IMPRESSIONNABILITÉ ET SUREXCITATION NERVEUSE
L'impressionnabilité et la surexcitation nerveuse
sont, chez certains individus, une source de souffrances d'autant plus déplorables qu'elles éclatent sous l'influence de la plus légère cause, de la plus petite émotion morale.
Si la surexcitabilité est liée à des chagrins, à des soucis qu'on tient cachés et qui donnent de l'insomnie, augmentent la douleur dans les parties affectées et provoquent facilement les larmes ou les rendent cuisantes, donnez coff. plusieurs fois. Ayez soin d'interdire l'usage ordinaire du café. — Dans une forte surexcitation du système nerveux et des organes des sens avec disposition à s'effrayer, à s'inquiéter, à rester étendu et à fuir l'air libre; si Ton devient violent et opiniâtre; quand, chez les femmes, les règles avancent, durent longtemps et parcourent leur période d'une manière irrégulière, nux vom. convient. Hais si le patient est calme, enclin aux larmes; que, chez la femme, les menstrues retardent et coulent peu ou même pas du tout, donnez puis. Si ces moyens manquent leur effet et que le malade reste inquiet et triste, administrez ign.; s'il est irascible et violent, çhamom. ; s'il est surexcité, occupé constamment de projets et est plein d'animation, surtout le soir, donnez ckin. ; si la peine l'exalte, c'est coff. qui convient; s'il ne réussit pas, qu'il y ait des symptômes de fièvre avec dureté et vivacité du pouls, donnez acon.; s'il ne suffit pas, chamom. six heures après.
Si l'on est trop sensible à la douleur et qu'elle exaspère au dernier point, ou si elle s'aggrave d'une manière insupportable par le changement de temps ou le moindre refroidissement et attouchement, donnez chin. Si, après six heures, il n'y a pas d'amélioration, donnez merc. viv., et si la douleur s'exaspère jusqu'à lui faire perdre la raison, à le rendre fou, alors administrez verat. alb.