CHAPITRE XL
La constitution de la femme , spécialement après la pu*berté» offre des particalarités distinctes, qui sont îndépendantesde ses habitudes et de son éducation. Et ces particularités intéressent autant le moral que le physique. I/organisation qui lui est propre l'assujettit à plusieurs maladies ainsi qo*à des changements physiologiques qui n'ont rien de morbide.
4>rt« !• — H^ 1* mcinstr nation.
ÉtebliMement normal de 1« meaflimatloii. Lorsque la menstruation est au moment de s'établir d'une manière régulière, il ne se passe rien de très extraordinaire dans l'organisme, bien que le système nerveux acquière alors une plus grande susceptibilité. La première apparition des règles est en général marquée chez la jeune fille par une certaine réserve, dans la manière de se tenir, qui ne manque pas de dignité ; par un changement dans la voix, par l'élargissement de la poitrine et le gonflement de seins, etc.
La quantité du sang qui se perd varie beaucoup, selon les individus; elle est environ de demi «livre. Lorsque le sang est normal , il ne doit pas se coaguler, et la tache qu'il fait 86 lave diflScilement. Dans toutes les jeunes filles , ou chez celles qui sont prématurément mensiruées, la quantité de la perte est petite avec un ^mélange de mucosités ; quelquefois elle est presque blanche, ou simplement tachée de stries rouges. La durée de la période menstruelle varie selon les personnes , de deux à six jours , et la perte réelle de cinq. Dans l'état de santé parfaite, le retour des règles se fait tous les vingt-huit jours, excepté chez les filles d'une monstraa-
d88 MALADIKS LES PLUS OU1MNAIRE8.
tioii précoce, et chez celles qui approchent de l'âge de rclour.
Ces quelques lignes contiennent Thistoire de rélablissenicnt d'une mensirualion normale, et il n'y a qu'une grande irrégularité dans ce phénomène qui puisse fixer l'attention du médecin» irrégularité que nous avons attribuée plus haut à l'insuffisance des vêtements, aux écarts du régime ou aux effets de l'imagination.
Appttrition tardive des ré^^Um. Il pcut arriver que le flux menstruel vienne à éprouver du relard , ce ne sera pas une raison pour cela de donner des médicaments. Il faut , avant tout, éviter avec soin qu'on ait recours aux remèdes secrets, aux infusions, aux huiles essentielles , aux opiats et aux divers autres moyens que l'ancienne médecine préconise dans ce cas. — Mais lorsque les signes sensibles de la puberté se manifestent , et que le sang ne vient pas , malgré les douleurs périodiques éprouvées dans les hanches, dans les reins et dans les cuisses, et bienque cessignes soient accompagnés d'une sensation de pesanteur et de plénitude dans la région inférieure de l'abdomen, qui pousse en bas, on peut dans cette circonstance faire usage de remèdes appropriés , avec la certitude d'un prompt soulagement. Ici se rapporte un long dénombrement d'autres symptômes avec une valeur particulière, qui réclame pour chacun un remède spécial. Tels sont : plénitude vers la région de la tête, vertige, face rouge ou pâle, saignement du nez, bruissement des oreilles, palpitation de cœur, resserrement de la poitrine , respiration courte s'aggravant en montant les escaliers; difficulté et douleur dans la respiration, tiraillement et engourdissement des membres inférieurs, lassitude, faiblesse du pouls, défaillance, symptômes hystériques, froid des membres, gonflement des articulations et de l'abdomen , nausées , coliques , constipation , leucorrhée, etc.
Les causes qai peuvent empêcher la inenstraaiion sont éloignées on obscures, on immédiates et sensibles. Mais les détails de la maladie doivent ôtre bornés et circonscrits dans ce livre » et l'on ne peut qn'y mentionner les cas les plus ordinaires, les plus fréquents, les plus simples. Nons recommandons d*avoir recours à Texp^riente d'un médecin homœopatbe pour les affections qui sont liées à des causes cachées ou à une altération profonde 4e rorganisme.
Lorsque k sauté générale est l^èrement atteinte par un retard apparent dans cette importante fonction , il suffira souvent d'un simple changement de régime pour amener un état favorable. Ainsi, les aliinents sercmt simples et nutritifs; ils seront pris dans une proportion convenable dans le règne animal et v^étal : on mettra de côté les mets composés, où il entre généralement des condiments de haut goût, ainsi que l'usage du thé et du café, et toutes boissons excitantes, telles que cidre, porter, bière, vin, liqueurs alcooliques, etc. On prescrira un exercice régulier, tel que la promenade en plein air, sans trop consulter le temps, soit à pied, soit à cheval ou en voiture découverte ; on devra charger la jeune malade de la partie du ménage qui exige l'emploi des forces corporelles, etc., mais toujours en évitant la trop grande fatigue T et de s'exposer à un courant d'air en état de transpiration. Une vie sédentaire et des habitudes studieuses trop renfermées sont très nuisibles. Il convient d'entretenir l'enjouement propre à la jeunesse, en choisissant des passe-temps qui occupent le corps et égaient l'e^it. Soyez attentif à la manière de s'habiller; il faut changer de vêtement selon le temps et la saison ; protéger les pieds et les extrémités contre le froid , et éviter avec soin de se mouiller et de rester dans l'humidité.
Les principaux médicaments employés dans ces diverses
S90 MiLA0»8 LCS ^LUS ORDINAIRES.
cifoontuiiices toni;: orâ., belL, bry., cocc., ctip.» laûh.^ lycop.f phosph.^ puis., sep., stélpk. et verat.
Ars. , si la foee est pftie et gonflée le matin en sortant da lit, avec engorgement des pieds le soir, et avec sensation de chaleor dans la drcnlation , suivie de prostration de forces.
BeiL, s*ii y a saignement de nez, rougeur de la lace , Injection des yeex, sen^Mes h nne vive Innrière, on si le pools est plein avec roof^nr foncée de la face , et vertige en 8*arrêt«nt — Il sera Uen de donner eeon. alterné avec Ml.
Bry,^ si, an lien de la menstruation, il snrvient nne épi* staxis ; dans ce cas, répètes le remède deux matins de suite : laek. et lycap. conviennent aussi en pareille drconstanee.
Co^e. , s'il y avait complication d'affec^ns nerveuses ; donleorsconstriotives avec pincements de la partie inférieure de l'abdomen, et oppression de poitrine et gémissements. Donnezle deux ou trois ibis successivement le soir.
Cup. est indiqué lorsque la malade est menacée de spasmes, ou lorsqu'elle a des crampes dans les jambes, avec cris per* çants, nausées et vomissements.
Lœh. est applicable lorsque les symptômes s'accomps^ent ^e suffocation, et que tontes les souirances s'aggravent après le sommeil ; i^'il y a ausn dàbillance et convulsions.
Phosph. cheft les femmes de forme délicate, blondes et gaies , avec poitrine étroite et préiMi^posée aux allectioBs pal* monaires, avec expectoration de sang en petite quantité, ou avec des ftymptènies de dyspepsie alternant avec d^ douleurs rhumatismales. Ce remède ne sera donlié, dans ce cas, qu'une ou deux fois dan:^ h semaine.
Puis. , s*il y a douleur abdominale et maux de reins, vertige, plénitude de la tête et gonflement des yeux, pâleur de la face avec bouBeos de cMeur passagères ; bruissement d'oreilles ou
MALADIES 0£6 VKHIIMS. 391
surdité iacomplète; froid des ineds et des mains, avec une grande disposition aux refroidissements; symptômes bysté» riqnes avec rire et cris ; nausées H vomissements; goût amer de la bouciie après le repas; découragemeat et tristesse; palpitation de cœur; donlenr dans la poitrine ; perte d'appétit « avec désir pour les acides , et aversipn pour le mouvement , Texerdee. Ces diverses souffrances changent souvent d^ place, ou sont ressentie sur un seul côté en mame temps. La ma* iade éprouve de raraélioration pendant qu'elle prend de l'exercice, et de même qu'au grand air; elle ressent en gé^ néral de l'aggravation le smr et avant minuit , et éprouve de la fatigue dans la matinée. ^ Donnez le remède sur les quatre heures de l'après^Budi, deux jours de suite , et s'il se déclare do mieux, attendez tant que dure l'amélioration ; mais si les symptômes reviennent , et que les mois n'aient pas reparu, répètes puis, une fois de plus. Ce remède s'adapte particu* lièrement aux jeunes filles d'un caractère doux.
Sep. , si aux symptômes sus-membnoés vient s'ajouter une trace jaune qui s'étend sur le nez et les joues, comnae qui dirait en forme de selle.
Sulph. , si aucun des remèdes dont nous venons de parler ne remplit le bot qu'on se propose, et si la malade ressent une sensation de chaleur dans l'intérieur du cerveau; grande disposition aux rêveries religieuses; amaigrissement; défaut d'appétit avec faiblesse après avœr mangé ; vertiges ; palpitations de cœur, et courte respiration en montant les escaliers; fièvre dans le repos. Il sera admiotsiré le soir, de la même m«iière qu'il est dit peur les autres remèdes.
Verat. , si l'on a les mains et les pieds feoids, avec tendance à la diarrhée.
Chlorose on pAieo couiears. On sait que cette maladie est très fréquente à l'âge de puberté chez les filles, et que les
suites ordinaires en sont attribaécs à la suppression ou à rirrégularité des règles; c*estinême à raison de cela que la chlorose est regardée comme le résultat de ce dérangement. Cet état de Torganisme a été toutefois constaté chez les femmes d'un âge mûr, et quelquefois chez les hommes d*un tempérament lymphatique et d'une constitution délicate.
La plupart des causes qui altèrent si souvent l'économie animale de la femme servent d'origine à cette maladie. Les plus communes se tirent du froid et de l'exposition à l'humidité ; des habitudes sédentaires, du défaut d'exercice et d'un air frais; de puissantes émotions de l'âme, des contrariétés et des soucis ; des erreurs de régime, d'une nourriture substantielle insuflBsante, de Tusagetropfréquentdes acides et de boissons stimulantes.
Comme celte affection est complexe et d'une très sérieuse importance, puisqu'elle intéresse la santé générale, il n'y a qu'un médecin véritaMe qui puisse entreprendre de la traiter, si la guérison en est possible.
Les remèdes qui suffisent généralement dans la chlorose sont : hry. , chin. , con. , ferr. , kalt-^arb, , lycop. , natr. muriat. , puis. , sep, et sulph.
