SUITES FÇHESTKS DU CAFÉ
Quand on n'est pas accoutumé au café, ou quand on en prend trop, ou qu'il est trop fort, il en résulte des in-
(1) Voyez ce que dit Hahnemann sur les Effets du café dans les Etudes de médecine homœopathique. Paris, 1865. T. 11, in-8.
dispositions auxquelles il est facile de remédier immédiatement.
Nux vom. suffit presque toujours pour détruire l'insomnie, les battements de cœur et la grande irritabilité des nerfs, avec crampe d'estomac.
Jgn. ou nux vom. seront efficacement employés dans les grands maux de tête, comme s'ils étaient dus à la présence d'un clou dans le cerveau, ou en cas d'alourdissement et de douleurs déchirantes et tressaillantes. Si le mal s'améliore en se baissant, et que l'on sente de forts battements dans toute la tête, donnez ign. , surtout si le patient est d'un caractère inconstdht et indécis. Si le mal s'aggrave en se courbant, en marchant, et s'accompagne de vertiges, si la tête est embarrassée ou remplie d'idées sombres, et que l'on soit d'un tempérament sec et bilieux, donnez nux vom. Nux vont, guérit ordinairement les violents maux de tête semi-latéraux ; s'ils sont accompagnés par des gémisse* ments, des cris et de sensibilité, donnez chamom.
Nux vom. guérit presque toujours les maux de dents ressentis immédiatement après avoir bu du café, et en général les odontalgies des personnes coutumières de cette boisson. Si le malade est hors de lui par l'effet d'une rage de dents, donnez-lui coff.y et plus tard chamom.
Dans les violentes crampes d'estomac, qui augmentent après l'usage du café : employez nux vom. ou cocc. ; si le malade se trouve mieux pour un moment, mais plus mal bientôt après, chamom.
Contre les violentes douleurs du ventre et la colique, donnez chamom. ou nux vom. ; souvent coloc. on befl.
Le remède essentiel contre les suites chroniques de l'usage fréquent du café, qui persévèrent, soit qu'on le prenne avec modération ou qu'on s'en abstienne complètement, c'est nux vom. Quelquefois cependant ni ce remède ni chamom. ne produisent d'effet ; essayez alors :
Cocc. , si le moindre exercice amène une sueur affaiblis-