APOPLEXIE
Comme il est fort important de prévenir une maladie trèsgrave par elle-même, et de prévenir en même temps la paralysie consécutive, nous devons faire connaître ses sigrtes précurseurs : ce sont une certaine pesanteur du corps, l'obscurcissement de la vue, un bourdonnement, une dureté d'ouïe inaccoutumée, de la somnolence ou une grande propension au sommeil, sommeil qui est interrompu par des rêves pénibles pendant la nuit. Cet état sera prévenu au moyen de remèdes appropriés, tels que acon., bell., ign., puis., lach. et nux vom., selon le caractère et la prédomi-
nance de la cause et des symptômes ; on débutera par acon., trois ou quatre globules dans quatre cuillerées d'eau fraîche, par une dose matin et soir. — Selon l'état du malade, on passera à l'usage de bell., qui sera administrée de la même manière. Hais lorsque la maladie a éclaté, il est difficile de la guérir ; à l'instant même il faut appeler un médecin. Ceux qui n'en ont pas à leur portée pourront essayer de nux vom. si le malade est d'un caractère irascible et est tombé à la suite d'un accès de colère, et que les douleurs de tête occupent le côté droit, et lach. si le malade est naturellement un peu mélancolique et si son état reconnaît pour cause une affliction profonde, et que la douleur siège sur le côté gauche; chez les vieillards, on donnera op. Plusieurs cas ont été guéris par ign. et bell.