‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 5)Chapitre 22 sur 58 · DE L*ABUS DES REMÈDES · texte numérisé non relu

DE L*ABUS DES REMÈDES

douleurs, ou aggrave les souffrances du malade : dans ce cas, administrez coff.y et plus lard, si c'est nécessaire, nux vom. Si elle provoque des spasmes d*estomac, donnez nux vom.: des nausées et dévoiemenls, puis. Si les coliques cl les douleurs qui précèdent les règles sont aggravées par la camomille et deviennent insupportables, ùoimeipuls. chaque demiheure. Les attaques et les convulsions cIm^z les enfants, produites par rinfusion de camomille^ cèdent à ign,; la fièvre et la chaleur jointes à une |i*ande sensibilité, ^coff.; la fièvre, la chaleur, les douleurs déchirantes ou tirMtlemcnU diminués par le mouvement, \ acon.

Après l'usage de r^ptam ou du l«né>»«iMi> il arrive sou* ' Tent, et d'une manière inattendue, des accideiUs dangereux, surtout lorsqu'un médecin ignorant ne craint pas d'employer ropium en lavements, procédé par lequel son action se développe avec dix fois plus de force : pour porter remède à ces accidents, voyez plus bas, à l'article emp^isettuements. Il y a peu de chose à faire contre les suites chroniques de l'opium, qui tôt ou tard ne manquent pas de. se produire chez ceux qui en font un usage abusif. Le meilleur moyen est de donner de temps à auire coff., et quelquefois merc. viv.^ laissant une semaine d'intervalle ; on pourra isolement donner nux vom. ou bell.

L'écorce de quinquina ou la quinine est du nombre des médicaments qui, après l'opium et le niercure, minent le plus fréquemment la santé, et engendrent des alTcctions souvent incurables. L'iieurcux malade qui échap|)e h la mort n'en est pas quitte pour cela; il en ressent les funestes effets pendant de longues années , lesquels sont encore plus difficiles k détruire que ceux qui sont produits par le mercure. Il n'y a qu'une grossière ignorance qui puisse prétendre que les sels

purgatifs aient la vertu de débarrasser le corps humain du quinquina. Il passe dans le sang et dans toutes leshumeurs, et aucun purgatif au monde ne Ten pourra plusôter ; le purgatif ne fera que soustraire quelques sucs des plus nécessaires à la santé. 11 faut donc s'armer de beaucoup de patience , car ce li'est que lentement et à Taide des remèdes suivants qu'on .pourra délivrer le malade des suites de cette drogue pernicieuse.

Le moyen principal dans le plus grand nombre de ces cas est ipec.y une ou deux fois par joui^ jusqu'à un état d'amélioration prononcé. £n cas de douleurs comme de rhumatisme, avec pesanteur, atonie, douleur dans tous les membres comme s'ils étaient brisés, tiraillements dans les os, grande sensibilité dans tout ie coi*ps et redoublement de douleurs aggravées par le mouvement, la conversation, l'action de se moucher, les bruits {)erçants, donnez am»; si le corps est froid et couvçrt de sueurs froides, avec obstruction oudévoiement, employez veratr, alb,; contre la toux phthisique et l'expectoration, donnez une infusion de lichen d'Islande; contre la jaunisse, merc, viv., et peut-être, plus tard, belL; contre la chaleur du visage, le mouvement rapide du sang vers la tête, la douleur intense de la tête et des dénis, donnez belL; conire les maux d'oreilles, puis,; l'enflure des pieds, ferr, aceL; contre les ulcères aux jalubes, contre l'hydropisie , une toux brève , l'aslhme , ars. alb. En cas d'autres souffrances, voyez plus bas, et choisissez de préférence, outre les remèdes indi(]ués„ sulph. , cale, carb, , carb, veg, , cin.

