CHAPITRE Vn
Le œalde dents réagit souvent dans toutes les parties de la télé , et peut affecter la mâchoire inférieure, les oreilles, b nnâcboire supérieure, et les ois de la face, et, ré^proquement, les souffrances de ces parties se réfléchissent sur les dents. Voilà pourquoi nous avons placé à la fin de ce chapitre un article sur les maladies de la fiice. Celle connexion prouve déjà qu'il ne faut pas toujours en chercher la cause dans la carie des dents. -^ Les dents creuses ne sont pas malades par cela seul qu'elles sont creuses , mais bien parce qu'elles reconnaiss^t une au)rje cause; elles peuvent être creuses et tomber complètement sans faire souffrir; comme aussi on peut avoir des dents cariées sans souffrances, et, par contre, des dents qui ne le sont pas peuvent être la source de doufleurs intolérables. — Dire que des neffs peuvent être à découvert, c'est dire un non-sens ; cel&i qui sait ce que c'est qu'un nerf, et se donne la peine de réfléchir, le comprendra facilement. L'extraction d'une dent n'est permise qu'en prér sence d'une fistule incurable, d'im ulcère à leur racine, etc., chez les enfants , avant la seconde dentition ; dans tous les autres cas, l'extraction est un fort mauvais moyen, parce que en arrachant la racine, on ne peut que nuire à la mâchoire, et qu'elle pourrait y rester sans inconvénient, lorsqu'on sait la soigner. Une autre misonqui doit faire repousser ce moyen est qu'aussitôt qu'une dent creuse est arrachée, une autre ne tarde pas à le devenir. Lorsciue les dents restent en place «
Taitératioa qui les frappe ne se commuiiique qae très leate*ment, à l'exception de quelques maladies particulières qui les affectent promptement toutes ou en partie, et les carient. Quand le mal a cette puissance, il ne servirait de rien de faire l'extraction des dents , car , si on les enlevait même toutes, la maladie se porterait sur les os. Qu'on ne se laisse donc pas aller à la croyance qu'une dent en rend une autre makde, la rend noire et lui communique la carie. Tout cela n'est qu'une pure inrentioir des arracheurs de dents, qui né savent pas g«érir dtffiéremtiient les maladies qu'il sont appelés à traiter.
Si Ton a à demander un conseil sur rêtatde ses dents, et particulièrement quand il s'agit de rempiaeer les vides de la mâchoire, ce qui est dans beaucoup de cas fort utile , qu'on s'adresse à un dentiste habile et consciencieux ; on est trop souvent exposé li beaacoop de tromperies et de déceptions.
— La plupart des poudres et éfixirs odontalgiques sont des moyens qui nuisent neuf fois sur dix , ne produisent aucun effet sur cent cas, et, lorsqu'ils soulagent une fois, c'est par hasard. — Les dents et les gencivrs ne doivent pas être trop fatiguées par le cure-dent; c'est une habitude fort mauvaise.
— Âytô le soin de ne manger, ni de boire ni trop chaud , ni trop froid ; tenez vos dents propres en les rinçant souvent, mai# surtout le malin et après chaque repas; servez-vous si vous voulez, d'une brosse douce, que vous passerez légè^ rement sur la couronne. N'oubliez pas de rincer et de frotter la partie interne , en portant la brosse de la racine à la ceuronne de la dent. — Que ceux qui croient qu'il estandispènsaUe d'employer une poudre fassent usage du sucre de lait, qui suffit pour délivrer la bouche et les dents de toute sorte de débris que laissent les aliments. Le moyen le plus agréable 4pour tenir les dents propres et leur enlever le tartre
3Qâ • Maladies lcs plis ôftDiNÂmEg.
dont elles 8*emourent« sans avoir besoii) do k&. gratter aved racicri c*esl de prendre de la crème tournée cl d>n frotter les dçals. Quand on se lave les dents avec de IVau tiède, on ne tarde pas à s'apercevoir combien les dents sont devenues propres. Cette propriélé de la crème tournée tient à racidité qu^cUe a coniractce, et qui suffit pour dissoiidre les incrustations dentaires et tout ce qui se trouve dans la bouche; sa [puissance est t^lle, qu*elle pourrait allé' rer Ténisiil 4es dents si celte substance acide était trop forte< Maintenant, qae cet acide puisse nuire à la dureté des dents, employé à faible dose et affaibli par la salive , c'est ce que je ne puis savoir encore.
Quand on a mal de dents , qu'on ait recours au plus vite aux remèdes appropriés dont il est question plus bas ; ils le feront disparaître promplement dans la plupart des cas. S'ils ne réussissent pas , qu'on s'adresse à un inédecin homœopathe , qui donnera ce qui conviendra le uaieux pour un prompt soulagements
Le plus dangereux de tous les remèdes est l'opium ou le laudanuni , parce qu'il nuit toujouns. Les douleurs qui sont dissipées par l'opium reviennent infailliblement avec une double violence. Il est très rare que l'opium soit le vrai remède ; dans ce doute, le mieux est d'en prendre un fragmi'nt de la grosseur d'un pois et de l'appliquer à l'extérieur de la joue. — Le suintement huileux de fumée ou la créosote est également un très mauvais moyen : dans la plupart des cas, il est iiiipuissanl; et dans d'autres , il calme la douleur momentanément, mais alors il rend les dents très fragiles, et provoque, en outre, des ulcérations dans la bouche, la gorge et l'estomac ; et par cela seul qu'il est introduit dans la bouche, cela suffit pour que l'estomac en soit affecté. Il est très daD«« gereux pour les poitrines faibles et délicates.
