‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 3)Chapitre 169 sur 232 · DOULEURS CONSÉCUTIVES · texte numérisé non relu

DOULEURS CONSÉCUTIVES

Ces douleurs sont fréquemment occasionnées par tes drogues qui ont été employées à haute dose pendant le travail, ou par suite d'un accouchement prématuré et forcé par l'impatience du médecin ou de l'accouchée, lorsqu'ils n'ont pas laissé à la nature le temps d'employer ses propres forces. D'autres fois, ces douleurs proviennent de l'extraction trop précipitée et violente de l'arrière-faix, ce qui se pratique d'ordinaire, soit dite la honte des médecins et des sages-femmes; on sait combien ces cas sont graves. On peut laisser l'arrière-foix jusqu'à vingt-quatre heures sans inconvénient ; il est bien que cette expulsion ne se fasse pas vite, et qu'elle s'accomplisse naturellement. — Si le placenta reste trop longtemps à sortir, donnez puis., ce remède est très-important.

La plupart des maladies graves qui suivent ces accouchements laborieux, ces affections de la matrice devenues si fréquentes, ces souffrances hystériques, ces fièvres lentes qu'on attribue au lait, etc., sont consécutives à des manœuvres contre nature, et ne reconnaissent pas d'autres causes.

Lorsque ces douleurs consécutives à l'accouchement naturel sont modérées et supportables, il n'y a rien à faire, car elles sont salutaires, et il vaut mieux qu'elles se fassent

( I) Voyez Bulletin de l'Académie de médecine, t. X, p. 36G, t. XV, p. 6.

4i6 MALADIES LES PLUS COMMUNES.

sentir un peu que trop peu. Hais plus ces douleurs sont courtes et faibles, plus facilement aussi l'accouchée peut en devenir malade. Si elles sont violentes à ôter tout repos, donnez alors coff. une couple de fois, ensuite arn., surtout si une sensation de contusion accompagne les douleurs, avec pression sur la vessie et rétention d'urines. Si une heure après il n'y a pas amélioration, chamom. et même nux vom. Puis, convient particulièrement quand les douleurs durent longtemps ou qu'elles reviennent plusieurs jours de suite ; quand le sujet est sensible, qu'il éprouve des épreintes qui s'étendent au dos; s'il y a envie de vomir; goût amer; désir do rester couché, et de pleurer. Dans quelques cas, nux vom. et puis, peuvent se donner alternativement en dilution dans l'eau, et il en résulte un trèsbon effet.

Si, à la suite d'un accouchement difficile, la femme éprouve des douleurs intenses dans les hanches, aux reins, et qu'elles soient persistantes, en s'accompagnant de céphalalgie violente, donnez hyperic.

Lorsque l'accouchée reste dans un état de grande faiblesse, si elle a eu plusieurs enfants qui sont venus successivement phis petits et plus faibles, ou si elle n'a rendu qu'une môle, et lorsqu'en général les couches sont suivies d'une faiblesse extraordinaire, donnez alors sec. corn. : c'est le remède par excellence pour remédier aux souffrances consécutives. — On pourra l'employer également avec succès lorsque la nouvelle accouchée se plaint d'une sensation de brûlement et ne peut supporter la moindre chaleur ; si, au contraire, en éprouvant ce brûlement, la chaleur soulage, donnez ars.

LOCHIES.

C'est cette perte qui suit naturellement la délivrance : si elle n'offre rien de particulier, il n'y a rien à faire ; la nature y pourvoit.

Hais si les lochies durent trop longtemps, qu'elles soient rouges et copieuses, donnez acon. dans de l'eau, le soir et le matin, deux jours de suite. Hais si cela ne suffit pas, cale. carb. deux fois, à l'état sec. Si cet état dure, consultez les remèdes pour les pertes qui suivent la délivrance.

Bry.y pour la suppression des lochies avec mal de tête ; plénitude et pçsanteur de là tête, avec pression du front et des tempes, douleurs battantes dans la tête, après le mou* ventent ; mal de reins avec émission rare d'urines chaudes. Donnez une dose du remède, attendez alors une demi-journée, et s'il n'y a pas de mieux, répétez-la une fois.

Plat., si la suppression résulte d'une émotion morale, avec sécheresse et sensibilité exaltée des organes sexuels.

Puis., si la suppression est soudaine, par suite d'une cause accidentelle avec exacerbation fébrile, avec ou sans soif; céphalalgie semi-latérale; oppression de poitrine; chaleur partielle des parties supérieures du corps, avec froid aux pieds; désirs fréquents d'uriner ; aggravation des symptômes le soir, et amélioration le matin. Ce remède convient aussi en cas de diminution des lochies, si elles ne sont pas entièrement supprimées.

Rhus, pour une variété de lochies anormales, si elles sont de mauvaise nature, noires et aqueuses, avec élancements dans le rectum; douleurs aiguës lancinantes à travers la tête; Fétat de la tête est pire, étant couché, et meilleur, après être levé.

Page 1