‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 3)Chapitre 134 sur 232 · INFLAMMATION DES INTESTINS ET DE L'ESTOMAC · texte numérisé non relu

INFLAMMATION DES INTESTINS ET DE L'ESTOMAC

Il est aussi dangereux de traiter cette maladie par les remèdes domestiques que par les procédés de l'allopathie. Elle constitue toujours une affection difficile à conduire, et pour laquelle il est impossible de donner ici des détails complets pour tous les cas ; il vaudra encore mieux se régler sur ce que nous allons exposer, que de recourir à un traitement violent. Si Ton peut s'adresser à un médecin homœopathe, cela est préférable.

On doit toujours croire à un état inflammatoire , lorsque le malade accuse dans Tune des parties du ventre une douleur brûlante, quelquefois lancinante : cette partie devient douloureuse à la pression , et la douleur augmente par le mouvement, par la moindre secousse, soit que l'on tousse , que Ton éternue, ou que l'on rie. Le lieu de l'inflammation peut être tendu et gonflé; si c'est dans le voisinage de la poitrine, la respiration est difficile, surtout en prenant haleine; cet ensemble de souffrances s'accompagne presque toujours de vomissements ou de renvois, qui ne soulagent pas ; et en même temps il est rare qu'il n'y ait pas constipation. — C'est à cette complication qu'est due l'idée des purgatifs, véritable méthode d'empoisonnement, comme les vomissements ont donné l'idée du vomitif, qui peut être aussi considéré comme une autre voie de mort.— Ne tourmentez donc pas le bas-ventre; contentez- vous de prescrire de l'eau, et, tout au plus, de temps en temps, quelque boisson mucilagineuse, et rien autre chose : plus la constipation dure, mieux ça vaut. Lorsque le malade se rétablit et commence à manger , les fonctions reprennent leur cours. — J'ai vu

Chiii. répond aux colique» produites par les venta,

comme dans le cas de cocc. et de chamom.; lorsque les in* testins se contractent dans la partie inférieure de l'abdomen, et qu'ils sont poussés au dehors avec une douleur tensive et pressive, accompagnée de tension sous les fausses côtes et d'anxiété, principalement lorsque la crise arrive la nuit, chez les personnes affaiblies, ou après une transpiration excessive , ou chez les femmes qui nourrissent , avec perte de forces.

lgn. s'emploie dans les coliques qui surprennent pendant le sommeil, ou lorsque les douleurs lancinantes se font sentir dans la poitrine et dans les côtés ; que les vents sortent difficilement , et que leur sortie diminue les douleurs ; il convient chez les femmes sensibles. — Si cette souffrance a lieu sur le soir , et que la flatulence cause des vomissements , donnez préférablement puis. — Les coliques qui sont précédées d'un goût amer de la bouche, avec langue sale et jaune, avec grande soif, et qui, comme on dit, sont produites par la bile, d'où il résulte quelquefois des vomissements bilieux ou des selles analogues , ces coliques demandent l'emploi de chômant., une ou deux doses; dans les cas les plus graves, coloc., et , si ces remèdes ne suffisent pas, sulph.

PLATU0S1TÉS.

La présence des vents dans les intestins occasionne souvent des coliques pour lesquelles nous avons déjà indiqué les remèdes. Lorsque ces vents ne donnent pas lieu à de vives douleurs, mais seulement à de la chaleur, à de Tincommodité et à un ballonnement du ventre, si la respiration est gênée , comme cela arrive souvent à la suite de l'usagé d'aliments flatulents, de la bière, etc.; s'ils se manifestent à la suite d'une indigestion d'eau, bue après avoir mangé des corps gras , donnez alors chin.; plus tard, chez les personnes passionnées, nux vom.; chez les personnes

douces, puis.; après avoir mangé de la viande de cochon , puis., lorsque chin. n'a pas suffi. Si ces coliques venteuses reviennent souvent, donnez sulph.; si ces remèdes ne sont suivis d'aucun effet, appelez un médecin homœopathe.

Page 1