I«ÀLÀDIKS DES DENtâ. 50S
Toute personne qui est sujette aux maux de dents doit 8*abstenir tout h fait de café, car il jéur nuit généralement; et Ton ne doit pas oublier que lor.squ*on fait l*usage de remèdes Iiomœopalhiques il faut se mellre en garde, même longtemps après, contre tout ce qui peut neutraliser lés effets de celte médication.
Un remède liomœopathique bien choisi produit un effet immédiat, soit qu'on le prenne par la boucbe ou qu'on le donne à flairer. Souvent il détermine une aggravation passagère qu'il faut laisser passer palienoment. Dès qae le mal s'améliore, il faut savoir attendre. S'il reparaît avec les mêmes symptômes , reprenez le hïéme remède ; mais s'il se déclare de nouveaux symptômes, choisissez-en un autre.
Le mal de dents est une souffrance si générale et rend la vie si amère, que nous avons fait tous nos efforts pour rendre facile le choix des remèdes ; car» s'ils sont mal choisis , ifs restent sans effet ; c'est pourquoi nous ouvrons deux voies pour faire ce choix. Premièrement, nous indiquons le genre de souffrance et à côté le remède; secondement, nôus indiquons le remède et à côté le genre de souffrance qu'il guérit
Et d'abord, il ne suffit pas de trouver ehei le malade tous les symptômes propres ati remède , mais il faut encore que le remède à choisir réunisse tous ou presque tous les symptômes de la maladie. •
Expliquons-nous par l'exemple suivant : Un malade éprouve des douleurs violentes, tiraillantes ou déchirantes dans différentes parties, avec déchirement dans la gencive («), qui retentit quelquefois jusque dans la tête {b) ; l'air froid les provoque et puis les aggrave (c) ; le plus souvent» c'est Ite malin que le mal a lieu {d) avec congestion sanguine à la tôle {e). Parmi ces divers symptômes, nous trouvons pour :
{a) Douleurs dans les gencives t merc. viv.<, puls.^
staph.^ hep. suiph., ars.^ carb. veg., kyosc.^ cale. carh.
(b) Remèdes qui réa«ls«ent snr la «été s merc. viv.^ stoph, , nux vom.t chamom-. , sulph. , ars. , antim- crud, , rhus toxiCf hyoBC.
{c) L'aggravation h rair Êroid t belL , merc, viv. , staph. , sulph.f hyosc.
(d) L'aggravation vers le matin t ign. , merc, viv. , puis. , phosph, acid.f staph. ^ bry»^ nux vom,^ chin.^ sulph.^ ars.^ hyosc.
(e) Congestion de sang h la tète s acon. , piUs. , chin.^ hyosc, cale. carb.
Tous les remèdes qui ne viennent qu'une fois , ou qui se répèlent deux fois , seront effacés , et Ton verra ensuite que puls.^, staph, ,, sulph., ars.^ reviennent trois fois; merc. viv. quatre fois, et hyosc, cinq fois. Ce dernier remède sera donc celui qu'il faudra choisir, et l'on ne tardera pas à s'assurer que c'est celui qui répond le mieux aux syutplômes et qui doit soulager.
Gen^wes enflées t acon., bclL, merc. viv., phosph. acid., staph., nux vom., hep. sulph., chin., rhus toxic.
Crenclwes enflées et douloureuses , merc. viv. , puis. , Staph., hep. sulph.y ors. alb.^ carb. veg., hyosc, cale carb.
Ben^ vaeiiiantes t merc, viv. , bry. , nux vom. , ors.; rhus toxic, hyosc; trop longues > bry,, am., sulph., ors.; agacées, acid, phosph., sulph., duic
Douleurs, particulièrement dans la dent earlée, merc viv. , puis. , staph. , nux vom. , chin. , antim. crud. , aussi coff., phosph. acid., bry., chamom., sulpk., silic, cale carb.; dans toute la rangée de dents, merc viv., staph, , cftamom., rhus toxic; sur un seul côté, merc viv,, sulph, ^ chamom. , rhus toxic
Douleurs S*étendant «kuts les «• maxilUdreê et dmu la
iiRee, merc. vm^ nitx vom.^ sulph., rhus toxic.y hyosc;
dans les joues, bry,^ silic; dans les oreilles, nierc. viv,^
puh,^ staph,, bry,f chamom.f sulph^^ ars.y rhus toxic;
dans les ^enx^pitls.; dans la ièie, merc, viv.^ staph.^ nux
vom, , chamom, , sulpk. , ars. , antim. cntd,^ rhus toxic. , hyosc.
Douleurs avec eonfestlen du sang vers la tète t ocon. ,
ptds.<t ckin.f hyosc »f cale, carb.; avec gonflement des veines
do front et des mains, chin.; chaleur dans la tête, acon.^
puls.f hyosc.: brûlement dans les yeux, belL; rougeur des
joues, acon.f belL^ chamom.; pâleur du visage, puls.^ ars^
CSealleiiieiit des Jcraies, belL^merc. viv.^ puls.^ Staph.^
bry.f nux vom,^ chamom. ^ am.^ sulph»^ ors. alb.
