JAUNISSE OU ICTÈRE
La Jaunisse de l'enfance est de plusieurs espèces : quelquefois elle dure longtemps sans aucun danger ; d'autres fois elle s'accompagne de fièvre, ce qui, dans quelques cas, est un bon signe, et dans d'autres est une dangereuse complication : ce que l'on peut apprécier par l'état général du malade. — Fréquemment la couleur jaune de la peau est la suite de l'usage du mercure, du china OU de la rhubarbe; et dans ce cas, il faut administrer les antidotes. — Si elle provient d'une violente contrariété ( tous les âges y sont sujets), donnez chamom. ; et si le malade est d'une irritabilité telle, qu'à la moindre occasion il éprouve des attaques de jaunisse, on s'adressera alors à d'autres remèdes, lesquels devront toujours concorder avec les symptômes restants; les plus importants sont sulph. et lach.
Les petits enfants sont sujets à la jaunisse: mais elle n'a jamais de gravité ; qu'on leur administre merc. viv* Ce re-
mède convient pareillement aux adultes, pourvu qu'ils n'aient pas déjà abusé du mercure. Dans ce dernier cas, donnez d'abord chin., et ensuite merc. viv. ; si cela ne suffit pas, hep. sulph., et ensuite merc. viv. ; après cetesulph. et loch. Dans beaucoup de cas, ipec. est très-utile, répété toutes les trois ou quatre heures.