‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 3)Chapitre 225 sur 232 · CRAMPES DES MEMBRES · texte numérisé non relu

CRAMPES DES MEMBRES

Les crampes dans le gras des jambes, la plante des pieds ou autres parties, troublent souvent le sommeil, et peuvent aussi causer beaucoup d'ennui et de souffrances pendant la veille. Le meilleur moyen de les faire cesser est d'appuyer fortement les pieds contre le bois du lit, ou de se presser les parties souffrantes avec les mains. Mais le remède préventif est verat. alb. On le prendra le matin ou le soir; on le répétera seulement une fois douze ou vingtquatre heures après. Si cela ne suffisait pas, prenez sulph. ou coloc*; si la crampe se fait sentir même en restant assis, prenez rhus toxic.

490 MALADIES GÉHÉftALES.

SPASME GÉRÉEAL.

Le spasme de tout le corps (attaque de nerfs) ou d'une de ses parties varie tant, qu'il est impossible d'indiquer ici la manière absolue de le guérir complètement. Il faut toujours consulter, dans ce cas, un médecin homœopathe. Qu'il nous suffise à présent de signaler ce qu'il y a à faire dans le premier moment. Lorsque la cause qui produit le retour de chaque attaque est connue, qu'il en est de même de celle qui a provoqué la première, là est l'indication du choix des remèdes. Op. n'est pas indiqué seulement lorsque les spasmes proviennent de la frayeur, mais aussi si l'attaque est la suite de reproches, d'une dispute et d'une offense. Quoi qu'il en soit, le principal remède contre les différentes espèces de spasmes est ign. Lorsque le malade sent une crise s'approcher, il pourra la prévenir, ou du moins l'atténuer par Vol faction du camphre. Toutes les senteurs ou frictions médicamenteuses doivent être écartées; elles ne font qu'affaiblir ou irriter le malade. Pendant la première période du paroxysme, il ne faut absolument rien donner, et même s'abstenir de remèdes homœopathiques ; on n'y aura recours qu'après qu'il sera passé ou diminué. — Il est vraiment très-affligeant de voir la saignée appliquée dans une affection de cette espèce; car, dans la plupart des cas, les malades n'en deviennent que plus souffrants, et la maladie, qui aurait cédé d'elle*même pour ne plus revenir, éclate de nouveau et toujours avec plus d'intensité et d'opiniâtreté à chaque paroxysme. La saignée, dans cette affection , n'a jamais été utile , et n'a jamais écarté un danger imminent.

CAUCHEMAR

Le cauchemar est une affection si fréquente et si importune, qu'on ne doit rien négliger pour y porter remède quand on y est sujet. — Avant tout, mangez peu lé soir,

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et que ce ne soit que des aliments légers; peu de vin ou de bière, point de café ; tout au plus une tasse légère de thé noir, ou, mieux encore, un peu de lait ou un bouillon. Il est aussi une bonne habitude, c'est de se laver chaque soir à l'eau froide; comme en été de se laver en plein air; en hiver, on se frottera, avec une serviette mouillée et froide, la tête, le cou, les épaules, le visage7, la poitrine, l'abdomen, etc. On prendra l'habitude de boire un verre d'eau froide, avant de se coucher. Si l'on ne peut la supporter pure, on la prendra sucrée. Si cela ne suffit pas, il faut, en continuant de boire de l'eau, s'aider des remèdes suivants; *\

Si la cause- dépend de l'usage dès 'liqueurs fortes, d'une nourriture trop abondante et trop succulente; d'une vie trop sédentaire, on prendra* le èoir, avant de se mettre au lit, nux vom., ou un globule> ou en olfaction après un premier réveil à la suite du eaiteheftïar. ' :

Lorsque, chez les enfants et lés femmes, lé cauchemar s'accompagne de chaleur, de soif, de palpitation de cœur, d'un mouvement de sang à la tête et à la poitrine, d\me respiration gênée, d'agitation, d'iriqeriétude et d'autres symptômes du même genre, donnez soir et matin acon. jusqu'à ce que cela cesse. Il ne faut pas négliger de prendre ce remède après l'accès, surtout si l'on se sent de la chaleur et de la fièvre.