Avee saUTation, £^//., merc. Viv., dvlc; avec bouche sèche et soif, chin.; sans soif, puls.;\z gorge sèche et soif, belL; avec frissons, pals.
Avee diarrhée, chamom. , dulc^ rhus toxic; avec consti* pation, merc. viv.^ staph.^ bry.y nux vom.
Avee sensibilité extrême des nerfii, coff. ,|aco)i. , belL , hyosc.
Par sqite de refraldissemeBt , acon. , tgn. , bell. , merc. viv. , puis. , nux vom. , chamom. , dulc.^rkus toxic. , Ayo5(?. Aggravation par le firold, merc. viv., phosph. acid.^ sulph.^ ars.j antim. crud., cale, carb.; aggravation par Tair froid, bell.t merc. viv.^ staph.^ sulpk, hyosc; par l'eau froide, bry., nux vom.; sulph.yarUim. crvd.^ cale, carb.; en buvant froid, merc. viv,,» puis., staph., nux vom,^ chamom.. sulph., cale, carb.; en aspirant Tair froid, beli, merc. viv., staph., bry., nux vom., sulph.
Amélioration par l'application de la main froide sur la jone, rhus. toxic. ; par Tair froid, puis. ; par Teau froide momentanément, bry. ; par les doigts trempés dans Teau, chamom.
Lorsque le grand air aggrave, êeii., staph., aux. vom.^ cAin.^ sulph.t rhus toxie» ; le vent, puis,, rhuê toxie. ; Je courant d*air, chin., sulph,» cale, carb,; aggravation dans la chambre, ehajnom, sulph.
Amélioration au grand air, /9tr/^., brt/., hêp., Sttipfi.^ antim, crud.
Aggravation i»ar «ne f6rte chttl^nr^ b^lL ,phasph. &ctd.; par une pbaleûr modérée^ coff.,pHiSé i èf^y. « chamom. ^ isulph. ; en buvant iin peu chaud, merc. mv., nux vont: y chamom. ; en mangeant chaud, bry. ; dans la chambre chaude^ 6u. par la chaleur en général, puis,, phosph. imd., kep. sulph.^ dmmom. , suiph, ; par la chaleur du lit, béU. \ rmtrt. vtv. , puis. , acid,. phosph, , bi^y, ^ chamom,
Améiiaration i»ar m fthutonr» merc, vw.\ rmx vom,, sulph, , ars, tdb, , rhm toxie.
Aggravation en fumant du taHae, ign., bry,^ chin, ; amélioration en fumant, merc. viv.
Aggravation en yrénaitt dn café» ign.^ nux Vùm,, chvfi mom, ; en prenant du thé, ign.; du vin^ nux vom,^ tg*t- ; en buvant en général, chamom.
S'il y a aggravation en ntangeant» belLt merc. viv.^ puis,, phosph. acM., staph. , bry. , hep. stdph,, sulph. <, carb. veg,; après avoir mangé, coff,, ign., bell., staph., bry,, rmx vom, , chamom; , sulph. <, a/ntim, crud.; quelque temps aprèà avoir mangé, bell.
Quand on reniue la bouche^ nux vom. , chmnom,; en mâ-^ clianl, merc, viv., staph,, bry,, nux vom», suipL, ars. alb.y carb, veg,, hyosc, ; en mordant, coff,, bell., puis., nuùi^ vom., hep, sulph,, sulph,, rhus toxie; en serrant les dents» hep. sulph., chin,; amélioraflion après cela, co^., chin., ars.; e<i les touchani. i bell,, merc, viv,, acid. phosph., staph., bry,, nux vom., arn,, h'^p. sulph., ars.^ carb. veg,; en les
MALADIES DES DENt& BOf
touchant avec la langue, tfn., mtre. viv,t cfun,^ earb. vê§i
S'il y a amélioration en les pressant , tell.y pui$,\ ckin,t rhus t&xie. ; en les frottant, ràerc. vith
Quand il y a aggravation en me enk^ntit 1«é dente» pàlf^t améliorées quand le sang en sOrt; hdL
Aggravation par le mouvement, èry., nux vom.^ chin.p amélioration par le! repos» èff .
Âggravalton étant as^s, puh,^ rhus toxic ; antélioratioii en restant assis an lit, merc, viv,, ars.t rhus toxic.
Aggravation étant eouehé« ig^: touché sur le cdtè doulou* reux, ors. ; sur le côté opposé, 6ry;
Amélioration étant couché, mert. mv, ; couché sur le côlA douloureux, bry.
Aggravation pentfaiit la wdt» €off,^ èelL. merc, v%tK\ puls,^ acid. phosph-t staph,, bry.^ ckamom,^ hep. stdpki» sulphi , ars, , silk. , rhus toxic. ♦ cale. earb. ; le s«r, au litv merc. viv., ant, crud.r^vL m<>ment de s*endormir, ors,;. amélioration dans ce cas, merc. tite?* ; aggravation avant minuit , bry, ; après minuit ^mere. viv. , staph.
Aggravation en n^éweillant^ ée//., nux vom., carb, veg.; le matin» ign,, merc. viv.^ puls.^ phosph. acid,^ stapk.^ bry.j nuxvom.^ chin., sulpL^ ars., hymc; avant midi< puis.., sulph. , carb, veg.
