RHUMATISME ET GOUTTE
remède ; si les douleurs se renouvellent à chaque changement de temps, cale. carb. Si ces souffrances traînent en longueur, donnez, dans tous les cas, sulplu; et si après sulph.^ il y a aggravation, donnez de nouveau acon. ; si le membre reste roide, coloc; si cette roideur vient d'une vieille tumeur goutteuse, caust. matin et soir, et, après cela, encore deux doses chaque huit jours pendant quatre à cinq semaines.
Les douleurs des articulations, appelées rhumatisme aigu% devront être traitées de la même manière. On donnera souvent acon., ensuite arn. ou bry., quelquefois^^., selon les symptômes prédominants. On peut, à la suite de ces remèdes, si la maladie devient très violente, donner hep. sulph.; et si , après vingt-quatre heures, il n'y a pas de changement, lach., qu'on donne seul ou alterné avec le premier, et on le répétera tant que durera l'aggravation. Merc. viv. est quelquefois bien indiqué~(voy. plus bas rhumatisme) , ou belL La saignée, dans celte affection , est un moyen qui ne peut que la prolonger. Mais si elle a été pratiquée, et qu'elle n'ait rien produit, comme c'est l'ordinaire, donnez alors chin. , et plus tard les autres remèdes, s'il se déclare de nouveaux accidents.
Les douleurs qui constituent le rhumatisme ordinaire proviennent souvent d'un refroidissement, et seront traitées selon les indications données au sujet, des douleurs réputées rhumatismales qui peuvent affecter la tête, les yeux , les oreilles et les dents; mais si ces douleurs sont dans les membres, alors choisissez parmi les remèdes suivants : Chamom.} si elles sont intenses, principalement la nuit , ou qu'elles diminuent en changeant souvent de place au lit ; lorsque les membres sont comme paralysés, qu'on ne peut les mouvoir, que la douleur se porte quelquefois à la tète, aux oreilles et aux dents; quand le malade sent le besoin de rester couché, qu'il est frileux, qu'il ne peut pas bien dormir, et qu'en
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s'éveillant il se trouve fatigué et comme brisé. Si îes symptômes correspondent à ce qui vient d'êire dit, et qu'ils s'aggravent l'après-midi et le soir, donnez puis. (voy. plus haut ce qui a été dit à ce sujet à l'article Goutte). Si les douleurs portent particulièrement sur la'poitrine, entre les épaules, au dos et aux reins, donnez riux vom.
Marc. viv. convient lorsqu'il y a tiraillement, déchirement, élancement et brûlement; quand il y a aggravation après minuit et vers le matin ; quand l'air froid et humide augmente les douleurs, et qu'elles s'aggravent à la chaleur du lit; que les articulations sont enflées ; lorsque les douleurs sont plutôt articulaires, et qu'on y ressent un mouvement pulsatif; ou qu'elles semblent plutôt fixées dans les os, et qu'elles se portent de là dans les parties charnues. Si le malade a déjà fait usage du calomel, et que merc. viv. ne le soulage pas promptement, donnez iach. ; mais si merc. viv. a apporté du soulagement et que l'accès se renouvelle , répétez merc. viv. Si les douleurs sont plutôt dans les muscles que dans les os, et qu'elles traînent en longueur; et bien qu'elles ne soient pas articulaires, mais si elles sont aggravées par le mouvement, et sont accompagnées de froid dans les membres , donnez bry.
Il faut laisser traiter le rhumatisme chronique par un médecin homœopathe; mais s'il n'est pas à portée, on peut donner, avec espoir de succès, sulph. une fois par semaine. S'il fait du bien , ne le répétez pas tant que dure l'amélioration. Plus tard, donnez camt., toujours en deux doses: l'une le matin et l'autre le soir , et puis attendez de huit à quinze jours. Ce remède est particulièrement bon quand les membres sont roides.
Dans les douleurs des reins , il faut toujours se guider d'après les causes. Lorsqu'elles proviennent de l'usage des