‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 3)Chapitre 108 sur 232 · INFLAMMATION DES OREILLES · texte numérisé non relu

INFLAMMATION DES OREILLES

Dans l'inflammation des oreille»» il y a rougeur, chaleur, engorgement et douleur ; le conduit auditif s'oblitère tout à fait, et la douleur devient tellement violente, qu'on peut à peine toucher l'oreille; elle s'annonce quelquefois par des sensations extrêmement douloureuses, telles que celles de déchirement, de tiraillement, de perforation, de battement, de lancination et de brûlement ; si ces symptômes arrivent au point de jeter le malade dans le délire, donnez puis. Dans le cas où l'inflammation, se portant sur le cerveau, est suivie d'une grande anxiété, de vomissement, de froid des extrémités et d'autres symptômes dangereux, belL sera très-utile.

UAL D'OREILLES (OTALGIE).

Lorsque l'otaiffie et toute autre souffrance des oreilles reconnaissent pour cause le refroidissement, la suppression de transpiration ; et si l'on vient à ressentir des douleurs isolées et aiguës, semblables à des coups de canif; lorsque l'oreille interne est sèche et sans cérumen, que des douleurs déchirantes s'étendent jusqu'au lobule, qu'elles rendent le malade irritable et impatient, et qu'enfin elles deviennent intolérables, donnez chamom. S'il se déclare de la transpiration sans être suivie d'amélioration, si Ton éprouve des tiraillements qui se portent jusqu'àjajoue, et si la douleur in-

terne est tiraillante, brûlante, lancinante et pressive, on si le brùlement se fait sentir à l'extérieur, ou le froid à l'intérieur, avec violents élancements et tiraillements, particulièrement lorsque l'oreille sonne, administrez merc. viv.

Quand l'otalgie provient d'une attaque de rhumatisme, et se signale par des douleurs lancinantes et pulsatives comme dans un effort d'élimination ; que l'oreille externe est rouge, chaude et engorgée, que la douleur traverse tout le visage, particulièrement chez les personnes sensibles au froid et portées aux larmes, donnez puis. ; chez les per* sonnes passionnées, colères, dont les douleurs sont lanci7 nantes et déchirantes,donnez nux vont. Quand sur des sujets très-sensibles, ces souffrances se renouvellent souvent, avec pression et élancement dans et derrière l'oreille, et, aussi avec déchirement et une sensibilité excessive au moindre bruit, donnez arn. ; mais si la douleur est excessive avec tiraillement et rougeur, élancement intérieur et tintement, donnez chin. Dans d'autres cas pareils, avec picotements dans et derrière l'oreille, et douleur perforante et resserrante, avec des tiraillements et élancements jusque dans la gorge, accompagnés de tintement, de bruissement, de bourdonnement ; si la tête et les yeux sont affecté? en même temps, que lés douleurs s'aggravent pendant les accès par l'effet du moindre attouchement et du mouvement, donnez bell. Quand il ne suffit pas, et qu'on éprouve en se mouchant une plus vive douleur avec tintement et bruissement, hep. sulph. O.

Lorsque les douleurs sont arrivées au dernier paroxysme, qu'elles se portent sur un seul côté avec un fort battement, lequel provoque des souffrances internes si vives, que le malade tombe dans un véritable désespoir, alors donnez cale, carb., que vous répéterez aussi souvent que le mal l'exigera, ou sulph. — Si la douleur est du côté gauche, qu'elle ait lieu le soir ou la nuit avec aggravation, donnes

sulph. ; si elle est du côté droit, avec aggravation vers minuit ou sur le matin, cale. carb. Si ces souffrances sont violentes comme par la pression d'un étau, avec secousses, roulement et bourdonnement dans les oreilles, sensation de torpeur, de froid et de fourmillement qui gagne la figure, donnez plat. O. Dans des cas analogues, et qu'ils soient dus à un refroidissement; quand les douleurs augmentent pendant le repos et non par le mouvement, surtout pendant la nuit, et s'accompagnent de nausées, donnez dulc. — On peut encore employer d'autres remèdes tout aussi favorables, comme acid. pho$ph.,ant. crud.x etc.; vous les adopterez selon les indications.

N'employez aucun remède externe ; l'huile même peut avoir ses dangers ; les vapeurs chaudes peuvent brûler l'oreille : et dans ce cas, le moindre accident se répare difficilement. Un seul petit morceau d'épongé trempé dans l'eau chaude ou tiède est la seule chose qu'on puisse se permettre pour diminuer les douleurs; cela même n'est pas encore tout à fait innocent.

Si, à l'aide des remèdes dont on fait usage, on obtient quelque résultat, il devient inutile de mettre du coton dans l'oreille. En général, on ne s'en servira que dans les cas d'une nécessité réelle, comme il va être dit à l'article Écoulement des oreilles. Si les remèdes prescrits n'agissent pas chez les enfants assez vite, attachez autour de l'oreille une mèche trempée dans le soufre : ce moyen suffit souvent pour provoquer un écoulement et pour adoucir les souffrances.

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