Lorsque le cauchemar se produit par une attaque très-violente, que le malade a lés yeux à moitié ouverts, la boudhe entr'ouverte, qu'il ronfle et râle, que sa respiration est irrégulière avec oppression, la face anxieuse avec sueur froide, que ses membres s'agitent convulsivement, qu'il pousse un-cri, donnez op., et répétez-le tant qu'il sera nécessaire.. -

Si, malgré cela, l'attaque revient, donnez sulph. en dilution, une cuillerée tous les matins, jusqu'à ce que le cauchemar ait cessé. Si on Ta continué pendant une semaine,

on peut le suspendre une ou deux semaines; si plus tard on est repris de la même affection, prenez si lie. deux matins de suite.

INSOMNIE

L'insomnie dépend, dans la plupart des cas, de la manière de vivre. Quelques individus ne peuvent dormir pour peu qu'ils aient mangé; pour d'autres, c'est le contraire. L'exercice en plein air est toujours très-utile ; mais H ne faut pas excéder ses forces : on arriverait à un effet opposé. Et lorsque l'insomnie provient des événements du jour, qu'ils ont excité une vive satisfaction, donnez coff. ; si l'on en a été affecté avec un sentiment de frayeur et de terreur, donnez op.\ s'ils ont produit de l'inquiétude et de l'anxiété, acon.; s'ils ont causé du chagrin ou de l'abattement, ign.y etc., selon l'ordre et la nature des causes.

La cause la plus ordinaire de l'insomnie est l'usage abusif du café et du thé. (Voyez à ce sujet les remèdes indiqués dans ce livre à la première partie.) Quand on a trop mangé, puis, est indiqué; nux vom. quand on a trop chanté ou lu; chamom. quand on a des flatuosités ou souffrances abdominales; si, dans les rêves, on voit des figures ou diverses apparitions qui chassent le sommeil, donnez op., si cela n'agit pas promptement, bell. Aux enfants, donnez préférablement coff.; aux vieillards, op. — Si la cause dépend d'un état particulier de souffrance, il faudra être très-attentif dans le choix du remède; il vaudra encore mieux s'adresser à un médecin homœopathe.

Elles sont communes selon les lieux et les saisons. Dans les contrées marécageuses, elles régnent à l'entrée des temps secs, du printemps et de l'automne. Quand on peut s'en éloigner à ces époques, on ne saurait mieux faire. Pour ceux qui n'ont pas cette faculté, qu'ils fassent attention à

a manière dont est tenue leur chambre à coucher. Us devront la tenir aussi propre et aussi sèche que possible ; ils auront soin de la fermer le soir de bonne heure, et le matin d'en renouveler l'air durant quelques heures; qu'ils isolent le lit en l'éloignant du mur, et en plaçant l'oreiller vers le sud. — Quant aux individus qui sont obligés de coucher dans des maisons humides, et particulièrement au rez-de-chaussée, ils devront asseoir leur lit sur une couche de charbon, sur laquelle la paillasse sera naturellement posée. — Ceux qui ont leur travail en plein air peuvent espérer se garantir de la fièvre en portant sur la peau, et sur la région épigastrique, des sachets de poudre de china. Si l'on a déjà eu la fièvre, on en préviendra les récidives en saupoudrant les bas avec de la fleur de soufre.

L'essentiel est le régime. Qu'on ne mange rien, qui pèse sur l'estomac; qu'on s'abstienne de toute chose tri te ou rôtie au four, trop grasse ou mal préparée ; qu'on donne la préférence aux viandes rôties à la broche; qu'on évite les aliments trop épicés, et qu'on ne mange que des légumes bien cuits. Quant au jambon fumé, il vaut mieux le manger tel quel que de le préparer avec des sauces, ce qui le rend plus lourd à l'estomac. Les choses grasses et acides ne conviennent nullement pendant la saison des fièvres; les acides sont bons dans la chaleur estivale, et les corps gras en hiver. Les personnes qui sont sujettes aux fièvres doivent se tenir au régime le plus sévère, de même que celles qui viennent d'en être guéries, et cela à l'approche de l'époque où elles reparaissent, car celui qui a déjà eu une fois la fièvre la contracte plus facilement qu'un autre.

Pendant la période du froid, le malade sera convenablement couvert ; il ne servirait de rien qu'il le fût excessivement; mais que les couvertures soient bien sèches. On peut envelopper les pieds et l'abdomen avec des étoffes de soie, si cela convient au malade. — Durant la période du chaud, on ôtera les couvertures ; un simple drap peut être suffisant.