Quand la Oèvre intermittente, supprimée par ce médicament, a été convertie en toute autre maladie, mais bien plus dangereuse, comme c'est le cas ordinaire, ou qu'elle reste, et devient plus difficile à guérir qu'elle ne l'était au commencement, servez-vous des moyens suivants :

Si la fièvre disparaît et a été remplacée par les douleurs des

DE l'abus des REMEDES. 75

membres, des oreilles, des dents ou de la léte, donnez puis., pt si le mal persiste, cale, carb.; contre les affections de Testomac , employez ?/>^d?. ou jow/s.; contre les enflures, arn., ars. alb. ou ferr, acet. £n générai, choisissez selon les circonstances dans les remèdes ci-dessus indiqués, ou même encore parmi Ml, , veratr. alb, , mercviv, , puis. , arn. , sulph. , ars, alb, , ipec. , cin, , carb. veg.

Si la fièvre intermittente persiste, cas assez fréquent, eraployez un des moyens indiqués contre cette maladie : ce sera d*abord ipec, qui réussit presque toujours; en second lieu, et le plus souvent , ars. alb. vu carb. veg. ; rarement cin. , ve7*atr. alb,, arn.; plus rarement encore, bell.y mère. viv. ou sulph. ^ cale. carb.

Si les potions que le malade, deux fois malheureux, a été forcé d'avaler pendant assez longtemps, contenaient Tune des

plantes suivantes : ei^uë d'eao ou grande ciguë, digitale, laurier-cerise ou acide iiydrfMsyaniqne, il est presque impossible de le sauver, à moins que la nature ne le sauve ellemême, aidée par une bonne nourriture, un air frais, et beaucoup d'eau employée comme boisson.

C'est encore bien mal que de forcer en quelque sorte les gens à prendre en grande quantité de l'assa fœtidaou de la valériane. Lcs suites de l'assa fœtida peuvent être quelquefois neutralisées par chin, ou merc. viv. L'indigestion et surtout les renvois cèdent immédiatement à puis. Les souffrances produites par la valériane cèdent en partie à eoff'., nux vont,, chamom. ou sulph.

Contre le coiciiiqne, employez puis, ou nux vom. La fatale diarrhée produite par les grandes doses de ce prétendu antigoutteux cédera immédiatement à quelques gouttes de h teinture d'o/?. non délayée, une toutes les deux heures,

quatre à cinq fuis. Coiilre le poiygaUi senega, c*esl belL, bry, ou arn,; contre la MOsepareiUe , quelquefois merc. viv, ou belL , bien souvent svlph, , mais surtout sep.

Si le malade ressent de grandes douleurs^ immédiatement après Tapplication de ikipluie mezerenm (sain -bois), employé comme vésicant, ou que cette application ait été faite souvent, et que ce ne soit que plus tard qu'on ait commencé à ressentir les suites, faites respirer d'abord ic camphre^ et donnez ensuite, si le siège du mal est dans la boucbe ou dans les os, merc, viv,; s'il est plutôt dans les articulations Ar^. ou rhm toxic.

Dans les souffrances causées par l'emploi deseantharides, donnez à respirer souvent du camphre ; et si le mal ne cède point, administrez, acon. ou puis.

Aux enfants malades par la suite de l'usage du lyeopodc, comme cela arrive quelquefois, donnez d'abord à respirer du camphre, plus tard puis,; s'ils éprouvent en même temps nnc trop longue constipation, nux. vom.; des convulsions, chamoni.; de la fièvre et la chaleur, acon.

Qmnd les enfants souiïrent par suite de l'abus de la rhubarbe, s'ils ont des vents, des dévoiements de matières muqueuses, donnez-leur nux vom.; on cas de vomissements acides pendant la nuit, ainsi que le dévoiement saburral, puis.; ont-ils des selles acides, vertes ou sanguinolentes, m^c. viv. ; contre les douleurs de ventre et les déjections vertes, donnez chamom.y et si les douleurs ne se calment pas, coloc. O.

' Contre les suites fâcheuses des laxacife de toute sorte, à rexcepiioii du mercure, et que les remèdes aient été sans effot, iUv.uwisep.

