‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 5)Chapitre 56 sur 58 · FIÈVRES INTERMITTENTES · texte numérisé non relu

FIÈVRES INTERMITTENTES

Hep. sulph. La fièvre s'accompagne de catarrhe , de toux et souffrances de poitrine (avant ou après ^ souvent aussi belL); ou au début, goût amer, ensuite frissons et soif, et après chaleur avec sommeil.

Merc, viv. Froid et chaleur alternatifs ; pendant la chaleur, anxiété et soif; transpiration mauvaise, incommode, aigre, avec palpitation de cœur.

Sulph. Chaque soir, frissons; la nuit, chaleur; le m^tin , transpiration; fièvre» avec palpitation de cœur; fièvre, par suite d'une gale rentrée.

Cale, carb, , lorsque le froid et la chaleur alternent (souvent après mlph.); frissons extérieurs et chaleur interne (voy. verat. alb,); face chaude et mains froides; d^bord chaleur à la face , et ensuite frissons ; pendant la fièvre , vertiges , pesanteur de tête et des membres; douleurs tiraillantes et déchirantes dans les reins ; inquiétude.

Carb. veg. Avant on pendant la fièvre , douleur dans les dents et dans les extrémités ; soif seulement pendant les frissons et point durant la chaleur (voy. ign, et caps.) ; pendant la chaleur, vertiges, nausées et face rouge.

Aeon. , lorsque les frissons, ensuite la chaleur, se manifes*' tent en même temps avec une grande violence ; chaleur se portant principalement à la face , à la tête , et avec anxiété ; ou frissons et chaleur en coïncidence , les uns à l'extérieur, et l'autre à l'intérieur ou à la face ; lorsque la chaleur est accompagnée de pointe dé côté (voy, bry.).

Op. Sommeil pendant la chaleur (voy. nat. mur.^ ign. , etc. ) ou durant le froid ; ronflement avec la bouche ouverte, mouvements convulsifs des extrémités; pendant la transpiration, il y a toujours une chaleur brûlante. Il convient particulièrement aux vieillards et quelquefois aux enfants. — Sep, est indiqué souvent quand la soif prédomine pendant les frissons.

&98 MALADIBS LSS PLUS ORDINAIRES.

Bat ehoiéra. Dans les attaques subites ou au début de la maladie, ou pendant la durée de l'épidémie, comme préservatif, on emploiera le camphre, soit mêlé à de Teau ou dissous dans l'esprit-de-vin : c'est un l'emède découvert et préconisé par Habnemann , qui depuis est devenu populaire dans tous les pays, et a sauvé des centaines de milliers d'individus. Seu« lement il ne faut pas en exagérer la dose , ni vouloir que la maladie disparaisise subitement , et ne pas l'employer à tout propos, et chaque fois qu'on a un peu de diarrhée; car, dans ce cas, il pourrait donner un choléra artificiel , comme je l'ai constaté plusieurs fois à Philadelphie , et que , du reste , je faisais cesser avec du café ndr.

Dans les légères attaques de choléra , donnez ipec, , qu'on pourra répéter toutes les deux ou trois heures: mais s'il y avait augmentation du froid, des vomissf ments et de la diarrhée , s'il s'y déclare des crampes dans les jambes on dans d'autres parties, verat, alb. est, dans ce cas, le remède principal auquel il faudra revenir tant que dureront et s'aggraveront les crampes. Si elles déterminent des mouvements convulsifs (les membres, donnez cz/p., qoe vous récidiverez tant que dureront les convulsions spasmodiques. Dans les cas les plus graves, dans les cas dangereux, il faudra le donner toutes les cinq ou dix minutes. Lorsque le cœur est troublé par de violentes et tumultueuses palpitations, que le malade est inquiet, qu'il s'agite sur son lit sans trouver une position tenabie, et qu'il a une soif insatiable , donnez ars.; si l'état du malade ne s'améliore pas, et que la langue soit pâteuse, donnez phosph. acid. à doses fréquentes ; si Thaleine devient froide, donnez carb, veg,; si les vomissements et le froid diminuent, et que le malade soit dans une extrême souffrance, qu'il soit plongé dans un état de stupeur ou d'égarement , avec la face rouge et vultueuse, donnez hyosc. chaque demi-heure ; si cçia

CHOLÉRA-MOBBOS. 699

ne réussit pas au bout de quelques heures, et que le sommeil ne cesse pas, donnez op.; et si cela ne suflBt pas encore, lach.^ qu'on répétera aussi souvent que durera TaggraTation du mal.

Si ce traitement ne réussit pas dès le début et assez promp* tement, donnez fouace. ; et si celui-ci reste sans effet, donnez un globule de sviph. , et puis les autres remèdes dix ou quinze minutes après. Du reste , il faut administrer, dans cette maladie, de six à dix globules, et quelquefois davantage.

