‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 4)Chapitre 52 sur 53 · CHOLÉRA-MORBUS · texte numérisé non relu

CHOLÉRA-MORBUS

ne réussit pas au bout de quelques heures, et que le sommeil ne cesse pas, donnez op.; et si cela ne suffit pas encore, lac/h, qu'on répétera aussi souvent que durgra l'aggravation du mal.

Si ce traitement ne réussit pas dès le début et assez promptement, donnez tabacc. ; et si celui-ci reste sans effet , donnez un globule de sulph. , et puis les autres remèdes dix ou quinze minutes après. Du reste , il faut administrer, dans cette maladie, de six à dix globules, et quelquefois davantage.

Le traitement préservatif du choléra à l'état épidémique consiste dans l'emploi alterné de verat. et de cupr. donnés tous les jours aux hautes dilutions, pendant toute la durée de l'épidémie. Ces deux remèdes ont suffi pour préserver tous ceux qui en ont usé. C'est, du reste, une pratique vulgaire en Angleterre et en Allemagne, qui a été adoptée en France depuis la réapparition de la maladie.

Do la défaillance, de la syncope, OU de l'évanouissement. Cet état inspire en général beaucoup de frayeur aux personnes présentes, et qui, dans leur préoccupation, emploient toutes sortes de remèdes dont le malade ne retire aucun soulagement , mais de l'aggravation ; on sait que de donner à respirer l'esprit de corne de cerf (ammoniaque liquide) avec excès, il peut s'ensuivre la mort. La première règle est donc de ne pas trop se hâter. On commencera par dégager le malade de tous liens ou boulons qui le gênent dans les parties de son corps; qu'on le mette ensuite dans une position commode , et qu'on écarte de lui tout ce qui , à la reprise de ses sens, pourrait lui être désagréable; ensuite qu'on lui asperge la face avec de l'eau froide; qu'on lui applique, en outre, des compresses froides et mouillées sur la uuqueet au creux de l'estomac. Si tout cela ne produit aucun effet , et

que le malade reste froid, faites-lui sentir de la teinture ou esprit de camphre.

Si la cause est connue , qu'on applique le remède approprié : par exemple, si c'est la peur, coff., op. ou acon.; si c'est une perte considérable de sang, ou la suite d'un affaiblissement quelconque, chin. ; dans ce cas, un peu de bon vin est très efficace , mais à très petite dose, par gouttes; après une forte émotion d'esprit, ign. ou chamom. Si l'évanouissement arrive à la suite d'une impression douloureuse , donnez hep. sulph.; d'une violente douleur, acon.; quelquefois aussi coff. , chamom. Si les douleurs qui ont précédé l'évanouissement ont été de force à rendre fou , donnez verat. alb.; donnez le même remède si la défaillance a lieu par suite du moindre mouvement; si elle survient le matin , nux vom.t et particulièrement aux personnes qui ont excédé leur force par un travail intellectuel ou par abus de boissons spiritueuses; carb. veg. aux personnes qui ont abusé de mercure; si elle arrive après dîner, nux vom. convient encore, sinon phosph. ac; si la faiblesse est précédée de vertiges, chamom. ou hep. sulph.

Ces remèdes seront donnés en olfaction , et seulement par deux inspirations chaque fois, toutes les cinq ou dix minutes, si le premier flair a été sans effet. Choisissez ensuite, au besoin, un autre remède; mais si celui qu'on a employé d'abord a soulagé, et que ce soit pour un moment, répétez-le dès que le mal reprend. Si des vomissements ont lieu après la reprise des sens , ne les empêchez pas. Si postérieurement le malade tombe dans le sommeil, laissez-le dormir : c'est un bien.