Mais à raison de la difficulté qu'il y a pour en faire le traitement sans médecin, il n'est pas utile d'essayer de faire connaître l'application spéciale de chaque remède; d'autant plus qu'il en est question aux articles : BcUurd et i
Par suppression des mois ou des règles, on entend la suspension ou la cessation tempo«raire de l'évacuation périodique du sang, une fois bien établie, par une cause quelconque. Le froid est la cause la plus commune de cette affection, parce que, en effet, les femmes y sont très sujettes, à raison du peu de soin qu'elles prcn*
MALADIKS DES F£MM£S. 393
ncnt d'elle-uièuies pendant leur dérangement. Les émotions soudaines et efficaces de Tâme, principalement le cliagrîn et le desespoir, peuvent aussi la produire, mais sur* tout lorsqu'il vient s'y joindre l'usage pernicieux des aliments salés, des boissons acides, et le refroidissement des pieds par l'eau pendant les règles. Diverses affections, celles de la poitrine, du fuie, le rhumatisme et la plupart des inflammations locales deviennent autant de ctixonsiances propres à favoriser cette suppression. £t ces maladies, considé* rées comme causes, peuvent se comporter de manière à produire ce fâcheux résultat (la suppression), sdt pendant, soit avant ou après récoulement du flux menstruel. S*il s'ar* rête brusquement pendant sa durée, ou jqstc au moment de paraître, surtout par reflet du froid, les symptômes «n de< , Tiennent beaucoup plus violents que si la cause avait agi dans l'intervalle. Oans les c^s les plus graves, il se manifeste des accidents très intenses, comme des spasmes douloureux de l'estomac et des intestins, accompagnés souvent d'efforts de vomissements et de mal de tôte; alors il y a aussi face rouge, délire, cx)nvuIsions, hystérie, palpitation de cœur, diRiculté de respirer, etc. Cet éiat de choses se complique quelquefois de fièvre et d'inflammations locales. Lorsque la suppression des mois a eu lieu dans l'intervalle par les mêmes causes, les suites n'en sont ni aussi soudaines, ni aussi alarmantes; toutefois, après un laps de deux ou trois mois, la santé s'est affaiblie et le résultat prévu n'en est pas moins certain. Le sujet devient pâle, languissant et faible ; il perd son appétit et son animation; sa physionomie est maladive et abattue; les pieds et les articulations sont gonflées; les symptômes nerveux se manifestent : palpitation de cceur, oppression de poitrine, flatuosités, etc., et la leucorrhée marche grand train. Chez les personnes prédisposées à la consomption et h d'autres
â9& MÀLÀDrRS LES PLUS ORDINAIRES.
maladies graves, la suppression des règles est un accident funeste qui demande sans retard une attention sérieuse.
Les remèdes généraiement employés dans cette affection sont : acon. , bry. , puis, , sep. et sulph. Mais sont aussi nécessaires quelquefois, chcmom, , graph, , kali carb, , lycop. , plat. et verat
Acon., si la suppression est le résultat de Timpression directe du froid, et si elle s'accompagne de la congestion de la tête ou de la poitrine , rougeur des joues , douleur, évanouisment ou vertige en se relevant d'une position couchée; douleurs lancinantes et battantes de la tête avec délire ou stupéfaction; plénitude du pouls | impatience; aggravation dans le mouvement ; le froid soulage, mais le chaud aug« mente les souflrances.
Bry. , s'il y a des vertiges tournoyant.» , avec pesanteur et pression vers le front , pires en restant debout et s'aggra* vant par le mouvement ; saignement de nez ; toux sèche ; frissons durant les douleurs ; chaleur de la tête ; douleur au creux de l'estomac après avoir mangé ; éructations amères et aiguës ; régurgitation des aliments après avoir mangé avec un bon appétit; constipation ; douleurs tiraillantes dans la région inférieure de l'abdomen; douleur dans le dos; ces diverses sooffirances sont augmentées par le mouvement et le toucher. Ce remède convient particulièrement aux femmes non mariées.
Pids, est le remède principal dans cette maladie, surtout à l'occasion de l'humidité ou de l'air froid , et si le sujet est doux et enclin aux larmes et à la tristesse ; le mal de tête se fait sentir généralement d'un seul côté, avec douleurs tiraillantes, s'étendant à la face, aux oreilles et aux dents; palpitation de cœur; suffocation ; froid de mains et de pieds;
bouffées de chaleur ; nausées et vomissements ; tendance à la diarrhée ; pression dans la région inférieure de Tabdomen ; urines fréquentes et leucorrhée.
Sep. est aussi un remède très important, notamment chez les femmes d'une constitution délicate avec pâleur de la peau ; les symptômes sonf souvent amendés par reiercice et aggravés par le repos ; grande facilité à prendre froid ; prédisposilion à la mélancolie ^ céphalalgie le malin ; vertiges ; batte* ments dans la tête ; sensation d'un poids qui porte sur rhypogastre, avec chaleur ; leucorrhée ; coliques ; douleurs dans les membres comme s'ils étaient meurtris ; douleurs dans les reins.
Sulph,^ si la femme a été sujette aux éruptions; disposée aux endolorissemenls de toutes les parties du corps; manque de forces ; abattement ; épuisement après la conversation ; grande susceptibilité à Tactiou de l'air frais; disposition au sommeil ; la chaleur du lit aggrave les douleurs dans la nuit; obnubilations; vertiges en se levant; mal de tête d'un seul côté, ou au-dessus des yeux, ou dans la partie postérieure de la tête qui se rend à la nuque ; chaleur et pesanteur de la tête ; obscurcissement de la vue ; aigreurs d'estomac ; écoulements d'eaux par la bouche ; pression de l'estomac; appétit vorace ; constipation avec efforts impuissants pour la selle ; douleurs abdominales; leucorrhée avec démangeaisons; douleurs dans les reins ; lassitude et fatigue des membres.
Si les règles ont été supprimées par suite d'une frayeur, d'inquiétudes ou autres mouvements de Tâme, donnez acon., coff. ou lycop.
Si la suppression est liée à des douleurs rhuntatismales des épaules et de ia poitrine , et que' la femme soit prédisposée à la consomption, adressez- vous sans retard à un médecin.
Boaleam ou coll«|ueii menstmelles. Les femmes sont
sujettes à ces souffrances presque toute leur vie , depuis le cominenceinent jusqu'à la fin de la menstruation. Le froid et le traitement vicieux d*autres maladies leur servent d'origine. Ces coliques menstruelles commencent quelquefois plusieurs heures ou môme plusieurs jours avant que le flux sanguin soit établi. D*aulres fois le contraire a lieu, les règles prennent sans douleurs, mais les douleurs ne tardent pas à se déclarer et arrêtent le sang, i^en souffrances continuent pendant un temps plus ou moins long ; mais par suite d'un traitement convenable, le flux se rétablit ordinairement el coele sans interruption tout le temps qu'il doit durer. II arrive aussi que les coliques ne cessent que lorsqu'une sorte de fausse membrane est expulsée; alors les règles reprennent leur cours ou même se terminent avec Texpubion de ce corps membraneux. Dans quelques cas, par un effet sympathique, les seins acquièrent beaucoup de sensibilité, se gonflent et deviennent très douloureux. Les douleurs qui accompagnent une menstruation difficile sont de deux sortes : elles sont intermittentes et ressemblent aux douleurs d'accouchement; ou bien elles sont constantes, et se font sentir dans les reins, les hanches et les membres, semblables à celles qui accompagnent une menstruation régulière.
Les remèdes sont : acon,^ belL^ ealc, ckaniom.^ coce., coff, , nux uowi., puis, et veraU
Acon. Voyez les symptômes qui réclament ce remède à l'article SupprcMioBi* Dissolvez douze ^obules dans six cuillerées d'eau, et prenez-en une cuillerée toutes les heures jusqu'à ce qu'il y ait amélioration.
BelL, si les douleurs précèdent le flux, et s'accompagnent d'une violente congestion à la têie et du trouble de la vue ; visions épouvantables: cris ; disposition à mordre et à déclii* rer toule chose; rougeur et l)oufrbsure do la figure; doti-
leur dans le dos ; scMititm d*ane pesanteur dans l'hypogasire comme si les organes allaient tomber.
Cale, y s'il y a. céphalalgie perforante qui s'aggrave par une émotion morale; froid de la tétc ; odontalgie; seins gonflés et doulovreuK ; coliques avec frissons ; tranchées dans l'abdomen; leucorrlié^ ; douleurs spasmodiques dans les reins. Après que celte période est passée , si la substance mcmbranepse dont il a été question plus haut a été expulsée , donnez * cale, pendant deux soirs consécutifs, et ensuite quatre à cinq purs avant J^ retour proch^jp des mois, donnez deux doses de la même minière, t
Chomom.^ si les douleurs ressemblent à celles de l'enfantemcypit aiv«c pression qui part des reins et se porte s«r b t)ar* tie4intéri^re et inférieure de l'abdomen ; coliques, af\cc sensibilité «exquise de l'abdomen par le toucher ; pertes d'one couleoF^noire ^coagulée.
Cocc. y s'il y ^a spasmes de l'abdomen ; flatuosilos ; nausées et abatteineiit ; foliques pressives; et crampes dans la poitrine. . * i
Coff'. , s'il y a une grande st^cxcitation nerveuse , et anpoisses avec souS/aaees; coliipies excessivement douloureuses, avec plénitude etpressioii des intestins, avec spasmes qui se portent à la poitrine; délire; torsions cobvulsives des mains; ' grincements de dents ; cris ; froid de tout le corps ; roideur et engourdissement; gémissement avec difficulté de respirer. Sec. corn, convient quelquefois encore Ici.
Nuxvotn, améliore les douleurs crampoîdes de l'abdomen, si elles sont accompagnées de nausées jtlouleurs de meurtris* sure dans les os du front; spasmes do la matrice avec impulsion en bas et chaleur ; nausées et défaillances ; insomnie ; pointe dans le côté droit ; fréquente envie d'uriner. Nux vnm. est indiquée lorsque les règles sont précédées de
douleurs tiraillantes des muscles postérieurs du cou , et chez les personnes irritables et passiouoées.
Puis, dissipe cette pesanteur qui ^ fait sentir dans l'abdomen comme une pierre, avec violente pression dans la ré« gidn inférieure et dans le dos, accompagnée de tiraillement et d'engourdissement dans les cuisses; vomissements de mucosités aigres ; frissons et pâleur de la face ; envies et efforts inu* tiles d'aller à la selle ; fréquent désir d'uriner et leucorrhée.
VércU.f lorsque les mois sont précédés de céphalalgie et suivis de diarrhée ; faiblesse exc€;|sive ; bruisseme^tdes oreilles; sensation constrictive de la gorge ; froid glaqial du nez , des mains et des pieds.
Les réfie» em avance demandent belL , si elles anticipent sur le mois précédent , si elles sont trop abondantes ; si le sang est d'un rouge clair, vif, d'une odeur fétide et se coagule ; sueur nocturne de la poitrine , soif; trouble de la vue ; céphalalgie battante, bouffissure de la i^ce ; coliques et douleurs violentes ponant en bas.
Cale. carb. est convenable si les règles sont précédées de gonflement et de sensibilité des seins ; mal de tête, coliques, frissons et leuccorrhée; si pendant le flu& il y a des tranchées abdominales , mal de dents , leucorrhée et gonflement des veines.
y^n., si le^ règles reviennent tous les quinze jours, et s'accompagnent de symptômes hystériques; nausée et défaillance; frissonnement général; pâleur de la figure; faiblesse et trouble de la vue ; la malade ne peut supporter ni la lumière, ni le bruit; l'abdomen est distendu et dur; les douleurs sont d'uD caractère crampoîde et compressif.
Jpec, , si la malade est d'une faiblesse extrême, inquiète et dégoûtée d'aliments; si le sang est abondant « d'un rouge brillant ol se coagule.
MAlABtES DES FEMMES. 399
Nat. mw\^ si la menstroatian est précédée d'irritabilité et de morosité; si la perte est trop abondante et de trop longue dorée ; si elle s'accotnpagne de tristesse , de mal de tête et de penchant à rester couchée.
Les règles en retard demandent : Kali carb. , lorsqu'il y a une sensation continuelle , comme si tout se portait vers les parties génitales, et quand les règles n*ont pa&^ncore paru chez iear^eutes filles.
LojcL , lorsqu'e le commencement du flux s'accompagne de violentes coliques dans le dos , de spasmes consécutifs dans l'abdomen* et dei>attementsdans la tête.
Phosph,, si la malade est d'une complexion délicate, dispesée aux affectioril de poitrine , et si elle éprouve quelques symptômes dyspépsiqoes ; pendant les règles, si elle éprouve des maux de tête lancinants , crache un peu de sang ; frissons, lassitude et fièvre.
