AVERTISSEMENT. VU
imposante du nom de l'auteur, on devait les relever. Toutefois, nous n'entreprendrons ni de les disculper, ni de les redresser... Mais un médecin aussi orthodoxe que Test le docteur C. Héring , a eu sans doute ses motifs pour laisser dans son œuvre des traces d'une médication condamnée par ses propres principes. — Il faut en convenir, en effet, des remèdes homœopathiques sont étrangement placés à côté de ces petits moyens domestiques que la vieille médecine consacre dans chaque page de ses annales. C'est sans doute un tort; mais le mal est-il aussi grand qu'on le dit, si on n'a désigué parmi les agents d'une thérapeutique traditionnellement populaire, que ceux qui ne peuvent en aucun îas aggraver la situation du patient, et s'ils doivent laisser aux nôtres le temps de développer leur action; s'ils doivent tout à la fois et cou tribuer à calmer l'impatience des malades et à préparer par transition les voies d'une conversion volontaire. Peut-on exiger de prime abord une foi absolue de la part d'un laïque? Non. S'il consent à transiger avec ce qu'il sait de médecine (et chacun avec plus ou moins de prétention croit s'y connaître un peu), sachons lui tenir compte de son bon mouvement et de ses intentions de progrès; ne lui imposons pas un sacrifice qui se consommera à son insu. Qu'on lui laisse donc la liberté de recourir encore une fuis à ces innocents remèdes, innocents préjugés du foyer domestique, les seuls auxquels il est fait allusion dans ce Manuel homœopathique. Il fera sa conversion par sa propre ,'expérience, et il saura mettre de côté une pratique illusoire pour s'attacher définitivement et irrévocablement à des médicaments dont il ne pourra plus nier la puissance.
Voilà peut-être le sens qu'il faut attacher à cette recommandation que le docteur C. Héring a faite de ces prétendus