Aggravation a|»r«s midi» merc. viv.^ puls.^ nux vom.^ sulph. ; sur le soir, puis. ; le soir, t^n., bell.^ merc. viv.^ puls.t bry , nux vom., sulph. ^ fintim. a^ud.y rhus toxie.
Aggravation par reflet du brvlt» cale, earb.; lorsqu'on vous parle, bry^.^ ars. alb.; quand on est contrarié, rhm toxic. : en réfléchissant, bell. , nux voni, ; en lisant, ign., nux vom.
Souffrance dentaire , ehea le» femmes partiçûiièrcment« coff.y acon.^ bèli, puis., chin., h y ose., cale, carb.; avant «
pendant ou après les règles, chamom,^ carb. veg.^ calcm carb. ; pendant la grossesse, sep, (seulement par les hautes dynamisations, soit par Tolfaction, soit en dilution], magn. , carb,^ belL^puh,^ staph.<, rhus tox.^ hyosc^ cale. carb.
Souffrance dentaire , ébmm les eaiuite particulièrement, coff.^ acofu^ ign,^ belL^ ckamom.^ cale. carb.
Souffrance denlaire, coïncidant avec Tusage du café, nux wwi., chamom.^ cocc.t bell.» m^c. viv., carb. veg.^ puls.^ rhus toxic.
Am. est un remède fréquemment et Justement employé après Textraction des dents ; il arrête le sang et guérit promptement. On 8*abstlendra alors de yinaigre. Un dentiste intelligent ne saurait en autoriser l'egiploî. Après avoir placé des dents artificielles, acm. est bon pour calmer la douleur et diminuer l'engorgemenL Après avoir limé les dents cariées (opération souvent très salutaire), mêlez quelques globules ii'acon. dans une cuiller à tbé d*eau fraîche, et humectez-en celles qui ont reçu ua coup de lime. Contre les douleurs violentes provenant de Textraction, hyosc. est quelquefois très utile, ou tel autre remède plus approprié. Dans les douleurs très fortes qui suivent Timplantation des dents, prenez ojc&fu et am. alternés. Am. est quelquefois bon dans le mal de deats : lorsque la douleur est pressive, pulsative, comme si la dent était poussée par Feffbrt du sang ou comme si elle était luxée, ou qu'elle s'aggrave en la touchant; lorsque les joues restent dures et enflées» quand les autres remèdes ont déjà fait cesser la douleur.
Donnez coff. dans les douleurs les plus violentes, quand le malade est hors de lui, qu'il pleure et tremble, qu'il est plein d*anxiété, et ne sait plus que faire, ni décrire l'état réel de ses souffrances. Ce remède sera répété au besoin. S'il est insuffisant, donnez aconi o& verat. alb., sulph.f hyosc. Mais
pour les doiikurs spasmodiqoes saccadées, piquantes et prèssi?es avec Jutermittence, ou qui se réTeillent en mordant ou mâchant, doff. sera toujours préféré à tout autre remède.
Donnez acon, dans les cas les plus graves, lorsque les malades ne se connaissent plus et ne peuvent rendre leurs souffrances, et si cof, s*e.st montré insuffisant. Il convient, surtout, dans les douleurs pulsatives par suite d'un refroidissement, accompagnées de congestion de sang à la tête, de brûlement à la face, et principalement chez les enfants. On peut le répéter ; et s*il ne suffit pas entièrement, donnez chamom. ou belL
Chamom. convient dans un grand nombre de cas, particulièrement chez les enfants à Tépoque de la dentition, et chez les personnes qui se laissent facilement contrarier et qui font usage du café; contre les douleurs des dents cariées, chez les femmes, avant les règles; lorsqu'on a eu froid en état de transpiration, ou que les douleurs rendent le malade inquiet et chagrin ; que les douleurs sont insupportables, et, par moment, plus intenses ; pires pendant la nuit ; quan^ on ne sait indiquer la dent qui fait mal ; ou que la dent creuse semble trop longue et vacille (et si elle ne semble que vaciller, ce remède ne convient pas, c'est bry.) ; ou que la douleur occupe toute une rangée des dents, et qjue chaque dent paraît être trop haute; ou que la douleur se porte dans l'oreille à travers les mâchoires, ou aux yeux à travers les tenlpes, mais principalement si elle n'occupe qu'un seul côté des dents, des mâchoires, des oreilles et de la tête ; lorsqu'elle est fourmillante et donne une sensation désagréable de rampement, ou comnie si l'on grattait et raclait sur le nerf de la dent cariée, et qu'elle va en augmentant; qu'elle est déchirante et tiraillante, ou pulsative et fouillante ; lorsque, arrivée à son paroxysme, elle est piauante et lancinante, par
secousses, dans l'oreiiie, que le malade ne peut supporter la chaleur du lit ; que les soulTrances se réveilleht principalement après avoir bu bu mangé trop chaud ; lorsqu'elles sont |)ortéeH au plus haut degré en buvant froid ou en prenant du café; si rien lie peut les soulager, si ce n*est rapplicalion des doigts trempés dans Teau froide; si, pendant la douleur, la joue est rouge et chaude, ou que les gencives et les joues soient enflées et pâles rouges; si les glandes sous-maxiilaires sont engorgées et douloureuses, accompagnées d'une grande faiblesse, dans les articulations particulièrement ; s'il y a douleur dans rarliculation de la mâchoire en ouvrant la bouche, douleur qui s'étend sous les dçnis. Dans ces divers cas, cAamom, est un remède sûr. S'il ne réussit qu'à demi, et qu'il n'agisse qu'à peine, et cela, dans le cas d'une dent cariée, donnez d'abord la préférence à antim, crud,, et plus lard consultez les remèdes suivants :