La léthargie consiste , ainsi que d'autres états analogues, dans la perte de connaissance par suite de laquelle le malade reste dans un profond sommeil, souvent accompagné de ronflement , et dont il ne peut sortir. Un praticien ignorant n'a rien de plus pressé que de recourir à la saignée. Il peut bien

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par là l'arracher au sommeil, mais il peut aussi lui donner la mon. — Qu'on enlr'ouvre les yeux du malade ; si les pupilles sont contractées, ou que l'une le soit et l'autre non , ce n'est pas le cas de la saignée; mais si les deux pupilles sont très dilatées, ou que l'une le soit beaucoup, et l'autre reste dans l'état ordinaire , il n'y a pas grand inconvénient à ouvrir la veine, quoiqu'on puisse l'éviter dans la plupart des cas, en appelant un médecin homœopathe.

Lorsque le pouls est lent mais plein , que la face est rouge ou pâle, donnez op. en olfaction, et déposez-en quelques globules sur la langue ; — si cela ne suffit pas, prescrivez un lavement d'eau simple , où l'on aura fait délayer quelques globules op. ; — si le pouls est très faible, donnez lach. de la même manière.

Du reste , on se guidera d'après les causes, et principalement d'après les symptômes précurseurs. — S'il y a eu nausées ou envie de vomir, ou que le vomissement ait tiré un moment le malade de son état de somnolence, donnez une cuillerée à café d'une solution très étendue détartre émélique, un grain (0,05 centigrammes) dans un verre d'eau ; prescrivez-en aussi un lavement s'il le faut. — Quant aux remèdes principaux, choisissez parmi acon. , verat.,pul$.y phosph. acicl., nux vom., ars., ant. crud.f kyosc.

Mort apparente ou asphyxie (1). Dans cette circonstance, on fait généralement la faute de précipiter sans réflexion les moyens d'action, de les donner avec trop de hâte, ou en trop grande quantité , ou de ne rien faire du tout , et cela dans la supposition que tout moyen est inutile. Dans le cas de mort subite par suile d'une cause extérieure , la vie peut bien n'être que suspendue ; et si l'on agit alors comme

(1) Voy. Bouchut, Traité des signes de la mort , et des moyens de prévenir les enterrements prématurés. Paris, 1849, in-12.

sur un cadavre qu'on veut ressusciter, parce qu'on y suppose un reste de vie, on peut réellement donner la mort. — Il y a beaucoup d'états de maladies où la mort n'est certainement pas apparente , et que tout médecin expérimenté doit connaître ; par contre, il y en a d'autres où la mort n'est qu'une suspension de la vie , particulièrement chez les femmes enceintes ou chez les accouchées. Il n'existe pas de signe pins certain de la mort que la décomposition du corps, qui, procédant de l'intérieur à l'extérieur, se manifeste aux yeux par des taches livides. Il est des cas où il est au moins incertain que la vie soit suspendue ; cela se voit surtout si l'état de mort est survenu subitement et sans cause appréciable, et dans lequel il n'existe pas encore un commencement de putréfaction. On devra alors s'abstenir au moins de tout acte qui pourrait occasionner une mort réelle. Qu'on suspende donc tout préparatif d'ensevelissement au moins jusqu'au troisième jour. Ce temps est ordinairement suffisant pour déterminer dans le corps des changements qui lèvent toute incertitude. S'il n'y a pas de signe de décomposition dès le troisième jour, on attendra encore, même une semaine s'il le fallait.

Dans le cas où l'activité vitale a été suspendue par une cause extérieure violente, le corps doit être traité avec le plus grand soin, touché avec prudence et douceur: en faisant ainsi, on parvient souvent a rappeler à la vie des malheureux trouvés dans cet état de mort apparente. — On placera le sujet dans les conditions d'une douce chaleur ; plus l'air est froid , moins on doit se hâter de le réchauffer : on ranimera graduellement la chaleur. Si la mort apparente a eu lieu par réfrigération, on devra le rechauffer encore avec beaucoup plus de ménagement, car, en général, il est nuisible de ramener trop promptement la chaleur dans les corps en apparence inanimés. Il est également nuisible de les éprouver par des

secousses électriques où galvaniques, qui ne peuvent que déterminer la mort réelle. Il faut procéder par les frictions et le massage; on placera le corps dans un lieu où l'air soit sain et pur, et loin du bruit. Il ne faut rien précipiter; si la vie existe encore, elle ne s'éteindra pas si vite.