PiUs.^ si les mois sont très irréguiiers, s'ils arrivent tantôt trop tôt, tantôt trop tard, et fréquemment en très petite quantité; quelquefois le sang est noir et mêlé de mucosités, ou il est pâte et aqueux; les souffrances varient aussi; nausées et vomissements, frissons et pâleur de la face, douleurs lancinantes poussant sur les parties génitales, constipation , etc. Ces divers symptômes existent fréquemment avant, pendant et après les règles.
Sulph. convient le plus souvent lorsque les autres remèdes ne suffisent pas , et si une céphalalgie intense précède , accompagne et suit les règles. — Voyez pour plus d'informations les sections précédentes sous le titre de Apparition tardive et de Suppression,
Kali earb, , lach, , nux vom, , puis, et sulph, , sont des remèdes employés dans le cas où les régies sont trop faibles et trop courtes. Le médicament qui correspond le mieux aux
400 MALAmES L£S PLUS ORDmAIRES,
groupes de soufirances, sera toujours le préféré. — Dans les régies traïf courtes , ayez recours à bry, , lach, , phosph, « plat et puis. Ce sont les principaux remèdes dans ce genre d*irrégularilés.
Les règles (r^^ aboadaaces se traitent par : BelL^ lorsque le sang est non seulement trop copieux , mais aussi lorsqu'il revient trop tôt, avec une violente pression quientralnç tout vers les parties génitales, suivie d'une donieuadans le dos ; si cette abondance a été causée par Un effgrt , ou en soulevant quelque chose pendant la période menstruelle , am, convient aussi en pareille circonstance^ Pour les autres symptômes de belL, voyez ce qui a été dit à l'arlicle : Règles en avance^ page 398. -), ^
Cale, corb, , si les autres remèdes qui paraissaient bien indiqués n'ont pas suffi; doimez cale, cark deu\ matins de suiie pour la prochaine période. — Voyez quelques uns des symptômes de ce remède à l'article liègles en avance.
' Chamom. , dans les règles d'un sang noir et en caillots ; coulant par intervalle, avec douleurs et coliques sourdes, qui courent des reins sur l'abdomen; à ces symptôme» ajoutez , soif 9 froid des extrémités et défaillauce.
C7nH,t pâleur; faiblesse générale avec grande propension à transpirer ; paresse du corps ; gonflement des extrémités H)férieui*es, tête confuse avec bruissement des oreilles ; épui- #e(neht; le sang aqueux, ou caillé, sortant par intervalle, accompagné de douleurs crampoïdes dans la portion inférieure de l'abdomen. ,,,
Ipec, , si l'écoulement se fait avec profusion et à ia continue ; accompagné de pâleur, de soif, et du désir coniiafit d'être él^iKki , avec le sentiment d'une grande prostration.
Nux vom,, lorsque la menstruation est trop copieuse et réparait avant la quatrième semaine; lorsqu'elle dure plus de
MALADIES DES FEMMES. /iOi
quatre jours , s'arrête et reprend. Dans ce cas , défendez le cafë , le vio , le cidre ou Teau-de-vie ; la pâtisserie ou toutes choses stimulantes , pendant plusieurs mois.
Les règle» de trop longue dorée réclament Tempior de : Aconit lorsqu'il y a manifestement des congestions dans différentes parties du corps avec douleurs lancinantes , principalement du côté de la tête et du cœur ; plénitude et dureté du pouls; désir d*air frais; aggraralien dans une chambre chaude ; le sang est d*un rouge vermeil et le plus souvent fluide , mais se coagule facilement.
Chin, , avec pâleur de la face ; pourtour des yeux cerné de noir ; obscurcissement de la ycm ou taches noires passant devant les yeux ; bourdonnements d*oreilles ; pulsations dans la tête et le cou ; céphalalgie nocturne ; insomnie ou mauvais sommeil; grande surexcitabilité; fréquentes envies d'uriner; douleurs d'enfantement ; faiblesse et lourdeur des muscles ; infiltration des pieds.
Ign,^ si la perte dure trop de temps, et si la prochaine fois s'accompagne d'accidents hystériques , de bâillements et de suffocations. Le remède doit être administré le quatrième jour des règles, et sera répété le lendemain ou le surlendemain ; et ensuite , le troisième jour dans la période suivante.
Nux vom, , si les règles reviennent trop tôt et durent trop longtemps; vertiges; constipation; nausée et faiblesse; ces symptômes s'aggravent le matin ; tiraillements dans les reins avec entraînement des organes sur le pubis ; douleurs crampoides dans l'abdomen , et suivant le trajet des cuisses.
Plat, y sang épais et noir ou glaireux et gluant; pression sur les parties inférieures avec surexcitation de sensibilité.
Sulph. modifie heureusement cet état du système , si l'on en donne quelques doses , après la cessation des règles, en
ayant soin de le répéter peu de jours avant la prochaine période.
Age critiqtie on de retour. Cette époq ne de la vie du sexe féminin arrive vers l'âge de quarante-cinq ans; elle est , eri général , plus tardive chez les femmes qui vivent dans Taisance, tandis qu'elle avance chez celles qui mènent une vie dure. On en voit chez lesquelles cette révolution s'opère à trente-six ans, comme aussi d'autres où elle n'a lieu qu'après^ cinquante ans et même plus tard. Lorsque cet âge approche, les mois deviennent plus ou moins réguliers , soit quant an temps, soit quant à la quantité. La périodicité est plus courte, comme aussi elle peut être plus longue que de coutume. La quantité de sang qui se perd varie pareillement d'après sa nature, sa consistance et ses mélanges. Les règles sont ou \j^ès courtes , ou constituent une véritable maladie. Le flux se présente fréquemment à l'improviste , dure deux ou trois heures, et puis il s'arrête, sans aucun des symptômes propres à une 'suppression.
Quelquefois la marche progressive du changement d'état s'accomplit d'une manière si graduelle et avec si peu de trouble dans l'organisme, que la femme ne se doute pas qu'elle subit une nouvelle condition. Sa santé se fortifie, et devient plus florissante que jamais.
D'autres femmes , moins heureuses , sont atfligécs de vertiges, céphalalgie , bouffées de chaleur, état nerveux, pâleur et faiblesse; urines fréquentes, limpides et abondantes, ou Colorées et en petite quantité ; douleur dans la portion inférieure de l'abdomen , dans le dos et les cuisses, courant le long des jambes avec une sensation de rampement ; chaleur dans la partie inférieure de l'estomac et dans le dos ; hémorrhoïdes fatigantes, et suppléant quelquefois aux règles; engorgement des extrémités inférieures ; gonflement du ventre qui a lieu de temps en temps sans s'accompagner des sym-
ptômes ordinaires propres aux flatuosités. De violentes démangeaisons dans les parties sexuelles ne sont pas rares alors.
11 ne faut pas, à Toecasion d'une légère irrégularité de règles à cet âge, faire intervenir la moindre action médlcamentease, surtout si Tévacuation diminue. Le régime le mieux réglé est ce qui importe leplifs dans celle circonstance, -^ aliments simples et d*tine digestion facile, pris principalement parmi les végétaux; abstinence complète de toutes choses stimulantes ; exercice en plein air conformément à la saison; bains; frictions sèches sur tout le corps: On éditera de dormir dans une chambre trop chaude et trop renfermée, ainsi que dans un lit trop mou. Dans tous les cas , Il sera boii de porter la flanelle ou la soie sur la peau , on mettra le plus grand soin à ne pas s'exposer aux fâcheux eiïets des vicissitudes de l'atmosphère; en conséquence on se vêiira convenablement.
Les prétendus toniques et les remèdes dits fortifiants sont toujours nuisibles à cette époque ; il faut donc savoir s'en passer.
Lach, et puis, sont les principaux remèdes homceopathiques coïKre les désordres de Vâge critique. SI l'un d'eux ne suffit pas pour neutraliser les symptômes, il faudra les prendre alternativement , en mettant entre chaque dose un intervalle d'une semaine.
Bry.y cocc, ign., sep. ou sulph., conviennent dans quelques cas particuliers.
Art. II. — De la leucorrhée.
Cette maladie, appelée aussi iiueuurs blanches, consiste dans une perte de mucus anormal des parties génitales, et affecte plus particulièrement 1rs femmes adultes it colles qui touchent à l'âge de retour. Ou en observe quelquefois chez
ftO& MALADIES LES PLUS ORDINAIRES. i
les petites filles, et quelquefois aussi chez les femmes un peu âgées.
Les femmes qui sont le plus sujettes à celte affection sont celles d*dn tempérament nerveux , d*ùne complexlon du corps moite, à poitrine délicate et à prédisposition héréditaire. Les causes génératrices de cette maladie sont en général : accouchements laborieux, irrégularité des règles, emploi des purgatifs, corsets, veillées prolongées, usage immodéré do thé , du café et des épices ; peu d'exercice , et quelquefois oubli dans les soins de propreté ; présence de vers , et application locale de quelque substance irritante. Les femmes qui sont sujettes à celte affection l'éprouvent le plus fort avant et après les règles et pendant la grossesse. La sécrélion est moindre ou plus abondante , et varie en quantité et en qualité. Dans le commencement, elle n*a rien d'extraordinaire: on dirait que la sécrétion de mucus est à Tétat normal; mais, plus tard , le mucus prend une consistance plus épaisse et une apparence gélatineuse , ou devient clair , laiteux et aigre. Après une longue durée, il devient purulent, et acquiert une couleur jaune ; il est souvent verdâtre, et quelquefois d'une teinte brune. La pierte ne s'effectue pas toujours à la continue , elle a lieu souvent d'une manière irrégulière et par émissions saccadées.
Après que la leucorrhée a duré plus ou moins de temps, apparaissent certains symptômes concomitants, tels que: douleur constante dans les reins et le dos; sensation d'impulsion vers et dans l'abdomen; souffrance dans les hanches; froid des extrémités; pâleur de la face; démoralisation; perte d'appétit; érnclalions; symptômes nerveux; névralgies, etc.
La leucorrhée se complique si souvent d'affections graves de la matrice et des parties voisines, qu'on ne saurait trop
MALADIES ms FEMMES. &05
s'empresser d*y porter remède, ^n n'a eu que trop souvent le motif de regretter avec amertiyiie d*avdr négligé de s*occu* per de celte maladie dès le prindpe, alors qu'on j'pouvait la traiter avec espoir de succès. Au premier avertissement de l'approche du mal , la malade s'attachera d*abord à corriger les causes prédisposantes, et autant qu'il est en son pouvoir d'éloigner les causes excitantes. * *
; Les remèdes qui sont principalement indiqués ici sont : acon.f'calc. carb,, cocc, puis., sep, et sulph,
Acon, , si les pertes sont excessives, visqueuses oujaunâires, chaleur et sensation de plénitude dans les parties^ externes ; toute application froide soulage, surtout si la patiente a été sujette à des attaques aiguës de rhumatisme.
Cale, carb, , avec démangeaison et brûlemcnt , se faisant sentir avant les règles ; pertes laiteuses qui disparaissent souvent aprè^ avoir uriné et s'accgmpagnent db pression sur la portion la plus basse de l'abdomen, et de la deftenteou chute de la matrice; leucorrhée après un effort pour avoir voulu soulever quelque chose de trop lourd ; leueorrhée eorrosive bianchâtre chez les très jeunes filles; convient spécialement.aux femmes lymphatiques, de la complexion dés blotdcs et disposées à l'embonpoint, et qui ont des règles abondantes avec anticipation.