Afin de tempérer la chaleur fébrile, on fera bien d'essuyer le malade avec un linge mouillé et chaud ; pendant la transpiration, on ne devra pas trop le couvrir ; cependant il ne faut pas le laisser découvert. Après l'accès, on le changera de lit et de linge ; le linge sera parfaitement sec ; il sera froissé et chauffé par les mains d'une personne bien portante, et cela jusqu'à ce qu'il ait perdu f odeur de lessive : ces précautions seront prises après chaque accès.

Si le malade se plaint de la soif, qu'on lui donne à boire de l'eau froide à discrétion ; si l'eau n'est pas bonne, qu'on fasse de l'eau panée ou acidulée. S'il préfère boire chaud pendant le frisson, qu'on lui en donne ; il n'y a nul inconvénient à ce qu'il prenne de l'eau gommée ou mueilagineuse. Lorsque le malade vomit beaucoup, et que le froid l'a laissé dans une grande faiblesse, donnez-lui du café pur. Pendant le stade de la chaleur, l'eau froide sera préférée ; mais si le malade est très-souffrant, et qu'il désire des choses acides, donnez-lui de la limonade préparée convenablement, mais en petite quantité. Pendant les sueurs, ne lui donnez que de l'eau froide.

Les fièvres intermittentes .paraissent plus fatigantes dès les premiers accès que plus tard ; c'est qu'alors elles agissent plus violemment à l'intérieur, et que le malade n'en a pas la moindre conscience. Ces effets internes se manifestent par le gonflement ou la dureté de l'abdomen sur les côtés, et notamment à gauche. — Dans la première période, lorsqu'il reste des souffrances entre les accès, il est trèsdangereux de supprimer la fièvre par le china ; on ne doit le faire que dans le cas d'une extrême nécessité. Ici, la meilleure méthode est par le traitement homœopathique, et reconnaissons que bien des gens se laissent déjà traiter par cette voie. — Dans la seconde période, où la fièvre est confirmée, et qu'entre les accès il n'y a pas de souffrance, il est plus difficile de la guérir; et si les remèdes homœopathiques ne suffisent pas, on peut la couper par le

quinquina, quoiqu'il puisse être cependant l'occasion d'autres maladies. — Dans la dernière période, lorsque la rate et le foie sont enflés, qu'on se garde bien de faire usage du quinquina ou du sulfate de quinine; dans la plupart des cas, il ne fait que hâter l'état d'hydropsie et d'autres maladies. Le traitement homœopathique ne peut agir que très-lentement dans cette circonstance, et le mieux est d'appeler un médecin homœopathe. Notre doctrine possède un grand nombre de remèdes pour guérir les fièvres; mais nous ne pouvons mentionner ici que les principaux, avec lesquels on peut, dès le principe et toujours, les guérir rapidement sans aucun danger. — Elle en possède pareillement pour remédier à l'état de souffrances consécutives à l'abus du quinquina ou que détermine la quinine, et même l'arsenic, substance qui entre dans la plupart des remèdes secrets pour le traitement des fièvres intermittentes.

Avant de passer outre, il faut signaler ce qui suit et en tenir compte. Une règle fort importante dans la traite des fièvres intermittentes, consiste à donner le médicament peu après la fin de l'accès; il est alors plus efficace; il lui reste plus de temps pour modifier l'organisme, sans l'attaquer d'une manière violente.— Si l'apyrexïe (cessation temporaire de la fièvre) est courte, comme dans quelques cas de fièvres trèsgraves, ou si elle est troublée par des désordres consécutifs au paroxysme précédent, donnez la dose aussitôt . que la sueur commence à s'apaiser ou que les accidents du dernier accès diminuent.

Une autre règle non moins importante est de répéter le médicament plusieurs heures avant la paroxysme prochain. — N'est-on pas sûr de son choix, attendez et laissez passer cet accès. Immédiatement après répétez le remède, ou si ce dernier a été insuffisant, donnez-en un autre qui convienne mieux.