Mort apparente par inanition. Les individus qui , par

suite de la privation complète de nourriture, tombent d'inanition et semblent dans un élat de mort, seront ranimés par de petits lavements de lait chaud, répétés souvent; dès que la respiration commence à se faire sentir, qu'on leur donne goutte par goutte du lait, plus tard quelques cuillerées à café, et graduellement davantage. Ce n'est que lorsqu'ils commencent à demander eux-mêmes, et qu'ils insistent, qu'on peut leur donner quelques cuillerées de bouillie au pain, et plus lard du bouillon, ensuite quelques gouttes de vin. Avant de leur faire prendre un petit repas , il faut que le sommeil soit revenu, et que le malade y ait déjà puisé quelques forces. Il continuera encore à ne faire que de petits repas, et ce n'est que progressivement qu'il pourra se permettre de rentrer dans ses habitudes alimentaires. S'il mange trop vite et trop , il s'expose au danger de mourir.

Mort apparente par suite d'une chute dans un précipice. Le malade devra être placé avec précaution sur un lit, la tête haute , ,et dans un lieu tranquille; puis on lui mettra sur la langue quelques gouttes d'une solution d 'ara., en attendant l'arrivée du médecin, qui aura à examiner s'il n'y a pas quelque fracture, ou s'il reste encore quelques signes de vie. Il peut ouvrir la veine pour obéir au préjugé, mais il ne laissera pas couler trop de sang; car si, après la saignée, a raison d'une chute , on est rendu à la vie, ce n'est pas le sang perdu qui l'aura rappelé ; elle serait revenue sans cela. Toutefois il n'est

pas impossible que la saignée ne puisse concourir au rétablissement d'un blessé.

Si elle ne suffisait pas, ou qu'on ne voulût pas y recourir, donner de nouveau arru parla bouche et en lavements; si le blessé se ranime par suite de la saignée, donnez-lui d'abord chin. et ensuite arn., pour favoriser le rétablissement des forces. — Si le malade avait perdu beaucoup de sang par ses blessures , il est tout au moins intempestif de le saigner ; on lui donnera chin, ou quelque peu de vin, mais seulement par goutte; plus tard, arn.

Des individus étranglés, pendus , suffoqués par mnnqiic d'air ou par compression. Qu'on les déshabille complètement; qu'ils soient couchés dans une position convenable, la tête un peu haute , et le cou tout à fait libre et sans appui qui puisse le fléchir en avant ou en arrière ; puis on leur pratiquera de légères frictions avec une flanelle chaude, qui seront continuées quelque temps ; on donnera ensuite un lavement d'opium, dix à vingt globules délayés dans suffisante quantité d'eau; il sera administré tout à la fois et poussé avec lenteur; on le répétera tous les quarts d'heure, puis on reviendra aux frictions, qui seront exercées sur les parties internes. On présentera de temps en temps un petit miroir devant la bouche et le nez, pour juger de l'état de la respiralion. Qu'on écarte les paupières pour s'assurer, par la sensation subite du jour, du degré de dilatation des pupilles. On enveloppera les pieds avec des linges dans lesquels on aura placé une tuile ou un fer 5 lisser chauds ; tout le corps sera entouré de la sorte : c'est ainsi qu'on le réchauffera universellement.

Si, une ou deux heures après, il ne s'est pas opéré de changement, prenez une amande amère qui, après avoir été complètement écrasée, sera mise dans un verre d'eau, avec

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laquelle on humectera la bouche et le nez, en lâchant d'en faire tomber quelques gouttes sur la langue ; le reste sera donné en lavement. —Si le lavement n'était pas gardé, qu'on en serve un second, mais avec une canule plus longue, et qu'on laissera en place quelques instants, ou bien encore on bouchera l'ouverture de l'anus avec le pouce. On pourrait aussi faire pratiquer, par une personne bien portante, des passes magnétiques, qui se feraient du sommet de la tête 5 l'extrémité des pieds, comme il a été dit plus haut, a l'article maladies des enfants. — Qu'on ne s'arrête pas à l'opinion de ces gens qui tiennent cette pratique comme un non-sens; leur science ne leur permet pas de comprendre la vie autrement qu'à un point de vue étroit et vulgaire; qu'on se hâte de les éloigner au plus tôt.

