchantes, surtout si les yeux sont fatigués; qu'il y a aggravation la nuit et à la chaleur du lit ; si les yeux brûlent et pleurent à l'air frais; qu'ils ne peuvent supporter la lumière ; qu'ils se troublent, s'obscurcissent ; s'il se forme de petites pustules sur la conjonctive, et, quand, à la suite d'un refroidissement, ces souffrances reparaissent. Merc. viv. est surtout convenable après que bell. a agi de huit à quinze jours.
Hep. sulph. convient après bell. on mère, viv., lorsque les enfants ont déjà pris du calomel; quand les bords des paupières et les yeux sont rouge3 et douloureux ; lorsqu'en les touchant on y ressent une sensation d'excoriation ; qu'ils se ferment avec spasmes; qu'ils se meuvent avec douleur et difficulté, et ne peuvent, le soir, supporter les effets de la lumière aux bougies, et qu'ils sont alternativement obscurcis ou clairs, ou qu'on y ressent une pression comme si l'œil était poussé en dehors; quand il y a sur la cornée des ulcérations ou des taies, et autour de l'œil de petites pustules. On en donnera une dose tous les jours, c'est-àdire un globule d'une basse dynamisation, et cela pendant plusieurs jours de suite.
Administrez s«//>/i. , au lieu à' hep. sulph., lorsque bell.9
et mère. viv. ont été donnés avant, mais non après %?. sulph., et ce sera dans les cas suivants : lorsque les paupières sont contractées dès le matin; que le malade peut à peine supporter la clarté du jour; qu'il y voit à peine, mais seule* ment dans un demi-jour ; lorsqu'il lui apparaît comme un brouillard devant la vue; que la prunelle est trouble et comme couverte de poussière, ou lorsque les paupières sont particulièrement affectées» comme il a été dit plus haut. Il conviendraégalementquandle blanc de l'œil (cornée opaque) est rouge et comme teint de sang; s'il est semé de petites vésicules, qu'il y ait des larmes abondantes, et aversion de la lumière avec une sensation de pression sur le globule, qui augmente au soleil. Il sera administré dans ce cas deux globules de la troisième dynamisation une fois par jour ou tous les deux jours, selon les circonstances* , Dulc est très-efficace quand l'affection des yeux est la suite d'un refroidissement; quand en lisant il y a une sensation de pression, et quand tout paraît trouble et couvert d'un voile; quelquefois il semble que des étincelles et des flammes sortent des yeux, avec une douleur sus-orbitaire. Si le malade se sent mieux dans le repos et pire par le mouvement, et qu'il aime à rester assis, au lieu de dulc, donnez belL Hais si son état s'aggrave dans le repos, et qu'il préfère le mouvement, donnez dulc, et attendez que son action se développe.
Cale carb. est quelquefois convenable après dulc, ou lorsqu'il se forme sur les yeux des ulcérations et des taies, avec sensation d'une forte pression, avec démangeaison et élancements; ou lorsqu'on ressent du brûlement et une douleur incisive, le soir, en lisant; lorsqu'il y a obscurcissement, et comme si des plumes voltigeaient devant les yeux, surtout après avoir mangé, ou en lisant, cousant, etc., et aussi lorsqu'on éprouve du froid en dedans de la partie affectée.
Chin. convient lorsque les douleurs augmentent le soir, comme s'il y avait du sable dans les paupières, ou si Tony
1 introduisait quelque chose avec force ; lorsque la cornée
1 transparente a perdu son brillant, ou que, lorsqu'on y re*
) garde attentivement, on y aperçoit comme une sorte de
' fumée ou de brouillard.
' Ars. s'emploie quelquefois lorsque les douleurs ressem-
i blent à celles que produirait un charbon ardent, et lors-
I qu'il s'est formé des taches sur l'œil. Dans le dernier cas
que nous indiquons on donne quelquefois aussi, parmi les
remèdes indiqués plus haut, ign. et nux vom. ; et quand il
y a des taches, avant tout, euphr.
Quelquefois les maladies des yeux reconnaissent pour cause de petits insectes qui&'y sont introduits. Dans ce cas, on fera usage d'un peu de camphre râpé sur un morceau de linge que Ton appliquera, ou bien on emploiera le baume camphré dont il a déjà été question. — L'origine <!e beaucoup d'ophthalmies dépend de la suppression de maladies de la peau, d'ulcères, ou de certaines autres souffrances : dans ce cas, appelez un médecin homœopathe. Si elles sont la suite de la petite vérole, de la rougeole, de la scarlatine, etc., voyez les articles consacrés à ces maladies.
Les taches ou taies des yeux ne doivent jamais être traitées par des remèdes violents et corrosifs : des milliers de personnes leur doivent la perte de la vue. Ne faites plutôt rien; et si vous ne pouvez consulter un médecin, employez les moyens dont il vient d'être parlé, et laissez passer une ou deux semaines pour qu'ils aient le temps de développer leur action. Seront efficaces dans ce cas, principalement, eUphr. ou puis. ; bell., et plus tard, hep. sulph. ou sulph., et après, cale. carb. et si lie. Si le malade n'a pas assez de patience pour attendre, il fera usage d'huile de noix, fraîche de l'année; on l'exprimera à une température douce; on en introduira une ou deux gouttes chaque soir dans les deux yeux. Dans les cas où les taies sont très-épaisses, gonflées et blanches, employez sur l'œil, à l'aide d'un petit pinceau, un atome de sel porphyrisê. S'il se forme
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de ces taies qui envahissent tout l'œil, en commençant par les angles, mettez-y chaque jour une pincée de sucre blanc pulvérisé, et donnez spigeL Lorsque la cornée transparente ressemble à un morceau de verre dépoli, prenez de la graisse de serpent, faites-la fondre à une douce chaleur, et appliquez-en un peu tous les matins. Le fiel de poisson est également bon, mais seulement alors que la taie est très-épaisse, occupe toute la surface de l'œil, et prive tout à fait le malade de la vision.