Nux vom. convient aux personnes d'un tempérament violent, avec face rouge, qui sont adonnées au café et aux boissons spiritueuses, qui mènent une vie sédentaire ou qui souffrent par suite d'un refroissenient ; dans le cas où la dent étant saine devient douloureuse et semble vaciller, ou que les dents pafraissent être trop longues; lorsqu'on éprouve dans la mâchoire inférieure des douleurs lancinantes et saccadées; qu'une douleur tiraillante se porte jiisqne dans les tempes, ou lorsque la douleur d'une dent creusfe passe, en traversant toute la face, jusque dans les os; quand la douleur occupe tout un côté, ou lorsqu'une dent cariée donne lieu à des souffrances tiraillantes et perforantes, avec semblant de luxation, accompagnées d'élancements isolés, et si violents, que tout le corps en est ébranlé, particulièrement eu prenant une forte inspiration ; lorsqu'une douleur sourde dans les os se change en un déchirement qui passe à travers
MALADtSS DfiS DËNTâ. SU
les denU et les mâchoires, ou lorsqu'on des côtés est le siège d'une douleur perforante, fouitnillante, rongeante et déchirante; ou si Ton éprouve des douleur» tressaiHanles ou rhumatismales avec une sensation picotante aiguë; lorsque ces souffrances se manifésicnt le plus ordinairement le matin au lit, ou le soir; si elles empêchent de mâcher, et qu*en mâchant elles s'aggravent, ou qu'elles reviennent en ouvrant la bouche à Tair froid, ou en lisant, ou en réfléchissant; ou lorsque les déchirements augmentent au dernier' point par l'impression d'un liquide froid sur la dent creuse, et que, par contre, il y a aiàélior^tion en se tenant chaud; en général, quand il y a aggravation après avoir mangé et après avoir fait un peu d'exercice ; lorsque, pendant la durée du déchirement, les. glandes de la mâchoire inférieure sont devenues douloureuses; mais surtout lorsque, durant les souffrances dentaires, il se déclare un abcès sur la gencive qui tend % percer.
Puis, convient aux personnes douces, tranquilles et ti* midos, aux femmes et aux enfants d'une humeur inquiète ; quand la douleur est d'un seul côté » que le mal de dent se reproduit tous les printemps, avec déchirement dans les oreilles et céphalalgie unilatérale ; lorsque dans la dent creuse il se produit une douleur lancinante , et qu'en même temps tout le côté gauche de la face est très sensible jusque dans l'oreille; qu'en même temps , il va chaleur dans la tête et frissons de tout le corps ; mais particulièremenr qiiand la douleur est dans la gencive , ronge et pique comme avec une épingle , et lorsqu'on éprouve dans la dent même un tiraillement et un tressaillement comme si l'on tirait le nerf à Foi pour l'abandonner subitement; ou lorsqu'il existe un tressaillement et un déchirement comme si la dent se détachait, ou un picotement et une pulsation qui s'aggravent par l'èau
froide ; mais principalement lorsque le mal s'aggrave dans une chambre chaude , par la chaleur du lit , ou en tenant quelque chose de chaud dans la bouche^ et quand par contre le mal s'amoindrit à l'air froid et dehors; quand il y a aug* menlation de douleur étant assis, et diminution en se promenant; aggravation en curant les dents et amélioration en les comprimant fortement ; quand il n'y a pas d'aggravation . en mâchant ; quand le mal vient principalement vers le soir et rarement le malin, s'accompagne d'une sensation de frissonnement, avec face pâle ou ascension de sang vers la tète ; ou avec chaleur mais sans soif, même après avoir pris force infusion de camomille.
Ign. s'emploie dans les cas où les remèdes précédents semblent convenir; mais il faudra ici que le malade ait un tempérament plus délicat et plus impressionnable ; s'il est doux et tranquille, s*il est tantôt gai, tantôt triste ; il est surtout indiqué chez les personnes qui se chagrinent beaui^oup ; lorsque les dents mâchelières sont douloureuses comme si elles étaient cassées; quand il y a fourmillement dans les dents incisives , et que , dans toutes les autres , on éprouve une sensation d'excoriation ; quand il y a aggravation après avoir pris du café, après avoir fumé, après dîner, le soir après s'être couché, et le matin en se levant.
Hyosc. convient principalement aux personnes très sensibles, nerveuses et impressionnables ; lorsqu'on éprouve au travers de la joue et de la mâchoire inférieure une douleur tellement violente et déchirante, que l'on craint d'en devenir fou ; ou lorsqu'on ressent une douleur déchirante et enrageante dans les gencives , avec sensation d'un bruit sourd dans la dent, laquelle est vacillante, et semble vouloir tomber en mâchant; ou lorsqu'il y a tressaillement, battement, tiraillement et déchirement jusque dans le front ; douleurs
ttolentes et tiraillantes, changeant de place et se partant d*une dent h l'antre; s*accoinpagnant quelquefois d'une chaleur fugace et d'une congestion de sang 5 la tête ; lorsque cesdou* leurs sont causées par l'air froid , généralement le matin ; quelquefois avec agitation tressaillante dans les d«igts et dans ks brsHS chez les personnes sujetles,aux affections spasmodiques.