Des noyés. On les fera déshabiller de suite; on leur nettoiera la bouche et la gorge, et puis on inclinera légèrement le corps et la tête, afin de faciliter l'écoulement de l'eau avalée ; on les couchera ensuite dans un lit chaud, enveloppés de couvertures chaudes, ou environnés de sable ou de cendres chaudes. En été, on peut exposer le noyé a l'action de la chaleur solaire, toujours enveloppé d'une couverture, la face exposée au soleil, et la tête légèrement couverte; on lui donnera ensuite un lavement, et l'on commencera à faire des frictions avec des flanelles chaudes, qu'on continuera pendant deux heures entières. On peut également essayer des passes magnétiques. La saignée est un non-sens. — Si les frictions ou îes lavements ne produisent aucun effet, on administrera quelques globules de lach. en lavement, et l'on reprendra les friclions, que l'on fera durer longtemps. On a vu des personnes qui avaient passé une demi-journée dans l'eau, et qui sont revenues à la vie par des soins longs et infatigables. Celui qui tombe dans l'eau ne meurt pas de suite; ce n'est que long-

lemps après que la vie s'éleint, et, généralement, ce n'est que le troisième jour. Le plus ordinairement, c'est la science ou la patience qui nous manquent dans ce cas.

De la suffocation dans un air vicié. Les meilleurs remèdes, dans celle circonstance, sont l'air frais et l'eau froide ; recourir à la saignée, c'est faire acte d'ignorance. Op. et acon. répondent souvent très bien aux souffrances consécutives, et qui précèdent le rétablissement de l'aciion vitale.

De la congélation. Des personnes qu'on a trouvées gelées ont pu être rappelées à la vie après plusieurs jours. — Il faut enlever le corps avec la plus grande précaution, parce que la moindre compression pourrait déterminer la fracture de quelques membres. On exposera le sujet dans uue chambre froide, inhabitée, ou dans une grange, pourvu qu'il n'y ait pas de courant d'air : il ne faut pas oublier , dans ce cas, que la chaleur, môme modérée , est une cause de mort. — Qu'on le couvre entièrement de neige de quatre travers de doigt d'épaisseur, même le visage, en ne laissant que la bouche et les narines libres. On placera le gelé de manière à ce que l'eau qui se fondra puisse s'écouler promptement, et l'on renouvellera la neige là où elle sera fondue. S'il n'y a pas de neige, on le mettra dans un bain froid, qu'on aura refroidi avec la glace. — Si la glace s'est prise au corps ou aux vêtements, il faut l'en détacher. — C'est ainsi qu'on réussit à dégeler les corps ; on voit, on acquiert la conviction qu'on y est parvenu, lorsqu'ils deviennent mous et flexibles. On commencera ensuite par ôter les habits; on les coupera plutôt que de les enlever de force et de risquer de rompre quelque organe. Dès que les membres deviennent souples, on fera des frictions avec de la neige sur les parties ramollies, et l'on continuera jusqu'à ce qu'elles deviennent rouges ; après les frictions on mettra le malade sur un lit sec, et on les reprendra

avec des flanelles froides, etc. — Si après ce traitement on n'aperçoit aucun signe de vie, qu'on prenne un morceau de camphre ou de l'éther camphré ; dn le délaiera dans l'eau pour en faire un lavement. On répétera ce lavement tous les quarts d'heure. Si la vie se ranime sous l'empire des frictions ou du camphre , administrez alors les lavements tièdes de café noir ; cl dès que la déglutition s'est rétablie , donnez du café par petites cuillerées.

A mesure que les signes de la vie augmentent , éloignez tout ce qui est humide, et frottez le corps jusqu'à ce qu'il soit sec, mais jamais au point de produire de la chaleur. Il faut que le malade se réchauffe de lui-même dans le lit; on ne l'entourera donc pas d'une chaleur d'emprunt, à l'exception toutefois des petits enfants, que l'on mettra au lit avec une personne saine.

