MAL DE TÊTE PAR SUITE D'UNE HABITUDE CONGESTIONNELLE
Lorsque le mal de tête provient d'une habitude congés* tionnelle du cerveau ou d'une inflammation, il s'accompagne des symptômes suivants ; il y a rougeur et chaleur, battement visible des artères du cou ; la douleur augmente et provoque le vomissement; elle s'aggrave par le moindre mouvement du corps, de la tête, et soit que l'on se couche ou que Ton se baisse, comme aussi elle s'améliore en restant tranquille. — Parmi les moyens domestiques à employer dans ce cas, le meilleur est le vinaigre, dans lequel on fait tremper une croûte de pain qu'on s'applique sur les tempes; prenez en même temps un lavement chaud : si cela ne suffit pas, mettez les mains dans un bain chaud, auquel vous aurez ajouté un filet de vinaigre, après quoi séchez vos pieds et frottez-les avec de la flanelle. On doit conseiller aux personnes qui sont sujettes à cette espèce de mal de tête, de boire beaucoup d'eau froide, de se frotter la tête tous les matins avec une serviette trempée dans l'eau froide, particulièrement le front et le nez, et que chaque soir il soit fait usage d'un bain de pieds froid.
Lorsque la douleur est très-intense et s'accompagne d'une grande chaleur universelle de la tête, surtout du front ; si la face devient rouge et bouffie, les yeux injectés de sang ; s'il y a du délire ou des emportements presque furieux, il faut, dans ce cas, renoncer au vinaigre, et donner acon.; s'il fait dujbien, laissez-le agir longtemps; si le mal empire, répétez acon.; s'il n'en résulte aucun soulagement, donnez belL; ou, selon le cas, administrez acon. et belL alternativement.
Si le mal de tête est profondément situé, que la douleur
soit sourde et pesante, la face pâle et avalée, avec perte de connaissance, délire, murmure, somnolence, donnez tout de suite belL et attendez plusieurs heures.
Si la douleur est pesante, et pressive sur un côté de la tête, fatigante et affaiblissante; si, occupant le front audessus de la racine du nez, elle se porte sur le derrière de la tête; si elle s'améliore par la pression des mains ou par l'effet d'un bandeau fortement attaché ; si elle s'aggrave étant assis ou si elle diminue en marchant ; si la tête est lourde, le visage pâle, qu'il y ait des vertiges, de l'anxiété, et envie de pleurer, donnez puis.
Administrez rhus toxic. o. dans le cas où la douleur est brûlante et battante, avec sensation de plénitude et pesanteur de la tête, avec sensation de ballottement d'eau à l'intérieur, comme si elle allait s'échapper, surtout si ces divers symptômes se déclarent après avoir mangé.