Bell, convient souvent aux femmes; aussi aux enfants pendant le travail de la dentition, et généralement lorsqu'ils sont agités et très inquiets par le fait de la douleur, et courent çà et Ih , ou qu'ils sont tristes et disposés aux larmes; lorsque les gencives et les dents sont comme excoriées ; lorsque , en mordant , H semble que la racine des dents est ulcérée, avec douleur tressaillante, sécante , déchirante et pî^ quante; mai^ principalement dans la douleur tiraillante, qui s'aggrave le soir après s'être couché et devient pire la nuit ; on for^u'il y a des douleurs aiguës dans une dent creuse, jour et nuit; ou si la douleur est dans uae dent molaire creuse, et qu'il semble que le sang s'y porte avec force, avec chaleur dans les gencives , et pulsation dans les joues ; lorsqu'on n'éprouve du soulagement qu'en se curant les dents jusqu'au sang; ou lorsque les gencives sont engorgées, avec brûlement et picotement , forte salivation et joues enflées ; quelquefois les yeux brûlent, la gorge est sèche avec grande soif; si la douleur revient souvent le matin , au réveil , ou qu'elle recommence quelque temps après avoir mangé ; si les dents font mal à Tair frais , en les touchant , en mordant ; quand des débris d'aliments s'insèrent dans leurs interstices, ou en buvant chaud, et lorsqu'une forte pression sur la joue donne de l'amélioration.
Ckin. convient principalement aux femuies qui nourrissent, aux personnes qui, gaies naturcllcmeni, deviennent chagrines
314 MALADIES LES RUS OfiDlNAtREd.
et irritables. La douleur se fait sentir périodiqucineul par den 4écbiremeqts saccadés et pressifs , ou par des tiraillemeius ou des fourmillements; les dents semblent engourdie^ , et )e^ mal s*aggrave par le mouvement , par rattoucbemeiit , et reparaît au courant d'air; les gencives se gonflent., la bouche çs( sèçbe avec soif; le sang monte h la têle, les veines du front et des mains se gonflent ; le sommeil de la nuit est agité , même quand la souffrance s^cessé.
, Merc. viv. convient très fréquemment aux enfants; nptanoiuent si les douleurs déchirâmes se manifestent dans plusieurs dents à la fois et voisines de celle qui est creuse ; lorsque la douleur affecte un côté de la face, pu si les souffrances s'étendent jusqu'aux oreilles par des élancements et des li^ raillemenls , particulièrement pendant la nuit ; quand on éprouve dans les dents , et principalement la nuit , des secousses excessives , comipe par l'effet d'un dard , qui porte jusque dansToreilIe et même dans la tête; si la douleur pique dans la dent creuse, avec plus de violence après avoir mangé ou bu froid ou chaud ; si elle s'empire à l'air froid et surtout h l'air humide , et se modère dans une douce chaleur, ou en se frottant la joue ; si l'air, en pénétrant dans les dents incisives, y développe une douleur; ou quand le mal de dent se fait sentir le jour et cesse la nuit , suivi d'un mouvement de transpiration , mais pour reparaître le lendemain dans des, accès plus ou moins longs , et alternés avec des vertiges ou des déchirements dans les membres ; presque toujours les dents deviennent plus vacillantes, les gencives se gonflent pu pâlissent et s'ulcèrent ; elles s'entre-bâillcnt, brûlent, et sont plus douloureuses par l'altouchement; ou elles comniencent h démanger, à saigner, à suppurer, en s'accompagnant d'un déchirement qui traverse les racines des dents, ou d'un en* gorgement douloureux des joues.
MALADIES bES Î)ENTS. 515
Hep, Bulph, s*adininistre quelquefois après merc, viv.o^ belt., lorsque Tenflure douloureuse des gencives persiste, on lorsqu'il }' a One dbUleur comme si le sang pénétrait dans la dent, ou si le tiraillement s'aggrave après avoir mangéj ou en reslaiit dans Une chambre chaude, ou durant la nuit.
Carb. veg. est mis en usage lorsque merc. viv, ou ars. paraisluïnt soulager, mais n'opèrent pas une guérison complète; •chez les personnes qui ont pris beaucoup de calomel , principalement quand les gencives saignent , s'entre-bâillent , et que les dents incisives se déchaussent ; si les dênti» devierinent vacillantes, ulcérées, et font mal en les louchant avec la langue, deviennetit pires après avoir mangé, ou déterminent des douleurs déchirantes et tiraillantes dans les incisives.
Sulph. convient quelquefois dans les secousses lancinantes des dents creuses, qui se portent jusque dans la mâchoire inférieure et supérieure, et môme jusque dans Toreille ; contré l'enflure des gencives avec douleur pulsalive; si elles sont ^afgnanles et qu'il y ait de l'enflure autour d'un vieux chicot ; dans les maux de dents qui viennent le soir, ou dehors à l'aif froid ôu à un grand vent, et si l'aggravation a lien en se rinçant la bouche.