Cocc,, leucorrhée avant et après les règles; pertes de mucosités sanguinolentes pendant la grossesse; leucorrhée semblable à des lavures de viande; avec coliques et flatuosites.
Pvds,^ lorsque la perte est épaisse, comme de la crème; quelquefois corrosjve; accompagnée de prurit vers l'époque critique; avant , pendant et après les règles; si elle est déterminée par la peur; et chez les jeunes filles, avant que la menstruation soit bien établie.
Sep,, leacorrbée avec excoriation des parlies; pression vers le bas ; urines fréquentes; pertes jaunes ou verdàtres et fétides ; ballonnement du ventre ; face d*un teint jaunâtre ; ce remède ne convient jamais durant la grossesse.
Sulph. dans les cas opiniâtres avec urines chaudes ; pertes blanchâtres ou jaunâtres et corrosives; après des éruptions répercutées ou un rhumatisme incomplètement guéri.
Art. ZU. — Chute de la matrlee.
La cause prédisposante et la plus fréquente de ce désordre, c'est le relâchement naturel de l'organisme, ou amené par les habitudes d'une vie molle et indolente. Les causes immédiates varient ; la sortie prématurée après les couches; la leucorrhée; des diutes ; des lésions suites d'efforts pour soulever des poids trop lourds ; une toux opiniâtre ; des vomitifs violents; les corsets t ortout Xes observateurs attentifs ont , eo effet , signal( cette fa^n de comprimer la taille comme ta cause la plus fréquente, la plus efficace pour la production de la leucorrhée et des descentes de matrice chez les jeunes femmes. Espérons que cette remarque aura une influence heureuse sur la mode , et que l'on trouvera le moyen de servir l'élégance de formes avec les intérêts de la santé.
Les symptômes paraissent n'avoir aucune importance dans le principe , et on les considère plutôt comme une incommodité que comme une occasion de maladie. Il y a généralement un sentiment de pression vers le bas plus ou moins prononcée qui va dans les aines ; une douleur dans le dos et les reins; une pression qui porte sur le pubis, une sensation d'engourdissement qui suit les membres; état nerveux de l'oi^anisme, avec faiblesse, et plusieurs autres souffrances extrêmement fatigantes. . Chaque cas ne présente pas ce long catalogue de misères, mais la plupart les possèdent et sous une
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forjDe plus ou moins vivo. Dan$ les cas les plus graves, la femme a une grande difficulté de se tenir sur se» pieds , et si elle essaie de marcher, elle ne peut le faire (|n*en se portant en avant el en appuyant ses ^)ains sur les cuisses, il y a quelquefois dans cette maladie jun symptôme très obscur et inquiétant : c'est une douleur ressentie daps le côté gauche, placée sous les côtes. Ces diverses a|iuffraBces s'aggravent par la position debout, et s'amendenl presque toutes dans la position couchée. Il faut ajouter à tout ce qui précède une perte constante de m'ucositésplus ou moins anormale, sans compter les règles qui sont généralement pliip fréquentes et plus abondantes. Ces deux égouts de l'économie de la femme, rapprocbé s €k la faiblesse générale qui accompagne des soufr frances non interropiptnes, épuisent les forces, et, à moins d'un soulagement très d&sirable , elles ne peuvent manquer de détruire complètement la santé.
' Pour la cure de cette affection on emploie très fréquem*^ ment de% moyens mécaniques, conpus sons le nom de pes-» saires. Mais dans quelgues cas on peut réussir avec l'emploi de remèdes et un régime bien en|«miu; Cette affection est elle-même sympton^alique d'autres maladies incurables. Que la malade évite autant qu'elle pourra les causes provocatrices, qu'elle adopte le régime homœopalhique , et qu'elle prenne des remèdes suivants chaque soir pendant 4ine semaine : ce sont beli.f cale, carb.y nux vom, et sep.
Après avoir pris l'un de ces médicaments et suspçndu toute médication pendant une semaine au moins et être restée fidèle au régime, si les symptômes n'ont pas diminué, prenez de la même manière un des reiuèdes restant, et attendez ensuite comme avant. Mais si les symptômes s'améliorent, ne faites rien tant que l'amélioration continue, et s'ils reparaissent prenez le dernier médicament une ou deux fois de plus.
cAfin de dislingirer le meHlear des remèdes indiqués, coni|iarez .^s syniptômes appartenant âi la leucorrhée.
Ab^, ZT. — JDe là grossesse et de Mes suites , et des souffrances de raccouphement anormal**
pmdaatt la gr<»Messe. Pendant la durée de la gestaiiQj^, la femme d||ît considérer que les actes les plus fmiJes,^e sa part peuvent «xercer une grande influence sur Fa^enir et la* santé, et ajojtons^ sur Tétat mpral et intellectuel d'un être qui lui est attaché par les l(f ns^lçs plus intimes et les plus chers , ê(«e qui dpit attendre d'elle xomme mère, . et autant ^'il est eu son poufoir, une seconde coostiiutioH. Ainsi donc, pour atteindre à un tel but, il est du d^oic>d*uiie mère de faire la ]^\m grande attention à«sa nouj^rlture, ù ses vêtements et à fiexercice gui ^isiêd le ohcux^ , Noumfyre^T^Eiïfi doit adopter Ja. plus grande simplicité et s'abstenir des aliments/et des boissons stimulantes, coranîie tout ce qui tend' à augmenter T^excitabilité du sysifaae ner* veux. Elle évkcKa également de prendre trop de nourriture à la foisf ; car, il semble qi|e. la nature a voulu prévenir la plénitude en^ excès par les nausées ei les vomissements auxqjicls sont s^jyeites les femmes enceintes. Il n'est pas nécessaire non plus qu'elle serve ses goûts biiarres et sè§ appétits vôraces ; personne nïgtiqtSî qu?il en "résulte le plus ordinairement des indigestions, des coliques et même des étals convulsifs. Devrat-ou, à plus forte raison, s'opposer à l'usage contre nature de' la chaux, de la magnésie, du café grillé, etc.
Vêtements,— Elle doit s'habiller selon la saison, et n'avoir aucun lien qui fatigue la taille ou toute autre partie du corps ; les habillements auront plutôt de l'ampleur et une cerlaine laxité dans les attaches. Les corsages serrés sont on ne peut plus dangereux. L'expérience démontre, en effet, que la plu-
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part des souffrances de l'enfant et de la uièrc proviennent de la compression continuelle et forcée de Vabdomen durant la gestation. Il n*y a pas de doute que le plus grand nombre de difformités n'aient leur origine dans la vanité ef les prétentions excentriques des mères.
Exercice, — Quant k l'exerdce, nous ihivons déjà dit.ici « il est nécessaire pendant Tétat de grossesse. Cehii qu'on devra préférer sera la promenade à pied et au grand air; car il n'en est pas qui mette plus en action les muscles du eorps. Gepen*^ dant il ne faudra pas le prendre immédiatei^ent «près que le travail de la digestion sera commencé; le moment le plus convenable est deux ou trots heures après avoir pris un modeste diner, soit pendant un temps doux dans la journée ou vers le soir; on évitera avec soin l'humidité de la nuit eu ne rentrant pas trop tard chez soi. La promenade en voiture ou à cheval est un exercice passif qui convient peu ; et en outre il offre trop de chances pour des accidents qui peuvent, être graves par eux-mêmes , et parce qn^il est précisément l'oc-^ casion de mille frayeurî». On mettra un égal soin à éviter les ]m)menades trop longues, engagées par un temps trop intertain, la danse, la course, l'emploi d'efforts pour sbulever des poids trop lourds, etc. L'avortcment ou l'acconchément pré- * mature sont la suite de ce genre d'imprudence. On respirera un ajr pur, et la chambre à coucher sera grande ol fréquemment ventilée. Il faut conserver la tranqnilKté d'âme sûr toute chose; il est nuisible d'occuper trop sérieusement son esprit , comme aussi de passer de longues veillées.
Quoique la grossesse soit un état parfai:ement naturel , il n'en est pas moins troublé ({uelquefois par des désordres qui proviennent, soit d'une organisation imparfaite, soit des suites des divers traitements qui ont été subis. Il n'est donc
AlO MALANtS LES PLUS OEDlNAtRES.
pas inutile de faire connaître les naoyens de remédier à ces
déviations de la santé pendant Téiat de grossesse.
Vertiges et wKud de tète. Quelquefois , dès la seconde semaine , mais généralement dans la troisième après la conception, la femme ressent dans la tête une étrange sensation de'plénilude ou de pesanteur, qui ^'accompagne d'enganrdissement, et d'une sorte d'inaptitude pour tout mourement Si ces effets de la sensibilité augmentent , il s'ensuit une certaine légèreté de la tête» avec vertige, principalement le ma*tin , un étourdi^ement avec obscurcissement de la vue en s'arrêtant ; et en même temps scintillation devant les yeux; assoupi^ement ou un état opposé; céphalalgie avec pe§aDteur de tête pu de la ni^que ; disposition à se laisser tomber en avant si l'on s'arrête ; palpitations du cœur, nervosité générale, etc. A ces symptômes viennent s'ajouter, dans quelques cas,.des fadeurs d'estomac ; l'appétit varie sqr toute chose et diminue ; l'odeur des alimeqis qu'on prépare inspire du dégoût; la vue des provisions pour la table excite des nausées; les mets que la malade préférait à tout lui font oaal , et les choses pour lesquelles elle n'ayait aucun goût sont celles qui lui plaisent et qu'elle mange avec avidité. Il est rem^r- . quable que ces désirs et ces répugnances ne résultent pas de l'expérience du momept , mais bien des caprices du goût. — La langue est généralement recouverte d'un enduit jaunâtre avec iiq |^u de rougeur sur les bords et à la pointe. La bouche s^ rem(4it d'une salive sans saveur.
Il n'y a peut-être pas un seul cas de grossesse qui réunisse tous ces symptômes, mais tous en présentent quelques uns qui sont plus ou moins prononcés ; on rencontre aussi des femmes qui passent tout le temps de la gestation sans que leur santé en soit troublée par rien d'extraordinaire.
Acon, j vertige en se levant étant assis, comme par ivresse, et
MALADIES DES FEfiIMBS. (^11
comme si Ton allait tomber; faibles^ eii se levantd'uneposition couchée, avec obscurchsement de la vue ; congestion du sang i la tête avec battement , et pression sur la région du front ; douleurs sonrdes à la tête; yeux rouget et étincelles, avec crainte de la lumière ; taches noires devant les yeux. Ce remède convient principalement aux personnes pléthoriques et d*an tempérament nerveux.
BelL, vertiges avec chancellements et tremblements ; stupeur avec perte de connaissance^; plénilude de la tête avec bruissement dans les oreilles, et crainte de tomber; le bruit irrite; pesnnteur et pi^ession sur la tête, dans le front et dans les yeux ; douleurs expansives dans la tête, avec violent battement des carotides ; injection des yeux , avec tremblement des paupières et rougeur de la face ; éclairs devant les yeux ; double vue des objets. Les symptômes qui réclament remploi de belL éprouvent généralement de l'aggravation le matin et répugnent au mouvement.
Nux vom, , vertiges et embarras de la léte ; étourdissement avec obscurité de la vue, et bourdonnements d'oreilles; douleurs déchirantes , tractives et tressaillantes de la tête , doubleurs périodiques; souffrances de la tête particulières à la grossesse, avec constipation ; dégoût pour les aliments accompagné de saveur insipide, ou acide , auière et putride de la bouche. Ce remède convient aux personnes vives, violentes, principalement si elles mènent une vie sédentaire , et sont habituées au café. Les souffrances s'aggravent généralement le matin , après Texercice et au grand air.