Si un malade, après avoir pris de la magnéfiie,et surtout de la magnésie calcinée, sc trouve plus souffrant, donnez-

DE l'abus des remèdes. 77

lui à respirer de V esprit de nitre {spiritus nitri dulcis); a-t-il des insomnies, donnez-lui coff'.; de violenlcs douleurs de ventre, employez chamom, , et si la douleur devient insupportable avec ou sans évacuations, èoloc, et, s*il n'y a pas eu de selles, même après vingt-quatre heures, nux vom.; occasionnet-elle des douleurs violentes et surtout brûlantes, accompagnées de fièvre , a7's. alb. Quand la magnésie , si souvent employée contre telle ou telle maladie, produit des dévoicments acides et clairs avec des douleurs de ventre, donnez rheum;et si le malade ne se trouve pas mieux, puis. Les mêmes moyens peuvent être avantageusement employés contre les souffrances de la même nature occasionnées par les seiA pursattfs, comme, par exemple , le sel de CilAaher ou le sulfote de mag^nésie.

Le soufre est aussi nuisible que le merenrei il est souvent et également difficile de détruire ses fâcheux accidents, Celui qui se trouve indisposé peu de temps après en avoir pris doit respirer le camphre; et si le mal ne cède pas, ou si la douleur est trop violente, surtout dans la tête, en s'accompagnant de chaleur, il faut prendre acon. Plus tard, et pour en neutraliser les suites chroniques, il vaut mieux employer merc, viv, ou puis. , et selon les circonstances, 1res souvent aussi sep. Le meilleur moyen contre les maux produits par la vapeur du soufre, l'igniiion des allumettes dont l'effet est de provoquer quelquefois chez les enfants de la toux, «ne respiration courte, des douleurs au gosier et dans la poitrine , ce moyen esi puis.

Si les enfants, après avoir pris du soufre, ce que beaucoup de parents considèrent comme très sain, par exemple, au commencement du printemps, sont pris de fièvre avec des douleurs de ventre, ou qu'il y ait rétrocession d'éruptions contre lesquelles on s'en était servi, ou encore des furoncles

très douloureux, on pourra les soulager avec helL souvent répété; il suffit ensuite de les garantir contre les refroidissements, non point en les tenant renfermés dans une chambre chaude, mai^ en les empêchant de s'exposer au courant d'air, de s'asseoir par terre, etc.

Contre le long usage de l'iode ( iodium , HH-hydriod, , hydriod. pot.) et ses mauvaises suites, donnez A^p. sulph.

Le principal moyen des médicastres dans le traitement de presque toute$ les maladies est le mercure $ ils ne savent pas qu'ils empirent Tétat de leur malade au lieu de le guérir. — Tenez-vous donc en garde contre les ordonnances où vous voyez figurer calomel^ merc, , subi, corros, , merc. precip. , chloretumhg, , bicM, hydrag. , argent, viv, , et surtout contre l'usage extérieur de Vunguentum neapoUtanum, qui produit tant de mal ; méfiez-vous également des pilules laxatives mercurielles. On trompe souvent les malades en leur faisant croire que pour se débarrasser du mercure, ils n'ont qu'à prendre un purgatif. L'homme qui prétend être médecin et tient des propos semblables,^ prouve ou son ignorance la plus complète, ou la plus insigne mauvaise foi : car, même en admettant qu'il fût aussi facile d'expulser le mercure que de l'introduire dans le corps, l'impression qu'il a exercée sur tout l'organisme ne peut s'effacer immédiatement ; elle y restera comme l'ouverture que laisse dans une jambe le clou qui vient iVen être relire immédiatement. La blessure, il est vrai, pourra se cicatriser plus tard, mais il faut du temps, et, en outre, un traitement rationnel , car autrement il résulterait des conséquences graves. Donner des laxatifs contre les suites de mercure, serait aussi peu raisonnable que de farfouiller un morceau de bois dans une blessure faite par un clou de fer, et de prétendre qu'il n'en faut pas davantage pour en obtenir la guérison.

DE l'abus des remèdes. 79

On ne se débarrasse pas facilement ainsi du mercure, et encore moins par la voie des selles. — 11 se répand subitement dans tout le corps, se mêle à toutes les humeurs, et gagne ainsi les glandes et les os. I) suit de là que ces lents empoisonnements par les remèdes mercuriels sont beaucoup plus diificiles à guérir que toute autre maladie naturelle : il faut presque toujours un temps infini, et, dans un grand nombre de cas, on ne peut qu*en alléger les souffrances.