Ars, alb. convient dans les cas où les délits deviennent va-
cillantes avec sensation d'allongement , tiraillements successifs ou brûlement et déchirement dans les gencives ; s*il y a aggravation en les louchant, comme aussi eu se couchant sur le côté douloureux, ei en général pendant le repas et par suite de l'impression du froid ; lorsque cet état s'amende par la chaleur intérieure, par l'application d'une étoffe chaude , ou en restant assis au lit , principalement lorsqu'on éprouve un déchet de forces.
Antim. crud. est le remède principal contre les souffrances des dents creuses , avec douleur d'arrachement , fouillante ,
316 MALiDIES LES PLUS ORDINAIRES.
déchirante et tressaillante ; se portant quelquefois jusque dans la tête, principalement le soir au lit ; s'aggravant toutes les fois qu*on a mangé ou bu de Teau froide, et s*amélioraat par la marciie au grand air.
Bry. s*adapte aux personnes passionnées, irritables et obs* tinées ; lorsque la douleur est dans les dents creuses, mais encore davantage dans les dents saines ; lorsque , à chaque douleur lancinante, il se fait sentir une secousse dans l'oreille, un déchirement jusque dans les joues, et un picotement déchirant , comme si le nerf se trouvait à découvert , comme si l'air pénétrait dans le creux de la dent et frappait le nerf en déterminant une douleur; quand les dents semblent trop longues ou branlantes , et qu'elles ne sont ni l'un ni l'autre , et qu'en mangeant, on dirait qu'elles vont tomber ; quand la douleur augmente en fumant, en mâchant, en tenant quelque chose de chaud dans la bouche ; quand elle diminue au grand air, quelquefois par le contact de l'eau froide, mais momea* tanément ; et également si l'on se couche sur la joue douloureuse, et que le mal s'aggrave, au contraire, en se couchant sur la joue opposée ; quand la douleur saute, pour ainsi dire, d'une dent à l'autre, ainsi qu'à la tête et aux joues.
Rhus toxic, répond quelquefois aux mêmes souffrances que dans bry. ; on a la sensation comme si les dents étaient trop longues, ou branlantes et vacillantes, et comme si l'air entrait dans une dent creuse ; principalement quand les gencives sont enflées, qu'elles brûlent et démangent comme un ulcère* qu'elles sont excoriées et sont entre-bâillées ; quand les élancements se font par secousses et par une sorte de tiraillement semblable à l'avulsion de la dent (comme parjou/^.)* accompagné d'un battement sourd ou d'un élancement et d'un déchirement dans les deux rangées de dents, qui vont jusque dans les mâchoires et les tempes, avec une sensation d'exco-
riatioii : généralement la douleur reste sur un côté , si elle est due à un refroidissement ou à une contrariété ; s*il y a aggr^ivation au grand air (améliorée par brif.)^ insupportable la nuit , et modérée par la chaleur. Quelquefois il se dégage une mauvaise odeur de la dent creuse. Ce remède convient aux personnes tranquilles (non comme brij.) qui sont portées à la tristesse ou à la mélancolie , ou se laissent aller à rin--^ quiétude et au chagrin (comme dans belL).
StapL^ quand les dénis devlewsent mrfre* et erewM* et s'écaillent, que les gencives sont pâles, blanches > cor* rompues, enflées, et sont sensibles au toucher, qu'on y éprouve des pulsations intérieures et qu'il se forme des vési» cules et des aphthes; contre les douleurs des dents creuses, avec tiraillement ou déchirement pénétrant et rongeant, principalement dans les racines ou à travers les deux rangées de dents, ou que la douleur d*une dent creuse s'étend jusqu'à l'OreiUe avec battement dans les tempes ; s'il y a 9ggravation au grand air, en buvant froid, en mâchant, en mangeant, particulièrement la nuit et vers le matin.
Pho9pL acid. convient souvent quand le» fenelvea mmic «alciumte* et enflées; dans les douleurs déchirantes qui s'aggravent par la chaleur du lit , ainsi que par la chaleur et le 6*oid ; dans un brûlement nocturne de dents antérieures ; dans les douleurs qui partent de la dent cariée et s'étendent dans la tête.
Silic. répond, la plupart du temps, aux douleurs chroniques, fouillantes et déchirantes du jour et de la nuit, mais qui s'aggravent la nuit : ces douleurs se portent aux joues et aux os; quand la racine des dents ou les gei^dves rendent une matière corrompue, et si les os maxillaires sont engorgés.
Ihilc, convient quelquefois contre les maux de dents occaskNmés par un refroidissement, surtout s'ils sont accom-
pagnés de diariliée, et qtfe chamom. n'ait pas réussi ; lorsque la tête est en même tenfps embarrassée; s'il y a une grande sali? ation (comme dans belL et tnerc. viv. ), et que les dents soient agacées.
: Cale, earb, se montre favorable dans les maux de dents des femmes enceintes; quand lesl douleurs tiennent à une dent cariée, ou principalement à la présence d'un chicot qui branle ; s'il y a pression, tirailleiftent , secousse et excoriation ; dans des ihaux de dents tiraillants, lancinants, perforants, rongeants, fouillants, et battants, accoilipagnés de Tengorge^ ment des gencives, lesquelles sont très sensibles, saignant facilement, et sont le tiége d'une douleur battante et lancinante. Il convient ausâi, quand il y a afSùencede sang vers fa tête, principalement la nuit; quand la douleur survient et pnis s'aggrave à la suite d'un refroidissement ^ de même qu'à la suite d'un courant d'air et du froid, qu'on ne peut supporter de boire chaud ou froid, et que le bruit aggrave les souffrances.