Op, , vertige en se levant ; vertige avec stupeur, comme après une débauche ; sommeil imparfait, avec léthargie et face bouffie; illusion de Timagination.
Plat, y le mal de tête qui augmente graduellement et cesse de même; mal de tête^ causé par une vexation ou un
accès de colère ; expuition» de salive fade ou douceâtre. Les souffrances, chez les fendes nerveuses et hystériques , s'aggravent par le repos et s'améliorent par le mouvement.
Puh,^ vertigQ^ devient pire en 8*arrêtant, avec une cécité momentanée, chancellement et crainte de tomber ; mal de tête onilatéral ; douleurs polsatives et lancinantes dans la tête ; mal de tête sympathique d^ l'estomac; mal de tête tous les jours; les souffrances sont^ivies fréquemment de l'engourdissement des membt^s, et sjtaggraveut généralement le soir et avant minuit. Ptds, convient particulièrement aux personnes d'un caractère doux et facile.
IVflAisées» Tomiiseinents^ craehemenUi» etc. — Ces indispositions $i communes >à Uétat de grossesse commencent habituellement vers la^xième. semaine et se prolongent, avec plus ou moins de force, jusque dans le cinquième mois. Après cette époque elles cessent généralement, mais pour reparaître sur la fin de la gestation , dans quelques cas, à la suite de la plus légère provocation. Les nausées et les vomissements ont lieu communément lo^matin, dès que la malade se lève, et la fatiguent deux ou trois heures dorant. Après bien des efforts, elle rend plein la bouche des mucosités d'un goût quelquefois tellement aigte, que les dents en sont agacées. Les aliments sont rarement rejetas, mais les vomissements amènent souvent une grande quantité de bile.
A cette occasion, nous noterons aussi le crachement d'une salive écumeuse et une salivaiion plus forte qu'à l'ordinaire dont s'accompagne si souvent la grossesse. Quelquefois cette salivation devient encore plus abondante et est suivie d'aigreurs et de déjections d'eaux de l'estomac.
Ars. est utile lorsqu'il survient dés vomissements excessifs après avoir mangé ou bu,' s'il y a défaillance, grande faiblesse et maigreur considérable.
Ipec. , vomissements violents avec douleurs au creux de Testomac; langue sale; vomissement de bile ; vomissement avec soif; perte d'appétit et relâchement du ventre.
Nat, mur. , dans le cas opiniâtre de déjections d^eaux de l'estomac ; griffement au creux de l'estomac, qui est douloureux au toucher; acidité de l'estomac; salivation ;*'f)erte du goût et de l'appétit.
Nux. txm., vomissement avec vertige; impatience, mauvaise humeur; vomissement d'un mucus aigre; goût amer de la bouche; nausées continuelles; aigreur; écoulement d'eaux; hoquet; sensibilité douloureuse de l'estomac avec pression comme par une pierre.
Puis., langue couverte d'un enduit blanchâtre ; nausée insupportable avec envie de vomir ; vomissement d'un mucus aigre et d'aliments; nausées venant de la gorge et de la bouche ; éructations acides, amères on rapportant le goût des aliments ; goût amer ou aigre de la bouche après avoir mangé; nausée après avoir mangé ; salivation ; écoulement d'eaux de l'estomac ; hoquet ; pulsations ap creux de l'estomac ; envie fréquente d'uriner.
Démangeaisons. Durant les premiers mois , quelquefois même jusqu'à la fin de la grossesse, les femmes sont fatiguées et tourmentées par des démangeaisons insupportables des parties génitales. On les attribue généralement à une augmentation dans la sécrétion de ces parties. Le mucus sécrété acquiert de l'âcreté ; une efflorcscence aphtheose, semblable à cdle qu'on remarque chez les enfants, se manifeste sur la surface interne des grandes lèvres et dans les parties voisines ; elle pénètre quelquefois jusqu'à la hauteur et dans la direction de la matrice. Dans d'autres cas, les aphthes sont remplacés par une très grande irritation des tissus qui prennent une couleur cuivrée et présentent comme de petites déchirures. De toutes
/ïi& MALADIBS LES PLUS ORDINAIRES.
ces surfaces, tourmentée par une irritation particulière, il s'échappe constamment une perte aqueuse viciée qui, lorsqu'elle s'accumule, s'accompagne d'un prbrit indomptable. Cette maladie n'attaque pas seulement ta femme enceinte, elle visite même celle qui ne l'est pas. Elle y est, toutefois , plus sujette durant la gestation et s'amende pendant les règles.
De fréquentes ablutions d'eau oA*ent un puissant moyen de soulager le? malades et de préparer la gtiérison.
Les principaux remèdes sont : Bry.^ carb, veg,^ iycop*$ ptUs. , sep. et sil.
Dans la variété aphlheuse on donne la préférence à carb. veg. et h siL
Dans la chaleur et la sécheresse dés parties à bry, et lycc^.
Lycop. s'adapte principalement s'il y a un écoulement blanc ichoreux avec ou sans expulsion de vents des parties.
Puis., à chaque variété de la maladie, surtout si elle a lieu sur le déclin des règles.
Sep. , si les démangeaisons sont violentes avec inflammaticm et engorgement des lèvres ; leucorrhée corrosive avec pression en bas et excoriation de tissus.
4fin de faire cesser promptement cette inopportune maladie dails son symptôme proriteux, on pourra se laver de temps en temps les parties avec une sohttidn légère de borax.
JUgréars et écoulement d*eaax.Ces deux affections coïncident en général, et il i\*esi pas de périodes de la gestation où elles ne puii^seht avoir lieu. Quand elles paraissent dans les premiers mois, elles s'accoiiipagnent de nausées ; quoiqu'elles re manifestent généralement aussi dans le dernier terme, elles ne sont jamais plus fatigantes qu'après que Tenfant a remué.
L^s malades se plaignent de chaleur dans l'estomac qui se
MALADIES DBS FEMMES. il\5
porte Tcrs les parties hautes ; éractations très acides ; douleurs crampoides au creux de restomac ; écoulement d'un fluide fade ou amer^qui est quelquefois chaud et si acide, qu*il excorie la gorge et la bôriche. Les souffrances sont pires après les repas, et l'eau louniè fréqueuMneHt à Féigre et est régurgitée immédiatement après avoir bu,
Nux. vom,^ phosph. acid, , puis, et sulph. sont les remèdes qui conviennent dans cet état de l*estomac. — Voyez à l'une des précédentes pages fce qui est dit des namées et vomissements.
Phosph, acid. est le remède spécialement utile dans ce cas.
Constipation. La constipation accompagne très fréquemment la grossesse. On y remédie en général par Texercice et nn régime alimentaire composé plus particulièrement de végétaux, ainsi que par une abondante boisson d'eau froide. Mais, si cela ne suffit pas, donnez by^y. , lycop. , nux. vom. , puis. , op. ou sulph.
Diarrliée. La diarrhée n'est pas aussi commune que la constipation dans la grossesse, mais elle est beaucoup plus grave ; il ne faudrait pas qu'elle durât longtemps. Elle dépend fréquemment de quelque cause accidentelle dont l'éloignément la fait cesser presque aussitôt.
Les meilleurs remèdes sont : Ant. crud., dulc., bjcop. et sulph.
Mal de dents. L'odontalgie est l'affection la plus commune qoi paraisse dans la grossesse, elle en est quelquefois l'un des premiers symptômes. Elle peut exister pendant tout le temps de la gestation, mais habituellement elle se manifeste par paroxysmes et par intervalles plus ou moins longs. Elle se fait sentir dans une ou plusieurs dents tarées, ou dans une dent parfaitement saine, ou dans une partie de dent. La douleur
participe de la nature de la névralgie. Avant de songer à extraire une dent, dans ces circonstances, il faut consulter on médecin.
Les remèdes qui réussissent le mieux sont : Accm.y bell. , calc.^ ckamom.^ nux vont, , puis, et staph.
VaricM. Cette maladie consiste dans la dilatation et la distension des veines ; cUe n*est point exclusive à Tétat de grossesse ; elle existe en tout temps chez la femme, et quelquefois aussi chez l'homme. Mais comme celte maladie se rencontre fréquemment chez la femme enceinte , on doit considérer qu'elle est presque particulière à cet état. £lle se montre rarement dans la première gestation, mais on la remarque beaucoup plus souvent dans les grossQsses subséquentes. Les veines variqueuses se font remarquer généralement vers les chevilles .et peuvent s'étendre à la jambe jusqu'au genou , mais quelquefois aussi ces veines couvrent toute ['extrémité. L'affection peut être limitée à une seule jambe, comme aussi occuper les deux. L'état variqueux existe avec ou sans Tœdème, ou gonflement général des pieds et des extrémités inférieures.
Les veines variqueuses sont généralement superficielles, et prennent d'abord une couleur rougeâire ; plus lard , elles prennent une couleur bleuâtre plombée et sont plus gonflées ; elles deviennent bosselées , nouées. Elles acquièrent plus de grosseur lorsque la malade se tient debout ; elles diminuent lorsqu'elle reste couchée.
Quand cette aflieciion est légère , elle n'est point douloureuse ; mais si elle augmente elle le devient , et enfin les veines peuvent se crever et le sang s'épancher sous la peau , et même se faire jour extérieurement.
Comme la maladie est produite par une cause en quelque sorte mécanique, après la délivrance, la pression exercée sur
MALADIES DES FEMMES. Uil
les veines irexistatu plus , tout rentre dans l*état naturel , et rengorgement disparaît.
Si la distension est très prononcée et que la maladie soit très douloureuse, il devient nécessaire pour la femme de rester étendue. Si elie est obligée de se tenir sur ses pieds , on pourra lui donner quelque soulagement en lui appliquant à la jambe un bandage ou en lui faisant porter un bas lacé. Si le bandage ou le bas lacé ne su&ait pas , il con* viendrait d'appliquer le matin un bandage plus serré en commençant par TorteiKet progressivement jusqu'à la partie la plus supérieure de la jambe , jusqu'au genou.
£n aide des moyens mécaniques que nous venons de faire connaître , on pourra employer avec succès les remèdes sui* vants : Arn. , lycop,,nux vom. eipuls.
Hénorrhoïdes. Quoique cette maladie ne soit, en aucune façon, particulière à la grossesse, cependant il arrive souvent que certaines femmes en sont atteintes à cette époque, à cause de la pression qui s'exerce sur l'utérus, et l'état de torpeur où sont tenus les viscères abdominaux.
Les hémorrhokles consistent dans une ou plusieurs tumeurs vasculaires situées à l'anus. Lorsqu'elles ont acquis quelque importance elles sont déjè d'une certaine grosseur, et forment à l'anus des bourrelets en forme de grappes. Elles ont une couleur bleuâtre, erjbUes sont très douloureuses, surtout au toucher. Lorsqu'elles occupent la partie la plus inférieure du rectum et qu'elles sont dans l'anus, on les appelle hémorrhoîdes internes , et lorsqu'elles sortent on les appelle hémorrhoîdes externes. Si elles ne laissent échapper aucun liquide, si elles sont sèches, elles sont dites borgnes. Dans le cas contraire, elles sont dites fluantes.
Celui qui est sujet à cette affection et qui en souffre de temps en temps, ne devra rester ni longtemps assis, ni loag-
tismps debout ; il prendra un grand exercice , boira de l'eau fraîche avec profusion , et devra s'abstenir des aliments trop riches en sucs nutritifs et des boissons stimulantes. Pendant les douleurs paroxysmales des hémorrhoîdes la femme restera étendue, et choisira la position <)ui lui conviendra le mieux.