£n général , soit immédiatement après l'usage interne ou externe du mercure, soit longtemps ^après, on pourra employer avantageusement hep. sulph., surtout contre les maux suivants : maux de tête nocturnes, chute des cheveux, boutons douloureux sur la tête, inflammation des yeux avec douleurs dans le nez par la pression, éruption autour des lèvres, salivation abondante et ulcération des gencives avec accumulation de mucosités dans rarrière-gdrge; si, en outre, les amygdales sont gonflées, et les glandes du cou indurées; si Ton éprouve des douleurs lancinantes, en respirant, en toussant, soit en tournant la tête. Il conviendra contre les tumeurs inflammatoires et suppurantes placées dans les aines, sous les aisselles ou sur la poitrine ; contre les selles diarrhéiques avec ténesme, quelquefois sanguinolentes, muqueuses, vertes ; si Turine est rouge, foncée, chaude et acre; contre la toux par «uite du refroidissement des mains ou des pieds, ou contre la toux, après avoir bu, qui s'accompagne quelquefois d'une «xpuition de sang; contre le panaris ou le gonflement rouge et chaud qui se voit à la main et aux doigts, même sur le genou, simulant alors la goutte ; si la peau est maladive, difficile à se cicatriser, et s'ulcère à la moindre cause, suppure et se corrode ; si les téguments des mains et les picd« se crevassent ; si les ulcérations, qui saignent facilement, sont brûlantes la nuit, et deviennent le siège de douleurs pulsatives ou Uncj-

liantes; si i*on est sensible an grand air, au froid, pendant la nuit, avec aggravation des douleurs des membres; contre la fièvre nocturne qui est accompagnée d'une sueur visqueuse et acide, et enfin contre la sui^-impressionnabilité et la douleur qui va jusqu'à l'évanouissement.

On fera bien d'attendre quelques jours les effets de hep. sùlph., et, si l'on s'aperçoit d'une légère amélioration , on attendra au moins quatorze jours; alors, si l'amélioration n'avance plus, on pourra répéter la dose; si elle ne durait pas, et qu'il fallût absolument donner quelque remède, àelL afors sera le plus convenable ; et l'on pourra également le donner lorsque hep. sulph., pris deux ou trois fois à la distance de quatorze jours, cesse de produire son effet.

Contre les souiïrances de la bouche et du gosier, lorsque les moyens précédents cessent d'agir favorablement, donnez staph,, que l'on pourra encore employer avantageusement contre le gonflement des amygdales et la surdité.

En cas de grande sensibilité à l'impression de l'air, des intenses douleurs qui se font sentir surtout la nuit, et qui augmentent par l'attouchement ; en cas de grande atonie, et qui est la suite de l'affaiblissement qui résulte des fréquentes purgations ou d'une longue salivation, donnez chin, ; et si ce remède, admini^tré deux ou trois fois tous les quatre ou cinq jours, cesse d'agir favorablement, surtout si l'état de Fatmospbère aggrave de nouveau la nialadie, donnez carb, veg.

Si, après l'emploi de tous ces moyens, les douleurs persistent, comme tiraillements dans lesos, gonflements arthritiques, donnez dulc, et plus lard, acid. sulpL phospk; contre les exostoses, employez acid, phosph,, et plus tard staph. Ce n'est que lorsque ces remèdes ne produisent plus d'effet que colc, carb, en olfaction convient.

Le mal rési'^fe-t il à ces inoyous cnij loyés avec pc'scvé-

DE l'abus des remèdes. 81

rancc, donnez une îoïssulpLj et quelque temps après revenez à un des médicaments mentionnés; ou, si $ulph. produit des résultais satisfaisants, administrez- le pendant plusieuni semaines, donnez ensuite cale. carb. o., et plus tard un autre remède convenable, peut-être lycop.

Au malade qui a consommé beaucoup de mercure et piis ensuite du soufre, vous ferez bien d'administrer mcrc, viv,, et ensuite bell. ou puis. Merc. viv, sera avantageusement employé dans ce cas seulement; n'en donnez jamais dans aucune autre souffrance produite par le mercure.