Le traitement préservatif du choléra à l'état épidémique consiste dans l'emploi alterné de verot. et de cupr. donnés tous les jours aux hautes dilutions, pendant toute la durée de l'épidémie. Ces deux remèdes ont suffi pour préserver tous ceux qui en ont usé.. C'est, du reste, une pratique vulgaire en Angleterre et en Allemagne, qui a été adoptée en France depuis la réapparition de la maladie.

De la déffafflaacc, de la syneope, OU de l'éwavioiiias^ ment. Cet état inspire en général beaucoup de frayeur aux personnes présentes , et qui , dans leur préoccupation , emploient toutes sortes de remèdes dont le malade ne retire aucun soulagement , mais de l'aggravation ; on sait que de donner à respirer l'esprit de corne de cerf (ammoniaque liquide) avec excès, il peut s'ensuivre la mort. La première règle est donc de ne pas trop se hâter. On commencera par dégager le malade de tous liens ou boutons qui le gênent dans les parties de son corps; qu'on le mette ensuite dans une po-. sition commode , et qu'on écarte de lui tout ce qui , à la reprise de ses sens, pourrait lui être désagréable; ensuite qu'on lui asperge la face avec de l'eau. froide; qu'on lui applique, en outre, des compresses froides et mouillées sur la nuque et au creux de l'estomac. Si tout cela ne produit aucun effet , et

que le malade reste froid, faites-lui sentir de la teinture ou esprit de camphre.

Si la cause est connue , qu*on applique le remède approprié : par exemple, si c*est la peur, coff,^ op, ou acoru; si c'est une perte considérable de sang, ou la suite d'un affaiblisgênent quelconque, chin, ; dans ce cas, un peu de bon vin est très efflcace , mais à très petite dose , par gouttes ; après une forte émotion d'esprit, ign.'o\x chainom. Si révanouissemént arrive à la suite d'une impression douloureuse , donnez hep, sulpk.; d'une violente douleur, acon.; quelquefois aussi troyf., ekamom. Si les douleurs qui ont précédé l'évanouissement ont été de force à rendre fou , donnez verat. alb.; donnez le même remède si la défaillance a lieu par suite du moindre mouvement; si elle survient le matin , nux vom., et particulièrement aux personnes qui ont excédé leur force par un travail intellectuel ou par abus de boissons spiritueuses; carb. veg. aux personnes qui ont abusé de mercure; si elle arrive après diner, ntix vom, convient encore, sinon phosph. ac; si la faiblesse est précédée de vertiges, chamom. ou kep. sulplu

Ces remèdes seront donnés en olfaction , et seulement par deux inspirations chaque fois, toutes les cinq ou dix minutes, si le premier flair a été sans effet. Choisissez ensuite, au besoin, un autre remède; mais si celui qu'on a employé d'abord a soulagé, et que ce soit pour un moment, répétez-le dès que le mal reprend. Si des vomissements ont lieu après la reprise des sens , ne les empêchez pas. Si postérieurement le malade tombe dans le sommeil, laissez-le dormir : c'est un bien.

La léthar^e consiste , ainsi que d'autres états analogues , dans la perte de connaissance par suite de laquelle le malade reste dans un profond sommeil, souvent accompagné de ronflement, et dont il ne peut sortir. Un praticien ignorant n'a rien de plus pressé que de recourir à la saignée. Il peut bien

par ià l'arracher au sommeil, mais il peut aussi lui donner la mon. — Qu'on entr'ouvre les yeux du malade ; si les pupilles sont contractées, ou que Tune le soit et Taulre non , ce n*cst pas le cas de la saignée; mais si les deux pupilles sont très dilatées, ou que Tune le soit beaucoup, et l'autre reste daus l'état ordinaire , il n'y a pas grand inconvénient à ouvrir la veine, quoiqu'on puisse l'éviter dans la plupart des cas, en appelant un médecin bomœopathe.

Lorsque le pouls est lent mais plein , que la face est rouge ou pâle, donnez op. en olfaction, et déposez-en quelques glo* bulcs sur la langue ; — si cela ne suffit pas, prescrivez nn la* vement d'eau simple , où l'on aura fait délayer quelques globules o/>. ; — si le pouls est très faible, donnez lacK de la même manière.

Du reste , on se guidera d'après les causes, et principale* ment d'après les symptômes précurseurs. — S'il y a eu nausées ou envie de vomir, ou que le vomissement ait tiré un moment le malade de son état de somnolence, donnez une cuillerée à café d'une solution très étendue de tartre émétique, un grain (0,05 centigrammes) dans un verre d'eau ; prescrivez-cn aussi un lavement s'il le faut. — Quant aux remèdes principaux, choisissez parmi acon,^ verrat. , puis, ^ phosph. acid.r nux vom.t ars., ont. crud,^ hyosc.

