‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 4)Chapitre 20 sur 53 · ABUS DES BOISSONS SPIIUTUEUSES , DU TABAC, ETC · texte numérisé non relu

ABUS DES BOISSONS SPIIUTUEUSES , DU TABAC, ETC

vom. Quelquefois cependant ni ce remède ni chamom. ne produisent d'effet; essayez alors.

Cocc. , si le moindre exercice amène une sueur affaiblis sanle, des tremblements dans les membres, des frayeurs pendant le sommeil, une chaleur passagère, des maux de dents en mangeant, du vide dans la tête, de la tristesse et de l'inquiétude ; surtout si tous ces symptômes augmentent au grand air par le mouvement, le manger, le boire, le sommeil, ou même par le tabac fumé.

Ign. , lorsqu'il y a une grande faiblesse, une sensation de \ acuité dans l'épigaslre, des pincements et des crampes fréquentes dans le bas ventre, ainsi qu'un état de somnolence ou des douleurs dans les membres, ordinairement semblables a celles qu'exercerait la pression de corps durs et pointus , et dont les souffrances forcent à un changement continuel de position, qui s'accompagne d'un soulagement momentané, lorsque l'esprit est changeant, et qu'il passe facilement de la gaieté à un étal de tristesse qui va jusqu'aux larmes. #

Nux vom. enlève les douleurs qui se font sentir dans l'anneau inguinal, et qui donnent le semblant d'une hernie sur le point de se déclarer.

Dans le cas où ces moyens ne produiraient aucune amélioration, après avoir été pris en quelques jours une ou deux fois, donnez merc. viv. ; et si ce remède même ne soulage pas, après sept jours, sulph.

Dans les souffrances produites par l'usage du thé. surtout du thé vert, donnez ign. ; et si le malade ne se trouve pas mieux quelque temps après, chin. Dans les maux chroniques produits par l'usage immodéré du thé, employez chin. ou ferr. ace t.

Puis, fait disparaître presque toujours les mauvais effets

«lu iai>ac- chez les personnes qui n'y sont pns encore habituées. Dans des maux de tête violenls accompagnés de nausées, employez acon.; dans des vertiges qui vont presque jusqu'à l'évanouissement, el provoquent des vomissements de bile et le dévoiement, chamom.; et si ce remède ne soulage pas immédiatement, ou si le malade ressent un grand froid, verat., els'il ne se trouve pas mieux après cela, faiteslui respirer du camphre. Les convulsions violentes, accompagnées d'autres symptômes, cèdent à cupr. Pour les autres remèdes qui pourraient être indiqués , voir le chapitre des empoisonnements.

Si quelqu'un, accoutumé depuis longtemps au tabac, finil par en ressentir les mauvais effets, donnez- lui cocc. ou ign. Dans les maux de dents , employez brxj. , et quelquefois chin. ; dans les nausées, ign. ou puis. ; dans le malaise avec inquiétude cl nausées, staph. : ce même remède peut également servir dans les souffrances produites par le tabac chiqué; on se sert cependaut de préférence de nux. vom., de chamom. de puis, ou de cocc. ; quelquefois de cupr.

On détruit difficilement les effets chroniques de l'usage excessif du tabac ; en cas de grande sensibilité et de faiblesse d'estomac, on peut se servir avec avantage de nux vom. ou cocc; dans les constipations opiniâtres, donnez nux vom., staph., merc. viv.

Les maladies des ouvriers employés à la fabrication du tabac sont encore plus difficiles a guérir; il sera presque impossible de leur rendre la santé, s'ils ne s'éloignent de l'odeur du tabac pour quelques mois au moins, et ne prennent toute autre occupation. Les meilleurs remèdes sont encore ars. alb. , roloc el cupr. étendus dans de l'eau.

Dans les maux produits par les épiées, poivre, gingembre, etc., donnez nux vom.

de l'abus des remèdes. 71

Les mauvais effets des acides sont promplemcnt neutralisés par nux vom. lorsqu'ils se manifestent par le dévoieraient , le soir ou la nuit ; si c'est le jour, ant. crud. ; accompagné de tranchées, staph. et bouillon chaud ; par bell. , si la tète et la poitrine s'en ressentent douloureusement, et s'il s'y joint une vive sensation de froid, par veral.; enfin, s'il s'ensuit de la fièvre avec chaleur, par lach. L'éruption rouge scarîatiniforme et miliaire , avec maux de gorge produits par les oranges, les citrons et autres fruits acides, disparaît par l'emploi de bell. et de rhus; cale, cavst., ferr. ou sep., sont, selon les circonstances, avantageusement employés contre les effets d'une longue durée.

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