‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 3)Chapitre 227 sur 232 · ÉVANOUISSEMENT · texte numérisé non relu

ÉVANOUISSEMENT

Cet accident, qui peut avoir sa gravité, s'appelle aussi «éfaiiiamee ou wjmeopm. Cet état inspire en général beaucoup de frayeur aux personnes présentes, et qui, dans leur préoccupation, emploient toutes sortes de remèdes dont le malade ne retire aucun soulagement, mais de l'aggravation; on sait que de donner à respirer l'esprit de corne de cerf (ammoniaque liquide) avec excès, il peut s'ensuivre la mort. — La première règle est donc de ne pas trop se hâter. On commencera par dégager le malade de tous liens ou boutons qui le gênent dans les parties de son corps; qu'on le mette ensuite dans une position commode, et qu'on écarté de lui tout ce qui, à la reprise de ses sens, pourrait lui être désagréable ; ensuite qu'on lui asperge la face avec de l'eau froide; qu'on lui applique, en outre, des compresses froides et mouillées sur la nuque et au creux de l'estomac. Si tout cela reste sans résultat, et que le malade soit froid , faiteslui sentir de la teinture ou esprit de camphre.

Si la cause est connue, qu'on applique le remède approprié : par exemple, si c'est la peur, coff., op. ou acon.; si c'est une perte considérable de sang, ou la suite d'un affaiblissement quelconque, chin.; dansce cas, un peu de bon vin est très-efficace, mais à très-petite dose, par gouttes; après une forte émotion d'esprit, tgn. ou chamom. Si l'évanouissement arrive à la suite d'une impression douloureuse,

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donnez hep. sulph.; d'une violente douleur acon.; quelquefois aussi coff.ychamom. Si les douleursqui ont précédé l'évanouissement ont été de force à rendre fou, donnez verat. cdbr, donnez le même remède si la défaillance a lieu par suite du moindre mouvement ; si elle survient le matin, nux vom.y et particulièrement aux personnes qui ont excédé leur force par un travail intellectuel ou par abus de boissons spiritueuses ; mrb. veg. aux personnes qui ont abusé du mercure; si elle arrive aprè3 diner, nux vom. convient encore, sinon phosph. ac; si la faiblesse est précédée de vertiges, chamom* ou hep. sulph.

Ces remèdes seront donnés en olfaction, et seulement par deux inspirations chaque fois, toutes les cinq ou dix minutes, si le premier flair a été sans effet. Choisissez ensuite, au besoin, un autre remède ; mais si celui qu'on a employé d'abord a soulagé, et que ce soit pour un moment, répétez-le dès que le mat reprend. Si des vomissements ont lieu après la reprise des sens, ne les empêchez pas. Si postérieurement le malade tombe dans le sommeil, laissez-le dormir : c'est un bien.

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