Les personnes qui vivent dans des contrées marécageuses, ou sur les bords d'un canal, ou dans les lieux qu'on dé-

friche et qu'on dessèche, et où règne la fièvre, doivent, dès qu'elles se trouvent indisposées, prendre chin.y 3 globules, et douze heures après, s'il n'y a pas d'amélioration, une seconde dose ; elles observeront sévèrement le régime, et, si elles peuvent, feront bien de ne pas coucher dans le lieu même où existent ces fièvres. Si dans vingt-quatre heures il n'y a pas d'amélioration, entre tous les remèdes propices aux fièvres paludéennes et rémittentes, qu'on prenne ipec, et douze heures après, de nouveau chin. ; vingt-quatre heures après, il faut revenir à ipec., et ainsi de suite, en alternant, jusqu'à ce qu'il y ait amélioration. Si la fièvre revient malgré cela, qu'on la traite comme les autres fièvres.

Dans toutes les fièvres, il faut faire la plus grande attention aux symptômes, à la succession des périodes de froid, de chaud et de sueur, au degré de soif du malade et à ce qui peut se passer entre les accès. C'est d'après cela qu'on choisira le remède approprié. Si l'on n'a pas de motif suffisant pour se prononcer particulièrement en faveur d'un remède, donnez d'abord deux globules A9 ipec, et répétez-le toutes les trois ou quatre heures jusqu'au lendemain, et cela de manière à ce que la dernière dose soit prise trois heures avant le prochain accès. Si la fièvre manque, cessez le remède ; mais comme la fièvre peut avoir le type tierce, donnez le lendemain la même dose d'ipec. quelques heures avant l'heure où la fièvre pourra venir. Si malgré cela la fièvre a lieu, on ne peut manquer d'être fixé sur le type, et Ton sera plus en mesure de choisir le remède. Ordinairement on le trouve parmi les suivants : ign., nux vom., chin., orn., cocc. ou cm., carb. veg.y ars., ou tel autre. — Si l'on est encore incertain pour faire ce choix, revenez à ipec. comme précédemment.

Mais, après un troisième accès, il faut se prononcer pour un autre remède ; ce sera presque toujours pour l'un de ceux qui viennent d'être indiqués. — Après un quatrième

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accès, choisissez un remède avec tout le soin possible. Lorsque les symptômes du premier accès sont semblables à ceux du remède, donnez- lui la préférence immédiatement. 0rv nous devons le répéter : lorsqu'on n'a pas de motif pour choisir tel ou tel remède, donnez ipec, comme il a été dît plus haut, jusqu'à ce que votre choix puisse se faire définitivement, c'est-à-dire par la comparaison des symptômes du mal avec ceux du remède. — Si l'on s'arrête à l'un des médicaments ci-dessous indiqués, il faut l'administrer, une première fois, après la cessation de l'accès ; le seconde fois, quelques heures avant l'invasion du prochain.

En cas de rechute, commencez par donner le remède qui répond à la cause qui fait récidiver la fièvre, et ensuite revenez au remède qui l'avait coupée ; si cela ne suffit pas, passez à un autre.

Lorsque la fièvre a été aggravée ou détraquée par le quinquina, ou l'émétique, ou l'arsenic, il est très-difficile delà guérir; cependant on donnera dans ce cas puis. comme remède principal, et puis lac h., pour revenir à puis. On a vu aussi réussir assez souvent bell. ou ferr. (Comparez à cet égard tout ce qui a été dit des antidotes à l'article Empoisonnement.) C'est ainsi qu'on a employé avec un égal succès contre cette sorte d'accidents de fièvres intermittentes arn., ars. alb.y cale, carb., caps., carb. veg.9 cm., ipec. y merc. viv., nat. mur., sulph., verat. alb., etc.

Lorsque la fièvre reparait une année après et à la même époque, donnez d'abord lach., ensuite carb. veg. ou ars., celui de ces médicaments qui convient le mieux. . Dans la fièvre quotidienne simple qui a lieu régulièrement et sans complication, il faut porter une attention toute particulière au septième et au quatorzième jour, et s'assurer s'il n'y a pas à craindre une récidive ; et alors, si elle survient, répétez tout de suite le remède qui avait fait cesser la fièvre dans son dernier accès. — Dans la fièvre tierce,

faites également attention au quatorzième et au vingthuitième jour. Dans la fièvre quarte, faites attention au vingtième et au quarante-deuxième. — Jusqu'à cesépoques, les malades ne doivent pas s'écarter du régime sévère qui leur a été prescrit. — Car, règle générale : la maladie n'est pas guérie avec la cessation des symptômes ; elle continue à l'état latent sans qu'on puisse la constater. On conçoit dès lors que le moindre écart de régime puisse la reproduire ; et, en effet, la fièvre récidive.

