‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 3)Chapitre 16 sur 232 · XVI UN MOT D'EXPOSITION · texte numérisé non relu

XVI UN MOT D'EXPOSITION

vagances d'un insensé qu'aux conclusions d'un homme sage?» W. Herschel, Discours sur V étude de la philos, natur.

Après des faits aussi inaccessibles à l'appréciation des sens et des idées courantes de la vie, qu'est-il besoin d'en citer d'autres? Ceux que nous citerions, quelque déliés et ténus qu'ils fussent, seraient encore comparativement matériels, tels que ceux qu'on trouve partout' et qu'on a l'habitude d'emprunter aux réactions chimiques et aux actes de la sensibilité vitale. Ce serait donc en vain qu'on chercherait à les faire valoir contre ceux qui nient absolument l'action des remèdes homœopathiques. Rien ne les convaincra, s'ils ne veulent pas être convaincus. — Il n'y a que les esprits vraiment libres qui ne craignent pas de se soumettre : ils croient aux faits de l'expérience, quelque extraordinaires qu'ils soient, mais ils donnent leur croyance avec cette réserve que commande l'amour même de la vérité.

Reprenons. Si la matière médicale pure est, avons-nous dit, la clef de voûte de la conception homœopathique, la dynamisation du remède en est le couronnement. — Les agents dynamisés, ramenés à la forme liquide ou à l'état de glubule, recèlent, ce n'est pas douteux, de véritables forces douées d'une vertu qui est propre à chacun, et qu'on peut élever par les procédés en usage, à divers degrés de puissance. — Il fallait, en effet, pour solliciter la force vitale dans un but salutaire, des forces médicatrices impondérables comme celle avec laquelle elles devaient être mises en rapport. — : C'est ainsi qu'Hahnemann est arrivé à la détermination rigoureuse des propriétés du médicament par l'expérimentation pure, à laquelle il a consacré quarante ans de son existence. — Puisse un dévouement aussi soutenu et aussi intelligent se présenter encore!

C'est sur cette donnée générale, bien incomplètement et bien imparfaitement exposée ici, que repose la vérité, la doctrine homœopathique. Qu'on le remarque bien ; elle a le caractère propre aux sciences exactes; c'est-à-dire que les éléments sur lesquels elle prend fondement ont une valeur réelle, intrinsèque, qui ne dépend pas de l'homme, parce qu'elle échappe aux spéculations de son esprit; car, d'une part, ces éléments s'appuient sur la nature même des phénomènes de la vie qui sont connus, et, de l'autre, sur l'action pure des médicaments, qui ne peut être autre chose que ce que l'expérience Ta faite. Incessamment véritiés par la pratique de tous les jours, ces éléments ne peuvent

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