Comme application locale , la femme usera avec avantage d*une serviette pliée et trempée dans l'eau froide, application qu'elle renouvellera selon le besoin. Elle pourra également se servir^ en forme d'embrocations , d'huile douce ou d'un mucilage quelconque: C'est ainsi qu'elle pourra se donner un soulagement passager. Mais elle ne peut espérer un bénéfice plus durable qu'en s'adressant aux remèdes suivants , qui seront administrés selon la convenance des symptômes: Acon,^ belLy ign.^ nuxvom,, sulph,
Acon. convient lorsqu'il y a hémorrhagie avec douleur sécante ou piquante et pression à l'anus , plénitude de l'abdomen avec pesanteur et colique, et douleur dans le dos comme par contusion.
BelLf lorsque l'bémon hagie continue plusieurs jours avec démangeaison à l'anus et souffrances en marchant ; tumeurs considérables avec pression sur les parties inférieures ; douleur dans le dos comme s'il était brisé. Bell, est principalement indiqué chez les malades qui ont fait abus de soufre pour prévenir une nouvelle attaque , ainsi que le prescrit la vieille école.
Ign. , constipation avec efforts impuissants d'aller ; descente du rectum; sortie des hémorrhoïdes pendant une évacuation avec perle de mucosités sanguinolentes ; douleur pressive après la selle; contraction spasmodique de l'anus ; démangeaison et cuisson à l'anus.
Nux vofn, convient soit dans les hémorrhoïdes borgnes ou fluantes; accompagnées de constipation et de fréquents efforts
MALADIBS DES nillIltS. &19
impaissanis poar la selle, avec sensation comme si Tanas était contracté ou fermé ; douleur brûlante et piquante dans les tumeurs, démangeaison à Tanus, épreintes douloureuses de l'abdomen ; tête congestionnée ; uripes fréquentes et douloureuses; aggravation après tout travail d'esprit et après le repas. Ce remède est particulier aux personnes qui mènent une vie sédentaire et qui font un tr^ grand gsage 4u café.
SulpLf lorsqu'il y a aliernativement constipation et diarrhée, sensation d'excoriation avec démangeaison etbrûlement à Tanus, descente fréquent^ d^s tumeurs; plénitude de la tête , aigreur^ d'estomac ; dyspepsie ; urines douloureuses ; diarrhée le niatin, avec pression et descente du rectum. Dans les cas opiniâtres, donnez nux vofn. et sulpk, alternativement le soir et le matin.
Donleim dmnm le eùié droit. Après le cioquièmQ 01019 de
la grossesse, quelques femmes sont prises d'une douleur profondément située dans le côté droi( sons les côtes. Cette sensation est un mal incessant qui s'accompagne de chaleur. La malade ne peut r^ter longtemps assise; la douleur est plus supportable après avoir passé une ou deux heures au lit. £lle ce^e généralement vers le huitième mois. Les petites femmes y sont particulièrement beaucoup plus anjettes dans leur pre-r mière grossesse.
Acon, , chamom. ou ptds. suffisent généralement pour faire taire les symptômes.
Crampes. C'est une affection très incommode qui se fait sentir et devient pire vers le quatrième ou cinquième mois , et plus tard sur la fin de la grossesse.
Les crampes se font sentir dans les muscles de l'abdomen, dans le dos, les hanches et les extrémités inférieures.
Pour les crampes des muscles de l'abdomen, prenez belL, hyosc.f nux vont, ou puis.
/i20 VALADIBS LBS PLUS ORDINAIRES.
Lorsqu'elles attaquent le dos, prenez ign. , op, ou rhus.
Les hanches, coloc^ graph. ou itram.
Les cuisses, hyoèc.
Les jambes, cale, carb. , ehamom. , ntor tY)m. , si c'est après minuit, ou sulp/u, si c'est le soir.
Les pieds, cale, carb.
lucMitfaeiMe «Tarines. Cette affection , fort pénible, se manifeste dans tout le temps delà grossesse, et peut-être est-elle plus commune dans les premiers mois. Si ce désir n'est pas satisfait tout de suite, Turine peut s'échapper involontairement. L'urine est fréquemment très dcre et d'une odeur forte.
Les meilleurs remMes sont : BelL , cin,, puls,^ silie. et stram.
Urfate» doiiiowre«a««b Cette affeotiou, lorsqu'elle est concomitante de la grossesse , réiShune l'emploi de coce. , phospk. acid.f puis. , nux vom. ou sulph,
UuMiuiies. Vers les derniers jours de la grossesse , plu* sieurs femmes sont tellement agitées la nuit, qu'elles ne peuvent dormir. Elles dorment cependant quelquefois, mais au moment de s'endormir, les jambes et le reste du corps sont saisis d'une telle agitaiioiiy elles sont obligées à un tel mou-> vement , qu'elles dissipent le peu de disposition qu'elles ont au sommeil. Quelques unes sont assez heureuses pour dormir un peu le jour.
L'exercice au grand air, sans fatigue, est le meilleur préservatif.
Si cela ne suffit pas , il faut avoir recours à belL , eoffi , hyose., nux vom, et op.
niéiAiieoiie* Sous cette dénomination , nous comprenons le désespoir, Thypochondrie, l'abattement d'esprit.
Sans entrer dans le détail des symptômes à ce sujet, nous
dirons en on mot que l'esprit dans un état aussi malheureux voit toujours les choses sous une mauvaise couleur et à travers un milieu défavorable. Dans cet état , la femme réalise dans ses propres sensations tous les symptômes pénibles dont elle entend parler, et s*étonne même qu'elle ne soit pas plus malheureuse. Des conmières et des- amis légers contribuent involontairement à augmenter cet état de souffrance , en lui rapportant toutes swtes d'accidents et de malheurs.
Acm,, si la crainte de la mort prédomine, et si cet état malheureux de Tesprit a été causé pair la frayeur.
Aur., mélancolie avec désir de mourir; désir insurmontable de pleurer; angoisses de l'esprit qui portent au suicide ; désespoir; faiblesse de la mémoire et des facultés intellectuelles.
BelL^ grande agitation, Inquiétude, la nuit; frayeur avec disposition à s'enfuir ou à se cacher ; peur des revenants ; rire involontaire et disposition à chanter ou à devenir furieuse avec rage; crainte de faire un effort; illusion des s^s et visions effrayantes.
Puh.y tristesse et larmes; douloureusement préoccupée d'une foule de petits soins; sensibilité an creux de l'estomac; insomnie ; céphalalgie; aigreurs d'estomac; elle reste dans une humeur taciturne, eUe entoure ses genoux avec ses mains et dit des choses folles ; elle est capricieuse et se refuse à la conversation.
Sulph. , abattement d'esprit avec grand intérêt pour les sujets religieux; désespoir de se ^au ver; oubli des noms propres, spécialement des mots dont elle veut se servir; disposition à la colère.
Évanouissemeiit et ftccldents bystérlqueSé Ces affections peuvent avoir lieu durant toute la grossesse, mais ils se manifestent particulièrement vers l'époque où l'enfant com-
Uii MALADIES US PLtS OBDINAIftES.
mence à remoer. Les femmes robustes en sool aitaqoées, mais 000 pas aussi sooveol que les femmes délicates et oer- Teoses. Lai malade éprouve d*abord une seosation de langueur avec dîsposîtioo au bâillement. Tout paraît tourner autour d'elle. Obscurcissement de la Tue ; bruissement et tintement des oreilles; pâleur de la face ; soupirs et insensibilité. Il n'y a pas, comme dans les attaques d'épilepsie, de mouvements convulsifs^ la voix n'est pas étouffée et la malade ne se mord pas la langue.
Ces affections peuvent être causées par la frayeur, la colère ou un saisissement quelconque. Quelquefois même elles ont lieu sans aucune cause d'excitation extérieure.
Acon. , chamom. ou ign, , si elles sont causées par un accès de colère ou par la peur.
Bell. , lorsqu'il y a congestion du sang vers la tête avec face bouffie ; chaleur de la tête avec froid des extrémités.
Ign,^ lorsqu'il y a céphalalgie interne, nausées et défaillance ; frissons avec pâleur de la face. La malade ne peut supporter ni la lumière, ni le bruit ; distension de l'abdomen. Si cet état dure et se répète, faites dissoudre quelques globules àHgn, dans de l'eau, et donnez-en à la malade deux cuillerées à café toutes les dix minutes jusqu'à ce qu'elle soit mieux.
Puis. , lorsqu'il y a disposition à pleurer, et chez les perr sonnes d'une grande susceptibilité nerveuse.
Ménorrhasle OU perte de sang pendant la grossesse 00 pendant les couches. Les moyens ordinaires se montrent ici presque toujours nuisibles, même quand ils soulagent momentanément Par exemple, l'eau froide, qui se montre efficace pour un moment, ne tarde pas à produire l'inflammation : c'est pourquoi ce moyen est particulièrement dangereux pendant les couches ; les frictions éthérées occasionnent fré-
quemment des attaques de nerfs; l'alun détermine des indurations ou autres mauvaises maladies ; la créosote donne des ulcères, etc. Le tamponnement ne sert de rien ; il ne fait que mettre une digue au sang, car Thémorrhagie ne s'arrête pas : elle se continue à l'intérieur. Les hémorrhagies foudroyantes qui surviennent immédiatement après l'accouchement, avant l'arrivée du médecin, seront arrêtée^ le plus sûrement par sec. corn., à la dose d'un demi-grain tous les quarts d*heure, jusqu'à ce qu'elles cessent. Voilà pourquoi il faut toujours avoir à sa disposition ce grand remède, pendant qu'on assiste une femme en couches.
Dans cette grave circonstance, il est essentiel ^ue la femme reste étendue, qu'elle soit tranquille de corps et d'esprit, et qu'il règne autour d'elle le plus profond silence. Lorsque l'hémorrhagie se renouvelle, il convient de faire une forte ligature à la partie supérieure de la cuisse avec une serviette, et mieux encore avec un foulard ; on en appliquera une seconde au bras. Il sera avantageux de faire prendre à la malade quelques cuillerées d'eau froide; et si la figure commence à pâlir et qu'on craigne un évanouissement, donnez quelques gouttes devin pur, mais seulement quelques gouttes à la fois. Le vinaigre en olfaction a aussi son avantage, et dans beaucoup de cas on s'en sert utilement en friction sur le nez, les tempes et autres parties ; mais il ne faut pas faire comme cela se pratique ordinairement, s'en servir en trop grande quantité ; il suffira d'en prendre tout au plus une cuillerée à café dans le creux de la main, et d'y tremper les doigts pour ensuite faire les frictions convenables : c'est le moyen d'éviter à la malade l'impression trop forte du vinaigre, qui, dans ce cas, peut avoir des inconvénients. — Dans les hémorrhagies chroniques des femmes d'un certain âge et hors d'état de couches, il est indispensable de défendre pen-
k*2k MALADIES LB8 PLUS OEDINAIRES.
dant un an Tusage de boissons chaudes; par contre, ou prescrira Tusage du Jait froid quatre ou cinq fois par jour. Mais la circonstance est toujours assez importante pour faire intervenir un mcdccin boinœopathe.
Pendant la grossesse ou après la déliTrance» on emploiera avec avantage la teinture de cannelle, — une goutte étendue danS une demi-tasse d*eau, après l'avoir remuée ; — on en prendra une cuillerée à café toutes les fois qu'il y a aggravation. Ce remède sera encore utile dans le cas où l'héuiorrbagie serait la suite d'un effort, ou après avoir porté un fardeau, soit aussi après avoir étendu trop fortement les bras, ou fait un faux pas. SI l'on n'a pas de la teinture, on fera macber un peu de cannelle. Si ce moyen ne réussit pas assez promptement, donnez arn.