Indépendamment de chin., d'ipec. et denux vom.y on a employé en Amérique, dans ces dernières années, comme remèdes principaux, et qui ont mieux réussi que les autres, ors. y carb. veg.,rwt. mur* et ont. crud. — Dans les climats chauds, et durant les étés, on donnera préférablement bry.y carb. veg., arn. et loch. Au printemps, après lac h. et carb. veg., on donnera bell., nat. mur. etverat. alb. Toutefois cette indication générale ne devra pas seule nous guider avec avantage dans le choix du remède ; elle ne doit nous déterminer que lorsqu'il y a doute entre deux remèdes.

• Dans les fièvres quotidiennes, tierces et quartes, il convient de donner chin., ign., nux vom., puis., an., carb. veg. et nat. mur. Dans les fièvres quotidiennes et tierces du printemps et de l'été, ce sera, outre les remèdes cidessus indiqués, particulièrement bell., cale. carb., caps., tin., ipec.y sulph. et verat. alb. Dans la fièvre tierce, indépendamment de ces remèdes, on s'adresse à bry.> ont. crud., arn. et staph. Mais, quelle que soit la période de la fièvre, les remèdes agiront efficacement s'ils répondent exactement aux symptômes.

Ipec. convient lorsque la fièvre commence par des frissons intenses, ressentis dans l'intérieur de l'organisme; si la période de froid est plus forte, le malade étant dans une chambre chaude (voy. nux vom.) 5 lorsqu'il y a peu ou point de soif durant les frissons, mais beaucoup pendant

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a chaleur ; lorsqu'il y a nausées et vomissements avant (voy. cm.), pendant et entre les accès, la langue étant peu chargée ou nette, avec oppression de poitrine avant ou pendant la fièvre (voy. ors. alb.).

Ars. alb. convient lorsque les frissons et la chaleur arrivent en même temps (comparez avec nux vom., puis, et àcon.), ou qu'ils changent souvent (voyez chin., verat. alb., nux oom., merc. viv. et cale. carb.)> ou lorsque la chaleur est extérieure et que les frissons sont intérieurs (voyez ign., nux wm. et loch.) ; et si cet ordre est renversé (verat. alb. et eale. carb.) ; si la transpiration ne s'établit pas du tout ou ne se manifeste que quelque temps après la chaleur ; — lorsque durant la fièvre il survient d'autres souffrances, on qu'elles en sont aggravées ; quand le malade tombe dans un état de faiblesse extrême (voyez chin.), ou qu'il y a vertiges, nausées, violentes douleurs dé l'estomac, tremblement, palpitation de cœur, immobilité des membres ou douleurs insupportables; — lorsque pendant la période de froid le malade est contristé; lorsque par le moindre mouvement ou par la parole il éprouve des chaleurs fugaëes; lorsqu'il ressent des spasmes et des oppressions de poitrine (voyez ipec), puis des douleurs universelles, envie de vomir, bouche amère et mal de tête. Durant là chaleur, inquiétude et pression frontale ; pendant la sueur, bourdonnement d'oreilles; après la fièvre, mal de tête.

Chin., avant la fièvre, s'il y a nausée ou soif, appétit vorace, mal de tête, anxiété, palpitation de cœur, éternument ou autres symptômes ; soif ordinairement entre les frissons et la chaleur, ou après la chaleur, ou pendant la transpiration, ou pendant le temps qui sépare les accès; frissons et chaleur alternés (voyez ars.) ; ou si la chaleur ne vient que longtemps après les frissons; s'il y a grande faiblesse pendant la fièvre et après (voy. ars.), sommeil agité pendant la nuit ; si la face est jaune (voyez lach.).

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Fer. Les symptômes ressemblent à ceux de chin.; mais ils s'accompagnent de congestion sanguine vers la . tête, gonflement des veines, bouffissure autour des yeux, pression de l'estomac et de l'abdomen, même après avoir peu mangé, ou vomissement des aliments ; tension du ventre, qui rend la respiration courte ; en même temps on éprouve une grande faiblesse comme de paralysie ; plénitude et dureté dans le côté droit ou gauche du ventre (comparez lach.) ; commencement d'hydropiste et enflure des pieds.