On devra n'épargner ni peines ni soins pour ramener quelqu'un à la vie ; il s'agit quelquefois d'employer plusieurs heures pour obtenir ce résultat. — Il survient souvent alors des douleurs très violentes. Dans ce cas, donnez carb. veg. qu'on répétera aussi souvent qu'il le faudra ; s'il ne suffit pas, donnez ars. alb. Si les douleurs sont lancinantes avec chaleur à la tête, administrez acon. en dilution. Si le malade a envie de prendre du vin ou de l'eau-de-vie, il faut lui en donner, mais tout au plus par gouttes ei de temps à autre, tant que cette envie peut durer.

Les personnes rappelées ainsi à la vie doivent pendant longtemps se méfier de la chaleur du poêle et du feu, parce qu'il peut en résulter des maladies des os, qui ne se manifestent que l'été suivant.

Accidents occasionnes par la foudre. Les fotldroyés seront placés, étendus à demi, en face du soleil, dans un trou fait dans la terre fraîchement remuée; ils en seront en-

tièrement couverts , sauf la tête. — Aussitôt qu'ils remueront les yeux, on devra faire de l'ombre sur leur lêle. On leur mellra quelques globules denuxvom. sur la langue. Si après une demi-heure il n'y a pas signe de vie, on répétera ce remède. Un quart d'heure après on frottera la nuque avec une solution de nuxvom.; après un autre quart d'heure, on dégagera le derrière du dos, et on administrera un lavement avec une nouvelle solution de dix à vingt globules de nux vom. On bouchera alors l'anus avec du coton, afin d'empêcher la sortie du lavement, et l'on recouvrira le malade de terre; on le laissera dans cette position jusqu'à ce qu'il commence a respirer ; après quoi on lui dégagera la poitrine, et on le mettra dans une chambre bien exposée à la lumière. Contre, les souffrances consécutives, donnez nux vom. et sulph.

La mort apparente, par suite d'une violente colère ou d'une indigestion, a été dissipée par chamom. Si elle a été provoquée par un dépit concentré, donnez ign.; par une frayeur accompagnée d'une colère violente, acon.; par une contrariété d'amour qui réagit douloureusement sur le cœur, donnez lach.

Tétanos. Dans cette affection, les malades sont tantôt entièrement raides, sans mouvement possible des membres ou des muscles; tantôt, et c'est le cas le plus fréquent, leurs membres sont fléchis en arrière et quelquefois à ce point que la nuque va toucher les talons. Lorsqu'on a à agir contre les symptômes du premier ordre, on emploiera bell. , lach. , hyosch. , op., ign. et nat. mar.; dans ceux du second, on aura recours h op., rhus et bell.; et pour le dernier cas, h rhuset ign. alternativement. Lach. peut prévenir l'attaque lorsqu'on la voit s'approcher, et nat. mur. sera préféré lorsque la cause dépend d'une violente et persistante contrariété; op.

et hyosc. lorsque la cause est externe; les autres remèdes s'administrent selon la valeur des symptômes. — Mais comme la maladie est très grave et trè$ dangereuse, il faut s'empresser d'avoir un médecin.

Apoplexie. Les signes précurseurs de cette maladie sont une certaine pesanteur du corps, l'obscurcissement de la vue, un bourdonnement et une dureté d'oreilles, une grande propension au sommeil, sommeil interrompu par des rêves pénibles. Cet état sera prévenu au moyen de remèdes appropriés, tels que ign., puis., lac/i. et nux vom., selon le caractère et la prédominance de la cause et des symptômes; mais lorsque la maladie a éclaté, il est difficile de la guérir, et à l'instant même il faut appeler un médecin. Ceux qui n'en ont pas à leur portée pourront essayer de naxvom. si le malade est d'un caractère colère et que les douleurs de tete occupent le côté droit, et lack. si le malade est mélancolique et que la douleur siège sur le côté gauche; chez les vieillards, on donnera op. Plusieurs cas ont été guéris par ign. et belL

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