Magn, carb, convient dans les maux de dents nocturnes , qui forcent le malade à se lever et à se proniener; s'ils sont . insupportables dans le repos, et que les douleurs sont, le plus ordinairement , brûlantes ;> dans les élancements de.< dents après avoir mattgé, aggravés par le froid et par le mouvement de la voiture; également dans les premiers mois de la grossesse.
CaasL s'applique dans les maux de dents qui sont la suite d'un courant d'air qui a porié directement sur la bouche , et dont les douleurs sont lancinantes ou tiraillantes^ battantes et€onime par l'elTet d'une excoriation ; quand les dents sont vacillantes et légèrement allongées et douloureuses, acconi- I agnées de listule et de suppuration des gencives , celles-ci étant doulourcMse^ et en^oi^ées. 3oavent c'est tout Je côté
gauebe qui est pris ; c'est la huit principalement qu'on en souffre, étant couché sur ce côté. Dans ces souffrances, on ne peut supporter ni le froicl , tii le chaud.
Lorsque le mal de dents a cessé et que les Jones resrent enflées, ôxinnez puis, après merc, viv, ou chamom.; ou merc, viv, après pw^«. ou belL; ou belL après merc, viv.; ou sulph. api-ès bell, , bry. , ors, , etc. Si l'enflure est d'un rouge érysipélateux , donnez merc. viv,: quand elle est dure et tendue, mais qu'elle n'est pas aussi rouge, donnez arn,} si elle menace de pericer, donnez hep. sulph., et faites tenir dans là bouche des figues bouillies dans du lait; si cet engorgement ne cède pas assez promplement à ces moyens , donnez Ifwh. une Ou deux fois, et ensuite répétez hep. sulpk.' SI l'on n'a pas encore fait usage de merc, viv,, on peut l'employer. Il faut tenir autour du visage un mouchoir pour se garantir de l*air; et, du reste, il n'y a rien autre chose à faire extérieurement; cependant, s'il y restait encore de la tension, mais dans une petite étendue, et qu'il y eût en m^me temps un mouvement de pulsation , on peut , dans ce cas, faire usage d'une petite compresse trempée dans l'eau tiède, et, après l'avoir égouttéc, on l'applique humide sur la joue , où on la maintient à l'aide d'un linge sec ; mais ai l'enflure s'étend, devient d'un jaune rouge, et qu'il s'y forme des phlyctènes, on pourra alors appliquer un coussinet rempli de farine d'orge chaude. S'il y a en même temps des démangeaisons, ayez recours à la poudre à poudrer où à la fleur de farine. Si l'abcès aboutit, qu'on en couvre l'ouverture avec un moixeau de sparadrap enduit de suif très-frais ; il sera maintenu à l'aide d'un mouchoir.
La néTralgle faciale se guérit quelquefois par les remèdes que nous venons d'indiquer; mais s'ils ne suffisent pas, il faut appeler un médecin homœopathe. Qu'on n'aille i>as
S20 MALADIES LES PLUS OaDINÀIRES.
croire que la section ou la cautérisation des tissus puissent calmer ces souffrances ; dans le plus grand nombre de cas où Ton a cru devoir «n agir ainsi, la douleur est revenue d*une autre manière et plus violente. Acon. convient souvent, lorsque ces douleurs alternent avec des douleurs rhuma* tismales, accompagnées de rougeur et de chaleur, ou d'autres symptômes détaillés plos haut. Dans le cas de cbaleur et de battement, donnez am.; avec chaleur et douleur, comparez staph. et bry. : avec des douleurs excessives, chin.: si elles sont déchirantes, cale, carb.; lancinantes et tiraillantes, an. alb.; sécantes ou déchirantes dans la mâchoire supé* rieure, démangeaison* et fourmillement dans les os, bell. ; chaleur et douleurs pressives^ améliorées par la compression, bry.; avec déchirement et tiraillement dans les os, qui s'aggravent par l'attouchement, chin. ou hep. sulph.; pressions ou crampes dans les os des joues, hyosc; pression, in* cision, élancement et piqûre, rhus toxic: brûlement et pression dans les os de la face, chaleur, battement, picotement, déchirement, tiraillement et vàmion , staph. Indépen« damment de ces remèdes, on met quelquefois les suivants en usage :
Dans la souffrance par pincement et tiraillement unilatéral , qui va presque à rendre fou, verat. alb.; avec douleurs violentes, principalement dans les os (comparez belL, hep. sulph. ^ chin.^ hyosc. ^ staph,), et spécialement avec pression des os des joues, qui s'aggrave par le toucher (voy. hep, sulph. et cAm.); et avec aggravation le soir, caps.; avec douleurs saccadées, tressaillantes, puis,; avec brûlement et tension autour de l'os jugai et au-dessus des orbites , accompagnée de récidive typique , comme dans une fièvre intermittente, donnez spig.
Comme remède domestique, on peut employer Teau froide