Arn., quand la période de froid vient généralement le matin ou avant midi; quand la soif est plus prononcée avant le froid ; s'il y a tiraillements et douleurs dans les os avant la fièvre ; que le malade ne peut garder aucune position et qu'il en change toujours, en même temps grande indifférence ou stupeur, mauvaise odeur de la transpiration ou de l'haleine.

Verat. alb.9 avec froid extérieur, sueurs froides, urines foncées, ou en même temps grande chaleur interne (voyez cale, carb.); ou frissons seulement, frissons avec soif, nausées ; frissons et chaleur alternés (comparez ars. et chin.); avec vertiges, constipation (voyez nux vom.,coçc.9staph., bell.) ; ou vomissement et diarrhée pendant la chaleur ou pendant le froid.

Samb. nig.y quand la transpiration est très- mauvaise et qu'elle dure jusqu'au prochain accès, et que, du reste, les symptômes sont semblables à ceux qui sont indiqués depuis ipec. jusqu'à verat.

Ant. crud.> lorsque la langue est très-chargée, goût amer, ou mauvais; renvois, dégoût, nausées, vomissements ; quand il y a peu ou point de soif (voyez puis.) ; qu'il y a constipation ou diarrhée.

Bry.9 quand les symptômes rappellent les précédents, mais qu'il y a beaucoup de soif (voyez chamom.), ou chaleur avant les frissons ; si pendant la période de froid les

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joues sont rouges ; bâillement et point de côté pendant la chaleur ; s'il y a plus de froid et de frissons que de chaleur, avec constipation ou diarrhée.

Cin.y vomissements et appétit vorace, avant, pendant ou après la fièvre; soif pendant la chaleur, soif pendant le froid; face pâle durant le froid et la chaleur; démangeaison continuelle du nez.

Ign., lorsque la soif existe pendant le froid et point pendant la chaleur (voy. carb. veg.) ; quand la chaleur communiquée affaiblit les frissons (le cas contraire se trouve dans ipec. et nux vam.) ; on ressent à l'extérieur une chaleur partielle sur certaines parties du corps, tandis que les autres sont froides ou glacées ; c'est ainsi qu'on a les pieds froids pendant qu'on a le reste du corps chaud ; ou mal de ventre avec horripilation ; et ensuite chaleur avec faiblesse et sommeil.

Rhus tox. Froid dans certaines parties et chaleur dans d'autres (voy. ign.); ou chaleur avant et après les frissons; fièvre quotidienne, mais variant chaque jour, particulièrement le soir et la nuit; ensuite, vers minuit ou vers la matin; sueurs pendant la fièvre, ébullitions comme par des orties, mal de ventre avec diarrhée, pression au creux de l'estomac, palpitation de cœur et anxiété.

Nux vom. Grande immobilité et manque de force au commencement de la fièvre (voyez chin., et ars.) ; ensuite frissons et chaleur alternés; ou chaleur avant les frissons, ou chaleur extérieure avec frissons intérieurs, ou vice versa. Le malade désire être couvert non-seulement durant le froid, mais aussi pendant le chaud et la sueur, car autrement il a froid ; la chaleur extérieure ne le soulage pas; durant le froid, il éprouve un point de côté (voy. bry.), et dans le bas-ventre élancements; vertiges et anxiété (voy. ars alb.).

Chamom. Langue chargée (voyez ant. crud. et bry.), blanche ou jaune; nausées, vomissements, ordinairement

amers; grande soif, même pendant la transpiration; pression au cœur, douleur dans le côté droit, grand dégoût, s chaleur et sueur plus marquées que le froid, assez ordinairement suivies de diarrhée ou de selles molles.

Puis. Souffrance de l'estomac (semblable à ont. crud., bry. et chamom.) ; goût amer, vomissements de glaire, de bile et d'aigreurs; point de soif ou seulement pendant la chaleur ; ou tout à la fois frissons, chaleur et soif, qui sont généralement pires après midi et le soir, avec diarrhée ; dans les intervalles, le malade est frileux. Elle est particulièrement indiquée lorsqu'un dérangement d'estomac est la cause d'une récidive, ou après lach.

Caps. Frissons et soif (voyez ign., carb. veg.) qui ne revient pas avec la chaleur, ou soif qui dure tout le temps de la fièvre ; les frissons sont intenses et avec brûlement intérieur ou chaleur externe ; grand embarras de flegmes qui se ramassent dans la bouche, la gorge et l'estomac; diarrhée muqueuse et brûlante ; une grande aversion pour tout bruit.