Si, d'après les précédents, vous jugez que ^6*/?. sulph. ne cojivienne pas exactement au malade qui aurait pris beaucoup de mercure et point de soufre après, douncz-lui sulph.

Dans les maladies chroniques occasionnées ou empirées par TempJQi du mercure, choisissez de préférence un des remèdes suivants : hep, sutph,, bell, y chin.,acid. phospb,, carb, veg,^ dulc., staph, , lach. Souvent, là où une médicamentation rapide est désirable^ on pourra avoir recours h op. ^ puis. , ou h un des moyens indiqués contre l'empoisonnement; il conviendra de se servir plus rarement d'ars. alb., ferr,acet., 7'hus tox, ou silic.

Si les souffrances sont produites par l'usage du plomb combiné avec certains médicaments, tels qu'onguents blancs et emplâtres qu'on emploie pour faire sécher ou faire disparaître une éruption ou un ulcère; tels que l'eau de Goulard qu'on administre dans les éruptions, ulcères, contusions, blessures, brûlures^ et dont l'emploi extérieur peut aussi bien empoisonner que l'emploi intérieur, en donnant le plus ordinairement lieu à la constipation, aux coliques, aux affections de poitrine, donnez op, à plusieurs reprises ou nux vom,^ et plus lard bell, , et en cas de besoin, afuôs bel!, , plat.

Contre les fâcheux effets de l'arsenic employé comme re-

mède dans les fièvres intermittentes et dans lesquelles la quinine a manqué son effet, et employé dans le cancer à Tintérieur et à Textéricur, qui, comme c'est l'ordinaire, a aggravé l'état du malade, donnez ipec, en répétant les doses toutes les heures ou toutes les deux heures, suivant que le malade se trouve plus ou moins souffrant; et quand l'amélioration, si elle a eu lieu, s'arrête, donnez une fois nux vom. En cas d'inefficacité de ces deux remèdes, ou si les circonstances l'exigent, donnez veratr, alb, ou chin.

Le fer se donne le plus ordinairement aux malades sous forme de pilules, de goutte, etc., et ce qiii devrait guérir ne fait souvent qu'empirer le mal. — Si les règles "ne viennent pas à leur temps, et surtout si les malades sont pâles et faibles, MM. les médecins s'imaginent qu'ils peuvent les enluminer en appliquant en quelque sorte la couleur à l'intérieur; c'est ainsi qu'ils prétendent leur donner un meilleur teint; ils vont même jusqu'à croire que le fer s'introduit dans les os et augmente les forces. Mais le fer est nuisible comme tous les autres métaux ; seulement il a une action toxique plus lente : on peut s'en convaincre en observant les sources ferrugineuses qui déposent lentement leur rouille; ni les hommes, ni les animaux qui en boivent n'en tirent pas un grand avaiHage, et même ceux qui s'y habituent doivent plus tôt ou plus tard s'en repentir, comme cela se voit dans les pays où les eaux sont ferrugineuses. En ce cas, si l'on veut y remédier promplement , on emploiera puis, ou chin. ; et si ces remèdes ne réussissent pas, hep, sulph., et, quelque temps api>ès, de nouveau les moyens précédents, chin. et puis.

Dans tous les empoisonnements pharmaceutiiiues, consultez dircclemeiît les titres spéciaux, et donnez de préférence les remèdes que nous venons d'indiquer. Celui qui, ayant abusé des médicaments, est tombé dans un-éiat pire, feia bien de

s*abstenir, plus que jamais, (le toutes SOI tes de drogues, quel que soit le nom qu'elles puissent porter. Si quelque temps après son état ne s*esl pas amélioré de lui-même , et que les moyens indiqués ne le soulagent pas suffisamment, qu'il s'adresse à un médecin homœopathe, mais qu'il ne s'attende pas à des miracles. C'est ordinairement une chose bien difficile que de détruire les suites funestes des remèdes dont on a fait abus; souvent ce n'est qu'après un an que la guérison commence à être manifeste et durable , en admettant encore que le malade n'ait aucune lésion irrémédiable, irrémédiable soit par l'ancienne, soit par la nouvelle méthode.

Page 1