Dans le cas d'une hémorrhagie continuelle très abondante, particulièrement chez les femmes enceintes cbez qui les règlesoi'ont pas été suspendues, avec des douleurs sécantes autour du nombril, forte pression qui porte sur la matrice et l'anus, avec froid et frissons de tout le corps, avec ondée de chaleur à la tôle, faiblesse très prononcée et envie de rester couchée, donnez ipec, et ensuite om. Lorsque ces symptômes sont accompagnés de douleurs semblables à celles de l'accouchement et ne s'amendent pas après un quart d'heure, donnez chamom. , et voyez en même temps ce qui est dit au su* jet de ce remède quand les règles sont très abondantes. — ie remède principal dans les hémorrhagies qui peuvent suivre l'accouchement est ipec.
Lorsque le sang sort en grande abondance et est d'un rouge foncé, s'il est accompagné de douleurs pressives dans les reins, de céphalalgie et principalement dans les tempes, avec la sensation comme si la tête allait éclater, donnez bri/, , ou croc.
MÀLADIBS D£S FEMMES. 1x25
Chin. est au remède essentiel dans les cas les pins graves de ménorrhagie, lorsqu'il y a pesanteur de tê(e, vertiges, perte de connaissance et somnolence; lorsqu'il y a faiblesse soudaine, défaillance, froid des extrémités, pâleur de la face, mouvements convulsifs de la bouche, contorsions des yeux, ou si la face et les mains deviennent bleues, ou si Ton éprouve des tressaillements isolés dans tout le corps ; on peut en même temps frictionner légèrement le bas-ventre, ou appliquer sur les parties des compresses vinaigrées, et ensuite donner quelques gouttes de vin. On doit aussi faire emploi de ce médicament lorsque le sang s'échappe par intermittence et avec spasmes, si les douleurs dont ces symptômes s'accompagnent ressemblent aux douleurs d'accouchement et se portent sur Tanus, et si Thémorrhagie augmente de plus en plus. On l'emploiera pareillement lorsque les symptômes s'accompagnent de coliques, d'un besoin fréquent de ren* dre ses urines, et d'une tension sensible du bas-ventre. En général, ce remède est bon lorsqu'après l'hémorrhagie il reste encore quelque souffrance. On peut aussi prendre d'une décoction de la racine du roseau odoriférant.
Byosc, convient dans les douleurs semblables à celles de l'accouchement avec tiraillement dans les cuisses ou les reins ; lorsqu'on éprouve une chaleur générale avec pouls accéléré ou plein, avec gonflement des veines du dos des mains on de la figure; qu'il y a grande inquiétude, agitation excessive, tremblement dans tout le corps ou torpeur des membres, perte de connaissance, trouble de la vue, délire et soubresauts des tendons ou des extrémités, secousses et mouvements brisés des membres, alternées avec roideur des articulations.
Bell.^ lorsque le sang qui se perd n'est ni trop clair, ni trop foncé, et qu'on éprouve une pression aux parties gèni*
taies, comme si tout allait sortir, avec douleurs violentes dans les reins, comme de brisure, et accompagnées d'autres symptômes qui sont mentionnés à Tarticle Avortement.
Plat, est prescrit quand Thémorrhagie reconnaît pour cause une violente émotion, que le sang est foncé, épais^ mais sans être caillé ou coagulé ; la douleur des reins n*est point comme s'ils étaient brisés, mais c'est plutôt des pincements ou élancements qui se portent sur la région ombilieale^ qui compriment les parties internes et rendent Tappaireil génital très sensible et exaltent les appétits.
Ferr. «ctf^ convient lorsque le sang est tantôt noir et caillé, tantôt clair et liquide, accompagné de douleurs comme d'enfantement, avec la face rouge, pouls ordinaire ; après ferr. , chin. convient souvent. Si le sang est très noir et coagulé, et que les remèdes indiqués %ie suffisent pas, prenez un peu de safran entre les doigts, broyez et donnez à sentir; ou même il vaut mieux donner croc. 1/3.
Aecoaelieinciit prématuré. — Avortemcnt. On peut prévenir l'accoucbement prématuré, même après que l'bémorrhagie s'est déclarée et que les douleurs d'enfantement ont déjà commencé; et si ce n'est plus possible, on peut encore calmer les souffrances et rendre supportables les suites fâcheuses de cet état. Tout cela dépend de la cause qui occasionne l'avortement; c'est quelquefois un cas d'une grande gravité. Par les procédés allopathiques, cet état ne peut que s'aggra^ver, parce que la vieille école ne connaît pas, à proprement parler, de remède qui lui soit rationnellement applicable.
•Lorsque, chez une femme enceinte, il se déclare des douleurs qui portent en bas, ou si ce sont réellement des douleurs d'enfantement, accompagnées d'une petite hémorrbagie et de mucosités, qu'on s'informe d'abord de la cause ;
si c'est un coap reçu, ou un effort pour lever un fardeau trop lourd, ou la suite d'une forte et soudaine extension des mem* bres, ou d'une chute ou quelque autre secousso violente, on donnera am. avec succès. Si cela dépend d'une forte émotion, voyez, à cet égard, l'article qui est relatif à t'influence du monki. Plus tôt on donne le remède , mieux ça vaut.
Contre les violentes douleurs, chamom. avant tout autre remède; pontre un état hémorrbagrque très actif, ipec. ; contre la constipation chronique, nux vont, ; et si elle n'agit pas, bry.
Ckamom, est particulièrement indiquée dans les tranchées violentes qui se portent des reins dans les hypochondres jusque vers le milieu du ventre, avec le besoin senti de pousser une selle ou d'uriner ; ces douleurs sont périodiques et ressemblent ^ des douleurs d'enfantement, et ne tardent pas à être suivies de perte de sang, où l'on remarque quelques caillots.
BelL convient dans les douleurs pressives et violentes, avec tension dans tout le bas-ventre, particulièrement vers la région inférieure, avec une sensation de contraction ou de gonflement, ou en même temps avec une pression en bas, comme si les parties génitales allaient sortir, symptôtne caractéristique de belL ; on ressent comme une douleur de brisure, de luxation, dans les reins ; face rouge ; stupeur ; chaleur vers la tête; soif; palpitation. La perte n'est ni très noire, ni très rouge.
Byo8€. répond à l'état de spasme, avec des mouvements saccadés et convulsifs, accompagnés de roideur dans tout le corps , avec perte de connaissance ; il y a en même temps hémorrhagie d'un sang rouge fluide , plus forte pendant les spasmes.
Ipec. répond au même état de spasme, mais sans perte de
428 MALADIES LES PLUS OUf IN AIRES.
connaissance, avec douleur sécante autour du nombril, lorsque le flux de sang est accompagné de pression vers les partics génitales. Plat, et cin. conviennent quelquefois dans ce cas, surtout s'il est lié à d'autres souffrances qui en réclament l'emploi.
Sep. , donné en deux doses, prévient ordinairement Tavor* tement, lorsqu'il y a une prédisposition liée à un état de pléthore. Nux mosch, est connue depuis longtemps , parmi le peuple, comme un remède abortif, et mérite sa réputation en homœopatbie.
Administration deê remèdes. — A la première apparence des symptômes précurseurs de Tavortement , la malade se tiendra tranquille ou gardera le lit , éloignera de son esprit tout motif d'excitation , et vivra d'un régime modéré. On choisira le remède approprié aux symptômes, et s'il n'y a pas d'amélioration après quelques heures ou le jour suivant, à la suite de la première dose, il la répétera. Si , après cette seconde dose, il n'y a pas encore d'amélioration, il faut chercher un autre remède. S'il y a du mieux , abstenez-vous du remède tant que le mieux durera ; si les symptômes reparaissent , répétez le dernier remède encore une fois avant de recourir à un troisième médicament. — Si les symptômes sont intenses et la perte abondante, dissolvez environ dix globules dans un verre plein d'eau et donnez-en une cuillerée toutes les demi-heures ou plus souvent selon la nécessité^ «n espaçant les cuillerées au fur et à mesure de l'amélioration , et cessez toute médication avec la cessation de la perte.
Douleurs vaines de l'aceoncliemeiit. Lorsque ces douleurs sont trop violentes et portent an désespoir, donnez eoyf.en dilution, par cuillerée à café; si ses effets ne suffisent pas, ou ne sont que momentanés , donnez acon. ; lorsqu'on même temps il y a besoin constant d'aller à la selle , don-
nez nux vont, ; s'il ne suffit pas, chamom, ; et si ce dernier n'amène pas de soulagement au bout d'une heure , belL
Lorsque les douleurs sont prématurées, c'est-à-dire lorsqu'elles ont lieu avant l'époque , et que l'accouchement ne s'eQeclue pas , donnez nux vont.
Si ces douleurs sont trop faibles , donnez puis. ; si elles s'arrêtent subitement, et qu'elles soient remplacées par des symptômes pires, comme tremblement, sommeil lourd avec ronflement, donnez o/}. ; dans les cas où cette gravité ne s'observe pas, on peut administrer un peu de cannelle, ainsi que cela a été reconunandé à Tarticle MénorriMi^e.
Gardez-vous de faire usage du seigle ergoté^ qu'on donne ordinairement à fortes doses, qui tue quelquefois la mère et l'enfant, ou les livre à des maladies de langueur (1). Si, dans les faibles douleurs d'enfantement, puis, se montre inefficace, donnez alors sec, corn., préparé homœopathiquement. D'ordinaire , l'accouchement ne tarde pas à se faire ; sinon , répétez le même remède une heure après.
Les douleurs consécatives à l'accouchcment sont fréquemment occasionnées par les drogues qui ont été employées à haute dose pendant le travail, ou par suite d'un accouchement prématuré et forcé par l'impatience du médecin ou de l'accouchée , lorsqu'ils n'ont pas laissé à la nature le temps d'employer ses propres forces. D^aulres fois , ces douleurs proviennent de l'extraction trop précipitée et violente de l'arrière-faix , ce qui se pratique d'ordinaire, soit dit à la honte des médecins et des sages-femmes ; on sait combien ces cas sont graves. On peut laisser l'arrière-faix jusqu'à vingtquatre heures sans inconvénient; il est bien que cette expulsion ne se fasse pas vite , et qu'elle s'accomplisse naturelle-
(I) Voyez Bulteiin de l* Académie de médecine y t. X , p. 565.
&30 MALADIES LCS PLUS OEDINAIRSS.
ment -** La plupart des maladies graves qui suivent ces accouchements laborieux , ces aOections de la matrice devenues si fréquentes , ces souffrances hystériques , ces 6èvres lentes qu'on attribue au lait , etc. , sont consécutives à des manœuvres contre nature , et ne reconnaissent pas d'autres causes.
Lorsque ces douleurs consécutives à un accouchement naturel sont modérées et supportables, il n'y a rien à faire, car elles sont salutaires, et il vaut mieux qu'elles se fassent sentir un peu que trop peu. Mais plus ces douleurs sont courtes et faibles, plus facilement aussi l'accouchée peut tomber malade. Si elles sont violentes à Ôtertoot repos, donnez alors coff. une couple de fois, ensuite cam, ; si une heure après il n'y a pas amélioration, chamom. et même nux vom. Puis, convient particulièrement quand les douleurs durent longtemps ou qu'elles reviennent plusieurs jours de suite.
Si, à la suite d'un accouchement difficile, la femme éprouve des douleurs intenses dans les hanches, aux reins, et qu'elles soient persistantes , en s'accompagnant de céphalalgie violente, donnez hyperic.
