‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 3)Chapitre 6 sur 232 · AVERTISSEMENT. V · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT. V

sans confusion et pour le concours d'une salutaire réciprocité.

Indépendamment de cette addition , nous avons cru convenable d'apporter dans le corps du livre un complément à certains chapitres. Ainsi, un sujet de la plus haute portée, la prophylaxie des maladies héréditaires, nous a paru devoir figurer nécessairement dans un livre qui devient le manuel indispensable de toute mère de famille.

Cette nouvelle édition, collationnée et revue sur l'édition philadelphienne publiée avec le concours du docteur Héring, a subi des corrections et des additions importantes qui ne se trouvent pas ailleurs.

Ces utiles modifications vont au -devant des critiques adressées dans le temps à la Médecine domestique homœopathique, et y répondent suffisamment. Car en France , comme dans tous les pays où il a été publié, le livre du docteur C. Héring devait naturellement attirer et fixer l'attention de tous ceux qui se sont voués au culte de l'homœopathie. On Ta examiné, sans doute, avec tous les égards qui sont dus à l'un des apôtres les plus laborieux et les plus éclairés de la nouvelle foi médicale. Mais à côté des justes éloges , la critique a su mettre en lumière les taches qui s'y trouvent.

On a donc adressé à la Médecine homœopathique domestique quelques reproches. Si à la rigueur ils sont fondés, dans l'intérêt de la doctrine et à raison même de l'autorité imposante du nom de l'auteur, on devait les relever. Toutefois , nous n'entreprendrons ni de les disculper, ni de les redresser... Mais un médecin aussi orthodoxe que l'est le docteur C. Héring , a eu sans doute ses motifs pour laisser dans son œuvre des traces d'une médication condamnée par ses propres principes. — 11 faut en convenir, en effet , des remèdes homœopathiques sont étrangement placés à côté de ces petits moyens domestiques que la vieille médecine consacre dans chaque page de ses annales* C'est sans doute un tort ; mais le mal est-il aussi grand qu'on le dit, si on n'a désigné parmi les agents d'une thérapeutique traditionnellement populaire, que ceux qui ne peuvent en aucun cas aggraver la situation du patient, et s'ils doivent laisser aux nôtres le temps de développer leur action ; s'ils doivent tout à la fois et contribuer à calmer l'impatience des malades et

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