Coff. Grande sensibilité, grande excitation pendant que la fièvre est modérée; ou seulement chaleur et soif, face rouge avec activité, vivacité d'esprit ; après, transpiration générale, avec soif continuelle, selles molles ou diarrhée.

Cocc. Grande excitation ou spasmes de différentes espèces, particulièrement crampes d'estomac entre les accès, avec constipation opiniâtre.

Staph. Constipation et perte d'appétit, avec un goût putride de la bouche et gencives saignantes.

Nat. mur* Mal de tête intense pendant les frissons, ou plus fort durant la chaleur ; frissons de longue durée; pendant la période de chaleur, le malade reste presque sans connaissance; les yeux s'obscurcissent; il ne peut rien voir distinctement, même pendant la pyrexie; éruption sur les lèvres après quelques accès, sans que pour cela la

fièvre ait cessé entièrement. (Pour ee dernier cas, conviennent aussi ign. et ars. alb.)

Loch. Les frissons se font sentir fréquemment après avoir* mangé, ou tout au moins dans l'après-midi, avec douleur dans les membres et dans les os, ce qui fait que le malade peut à peine rester étendu et s'agite en tous sens pour trouver une position ; ou avec oppression de poitrine, quelquefois suivie de mouvements convulsifs; pendant la période de chaleur, grand mal de tête, avec loquacité et fece rouge ; ou pendant la chaleur externe, frissons intérieurs, avec couleur de la face blême, jaunâtre, même dans le temps apy rétique; particulièrement lorsque les acides,, les crudités, le vinaigre et autres choses semblables ont provoqué une rechute; ou lorsque la fièvre a été fréquemment coupée par le china, mais qu'elle revient, et qui pourrait dans ce cas être attaquée heureusement par puis. Lach. convient surtout dans les fièvres du printemps ou du commencement de Tété.

Bell. 9 lorsque les frissons sont modérés et la chaleur intense, ou si c'est le contraire; lorsque la chaleur vient après les frissons ou que plusieurs accès ont lieu le même jour; si la soif manque tout à fait, ou lorsqu'elle est trèsviolente, avec grande sensibilité et propension aux larmes; constipation, ou évacuations insuffisantes ou rares ; quelquefois aussi avec violent mal de tête, chaleur ou stupeur.

Hyosc. Symptômes semblables au précédent, mais avec toux sèche pendant la nuit, qui trouble le sommeil du malade.

Hep. sulph. La fièvre s'accompagne de catarrhe, de toux et souffrances de poitrine (avant ou après, souvent aussi bell.) ; ou au début, goût amer, ensuite frissons et soif, et après chaleur avec sommeil.

Merc. viv. Froid et chaleur alternatifs ; pendant la chaleur, anxiété et soif; transpiration mauvaise, incommode aigre, avec palpitation de cœur.

Sulph. Chaque soir, frissons; la nuit, chaleur; le matin, transpiration ; fièvre, avec palpitation de cœur ; fièvre, par suite d'une gale rentrée.

Cale, carb., lorsque le froid et la chaleur alternent (souvent après sulph.) ; frissons extérieurs et chaleur interne (voy. verat. alb.) ; face chaude et mains froides; d'abord chaleur à la face, et ensuite frissons; pendant la fièvre, vertiges, pesanteur de tête et des membres ; douleurs tiraillantes et déchirantes dans les reins; inquiétude.

Carb. veg. Avant ou pendant la fièvre, douleur dans les dents et dans les extrémités; soif seulement pendant les frissons et point durant la chaleur (voy. ign. et caps.)) pendant la chaleur, vertiges, nausées et face rouge.

Acon., lorsque les frissons, ensuite la chaleur, se manifestent en même temps avec une grande violence; chaleur se portant principalement à la face, à la tête, et avec anxiété ; ou frissons et chaleur en coïncidence, les uns à l'extérieur, et l'autre à l'intérieur ou à la face; lorsque la chaleur est accompagnée de point de côté (voy. bry.).

Op. Sommeil pendant la chaleur (voy. nat. mur., ign., etc.) ou durant le froid ; ronflement avec la bouche ouverte, mouvements convulsifs des extrémités; pendant la transpiration, il y a toujours une chaleur brûlante. Il convient particulièrement aux vieillards et quelquefois aux enfants. — Sep. est indiqué souvent quand la soif prédomine pendant les frissons.

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