Lorsque l'accouchée reste dans un état de grande faiblesse, si elle a eu plusieurs enfants qui sont venus successivement plus petits et plus faibles, ou si elle n'a rendu qu'une môle , et lorsqu'en général les couches sont suivies d'une faiblesse extraordinaire, donnez alors sec. corn, : c'est le remède par excellence pour remédier aux souffrances consécutives. — On pourra l'employer également avec succès lorsque la nouvelle accouchée se plaint d'une sensation de brûlement et ne peut supporter la moindre chaleur; si» au contraire, en éprouvant ce broiement, la chaleur soulage, donnez ors.
JLoehle». C'est cette perte qui suit nalureUement la délivrance : si elle n'offre rien de particulier, il n'^ a rien à faire ; la nature y pourvoit.
JVlais si les lochies durent trop longtemps, qu'elles* soient rouges et copieuses , donnez acon, dans de l'eau , le soir et le matin, deux jours de suite. Mais si cela ne suffit pas» cale, carb. deux fois, à Tétat sec. Si cet état dure, consultez les remèdes pour les perles qui suivent la délivrance.
Bry, pour la suppression des lochies avec mal de tête ; plénitude et pesanteur de la tête , avec pression du front et des tempes, douleurs battantes dans la tête, après. le mouvement; mal de reins avec émission rare d'urines chaudes. Donnez une dose du remède, attendez alors une demi-journée, et s'il n'y a pas de mieux, répétez-la une fois.
Plat, y si la suppression résulte d'une émotion morale, avec sécheresse et sensibilité exaltée des organes sexuels.
Puis, , si la suppression est soudaine, par suite d'une cause accidentelle avec exacerbation fébrile , avec ou sans soif; céphalalgie semi- latérale; oppression de poitrine; chaleur partielle des parties supérieures du corps , avec froid aux pieds ; désirs fréquents d'uriner ; aggravation des symptômes le soir, et amélioration le matin. Ce remède convient aussi en cas de diminution des lochies , si elles ne sont pas entièrement supprimées.
Rhus , pour une variété de lochies anormales , si elles sont de mauvaise nature, noires et aqueuses, avec élancements dans le rectum; douleurs aiguës lancinantes à travers la tête; l'état de la tête est pire , étant couché , et mieux , après être levé.
Montée da lait. La montée du lait se fait le troisième jour, quelquefois plus tôt, quelquefois plus tard. Avant la forma* tion du lait, les seins se gonflent tantôt moins, tantôt plus , çt
&32 MALAIHSS LKS PLUS ORDINAIRES.
ils prennent quelquefois un tel développement qu'ils en deviennent douloureux ; cela arrive surtout après le premier enfant.
mèwre de lait. Si la fièvre de lait est modérée, abandon* nez-la à elle-même; mais si elle devient trop forte , on peut la tempérer par acon. ticoff,^ alternés toutes les six heures. Plus tard , il convient aussi de donner bell. , bry. et rhm toxic, , et pour cela, voyez les symptdmes qui leur sont propres. La plupart des accouchées n'ont pas de fièvre; il n'est même pas décidé entre les médecins si cette fièvre existe réellement, ou si elle ne serait pas plutôt une fièvre traumatique par suite des lésions et souffrances inséparables du travail de l'accouchement : dans ce cas , on la traitera par om.
Perte du teit. Puis, convient parfaitement dans ce cas, et mieux encore agn, cast,; ce ne sont pas les seuls remèdes, il en est d'autres, et on les choisira selon les symptômes qui coexistent. La femme dont le lait est rare, clairet mauvais, doit faire usage de lentilles tous les deux jours, mais sans être épicées, et préparées simplement au beurre.
La eoMstipatlon pendaiftt les eoHehel^ n'exige ancun remède , quand bien même elle durerait cinq à six jours, parce que c'est une preuve que Taccouchée se rétablit et se fortifie; mais si la constipation va au delà de sept joQrs, donnez alors un remède indiqué contre cette indisposition , particulièrement bry., soit deux doses, une le matin , l'autre le soir; s'il n'y a pas d'effet après douze heitres , répétez ; et si aprè« celle répétition il n'y a pas de résultat au bout de deux ou trois heures, donnez un lavement tiède , et mieux nux votn. le soir, le lendemain matin , siifpfi.
Si , pendant Téiat de constipation , il s'ajoute' d'autres symptômes réels et non imagttwiires , (tonnez aJw'sies remèdes
MALABIBS DES FEMMES. IH^l
que réclament ïes circonstances. Si toutefois la femme se laisse préoccuper tropifivement par des craintes vaines , qu'on lui donne tous les jours quelques cuillerées d*hurle frafcbe d'amandes douces. On peut aussi se servir d'une décoction de lentilles , qui réussit quelquefois à faciliter les selles , à la dose d'une tasse par jocrr.
Bianrliée pendant les eoneheft. Celte affection est grave. Qu-on s'attache avant tout à en rechercher les causes on telles autres circonstances qui peuvent servir à fiiire clioisir convenablement le remède; on le^ronvera dans puls.^ dulc., rheum, sec, com, , ou ont. erud. , ou kyosc.
Dans la réteintlon et VéÊUÊÊuâmt douloureuse des urines après la délivrance, am,j beU., nux vom. oj^puls, suffisent pour établir la fonction.
der^nres on ereva««es éem mam^onfl. On peut les prévenir en ayant soin de les laver fréquemment avec de l'eau froide, un peu avant l'époque des couches; dès que le mal commence, on les lavera aussi avec un peu d'eau fraîche, où l'on aura fait dissoudre cinq à sit lobules d'om. Si cela ne remédie pas bientôt, donnez sulpk, leaoir et leloiatin, et continuez les lotions , mais avec la solotioit de sulpk,; et si, dent jours après , il n'y a pas d'amélioration , donnez cale, carb, de la même manière que le précédent remède. Si tout cela reste sans effet, donnez stdph, à rîniérîeur et cale. carb. è l'extérieur; et, quelques jours après , en cas que l'amélioration tarde h se manifester, donnez à l'intérieur cale. carb. et à l'extérieur sulph. Il arrive quelquefois que ces excoriations se cicatrisent très difficilement, mais il faut dans tous les cas se garder d'employer des substances toxiques en solution, comme l'alun , le vitriol , ou telle autre chose : il en reste toujours assez sur les mamelons pour porter tort à l'enfant.
Si l'enfant ne veut pas teler, cela dépend ou des mamelons,
011 (lu lait, ou de Tenfaoi lorsqu'il y a du lait. Daos ce cas, essayez de faire teier, gouttez le lait et donnez à l'enfant le bout du doigt trempé dans Teau sucrée. Quelquefois Fenfant est porté instinctivement h prendre de Teau froide, et c'est ce qui l'empêche de prendre le sein. D'autres fois , c'est la mère qui a mangé des choses salées ou épicées. Quelquefois le sein est très chaud , et il faut le rafraîchir avec de l'eau fraîche , au moyen d'une serviette mouillée. — Si cela dépend de la qualité du lait, donnez alors nierc, viv. « et douze heures après cm.
Mal tm sdin. Si ce Qial ou engorgement provient de la perte du lait, donqez puis. Si c'est par suite d'un engorgement provoqué par un afflux excessif de lait, que l'enfant ait été mis trop tard au sein , ou qu'il ne tetlc pas assez , il faut alors fajre en sorte de favoriser l'écoplefiiept du lait. Le mieux serait de faire sucer le sein par quelqu'un; ou autre* ment il faut appliquer des ventouses ou toi;te autre chose d'analogue, si l'on n'a pas de ventouses. Si l'on n'obtient pas un résultat immédiat, ce n'est pas une raison pour ne pas revenir à cette manœuvre un peu plus tard. — Si ta cause de cet engorgement tient à un coup ou à une émotion , comme à une contrariété ou à une frayeur, donnez alors un des remèdes réclamés dans l'un de ces cas. S'il persiste, ou qu'il tienne à d'autres causes , donnez un des remèdes indiqués ci-dessus , et gardez-vous bien de toute espèce de liniments et d'onctions , parce qu'ils a^ravent l'état des seins, et occasionnent consécutivement des souffrances pulmonaires, quton a vues dégénérer en affections chroniques. Dès que Tengorgement a cessé d'être qn obstacle à railaitement , présentez immédiatement l'enfant h la mère.
Donnez d'abord bry,, que vous répéterez six heures après ; M le troisième jour il n'y a pas encore d'amélioration, donnez
HALADIBS DBS FBMMES. UZ5
bHL ausn deux fois ; si le sein , après qtiatre jonrs , reste induré çà et là , donnez merc. viv.; s'il reste rouge , donnez bry. Si la rougeur et le gonflement résistent, donnez samb. nig, , que vous répéterez six heures après. En même temps , on appliquera un emplâtre d'extrait de sureau. Mais le remède par excellence , c'est pkosph. Si l'engorgement vient à suppurer, coniinuez phosph. S'il n'y a pas d'amélioration après deux ou trois jours, donnez toutes les vingt-quatre heures ane dosederAttô, jusqu'à ce qu'il y en ait ; et si cela ne suffisait pas , administrez silic. , que vous répéterez douze heures après, au cas qu'il n'y ait pas encore d'amélioration. Si c'est le sein gauche qui est enflammé, engorgé et suppurant, c'est bry. et phosph. qui sont les remèdes principaux. Si c'est le sein droit, belL, plus tard aussi f'hus et cale. carb. — Pour la suppuration , c'est hep. sulpL qui convient. Dès qaelemal s'améliore, sachez attendre, et ne reprenez les remèdes que si les symptômes reparaissent
BbmTaifl lait. Quand l'enfant ne profite pas, quMl crie, ou que la mère se trouve débilitée, qu'elle transpire beaucoup, on peut remédier à cet état de choses eh donnant chin.; après deux jours, s'il n'y a pas d'amélioratioD, donnez merc. viv.; deux jours après, sulph. Lorsque l'enfant ne profite pas et qu'il est altéré, examinez le lait; s'il ne vous paraît pas bon, donnez un peu de bouillon à l'enfant : s'il était constipé, ce sera du bouillon de bœuf; s'il était relâché, de préférence le bouillon de mouton. Le bouillon de volaille convient peu ; il vaudrait mieux le faire avec de vieux pigeons.
AiiMn»ii«seiiieiit qui sott le sevrage. Quand la mère ne peut pas bien dormir, qu'elle se trouve du malaise le matin en se levant, qu'elle n'a pas d'appétit, qu'elle transpire même beaucoup ou qu'elle commence à souffrir un peu, qu'elle est très sensible à la moindre impression de l'air, qu'elle maigrit
beaucoup, ou remédie à cet ensemble de symptômes par cliin, W faut en même temps changer le régime, et, suivant l*appéiit de la malade, on lui donnera à boire et à manger des substances mucilagineuses et amylacées ou féculentes, soit de l'orge ou seigle, ou du chocolat, ou du froment légèrement torréfié ; mais, avant tout, elle devra se nourrir de lentilles. Si la malade exhale comme une odeur de fièvre, qu'on la mette à l'usage du sagou, du salep, d Vrow-root, ou de la fécule de pomme de terre , ou de la fleur de farine , qu'on prépare en bouillie peu épaisse, à laquelle on ajoutera du sucre et quelques gouttes de vin. On donnera cette nourriture matin et soir. L'essentiel pour la femtne qui sèvre , est de prendre tous les matins quelque chose de nourrissant, même entre les principaux repas.
Quant à Tenfant, on peut le coucher avec sa mère, mais on devra s'attacher à régler tout de suite son sommeil et sa nourriture.