Mort apparente OU asphyxie (l). Dans cette circonstance » on fait généralement la faute de précipiter sans réflexion les moyens d'action, de le^ donner avec trop de hâte, ou en trop grande quantité , ou de ne rien faire du tout , et cela dan^ la supposition que tout moyen est inutile. Dans le cas de mort subite par suite d'une cause extérieure , la vie peut bien n'être que suspendue ; et si l'on agit alors comme

(i) Voy. Bouchut, Traité des signes de la mort, et des moyens d^ prévenir les enterrements prématurés. Paris, 1849, in-12.

502 IIÀLADIES LBS PLUS ORDINAIRES.

sur on cadavre qo*on veut ressusciter, parce qu'on y suppose un reste de vie, on peut réellement donner la mort. — Il y a beaucoup d'états de maladies où la mort n'est certainement pas apparente , et que tout médecin expérimenté doit connaître ; par contre, il y en a d'antres où la mort n'est qu*nne suspension de la vie , particulièrement chez les femmes enceintes ou chez les accouchées. Il n'existe pas de signé pins certain de la mort que la décomposition du corps, qui, pro* cédant de l'intérieur à l'extérieur, se manifeste aux yeux par des taches livides. Il est des cas où il est au moins incertain que la vie soit suspendue ; cela se voit surtout si l'état de mort est survenu subitement et sans cause appréciable» et dans lequel il n'existe pas encore un commencement de putréfaction. On devra alors s'abstenir au moins de tout acte qai pourrait occasionner une mort réelle. Qu'on suspende donc tout préparatif d'ensevelissement au moins jusqu'au troisième jour. Ce temps est ordinairement suflBsant pour déterminer dans le corps des changements qui lèvent toute incertitude. S'il n'y a pas de signe de décomposition dès le troisième jour, on attendra encore, même une semaine s'il le fallait.

Dans le cas où l'activité vitale a été suspendue par une cause extérieure violente , le corps doit être traité avec le plus grand soin, touché avec prudence et douceur: en faisant ainsi, on parvient souvent a rappeler à la vie des malheureux trouvés dans cet état de mort apparente. — On placera le sujet dans les conditions d'une douce chaleur ; plus l'air est froid , moins on doit se hâter de le réchauffer : on ranimera graduellement la chaleur. Si la mort apparente a eu lieu par réfrigération, on devra le rechauffer encore avec beaucoup plus de ménagement, car, en général, il est nuisible de ramener trop promptement la chaleur dans les corps en apparence inanimés. Il est également nuisible de les éprouver par des

secousses électriques où galvaniques, qui ne peuvent que déterminer la mort réelle. Il faut procéder par les frictions et le massage ; on placera le corps dans un lieu où Tair soit sain et pur, et loin du bruit. Il ne faut rien précipiter ; si la vie existe encore, elle ne s'éteindra pas si vite.

Hort «pparotte pur fauualtiov. Le$ individus qui , par suite de la privation complète de nourriture, tombent d*ina« nition et semblent dans un état de mort, seront ranimés par de petits lavements de lait chaud, répétés souvent; dès que la respiration commence à se faire sentir, qu'on leur donne goutte par goutte du lait, plus tard quelques cuillerées à café, et graduellement davantage. Ce n*est que lorsqu'ils commencent à demander eux-mêmes, et qu'ils insistent 9 qu'on peut leur donner qiyelques cuillerées de bouillie au pain , et plus tard du bouillon « ensuite quelques gouttes de vin. Avant de leur faire prendre un petit repas , il faut que le sommeil soit revenu, et que le malade y ait déjà puisé quelques forces. Il continuera encore à ne faire que de petits repas, et ce n'est que progressivement qu'il pourra se permettre de rentrer dans ses habitudes alimentaires. S'il mange trop vite et trop, il s'expose au danger de mourin

Mort apparente par suite d'une cshute dans un précipice. Le malade devra être placé avec précaution sur un lit, la tête haute , «et dans un lieu tranquille ; puis on lui mettra sur la langue quelques gouttes d'une solution d'âm., en attendant l'arrivée du médecin, qui aura à examiner s'il n'y a pas quelque fracture, ou s'il reste encore quelques signes de vie. Il peut ouvrir la veine pour obéir au préjugé , mais il ne laissera pas couler trop de sang; car si, après la saignée, ^ raison d'une chute , on est rendu à la vie , ce n'est pas le sang perdu qui l'aura rappelé ; elle serait revenue sans cela. Toutefois il n'est

pas impossible que la saignée ne puisse concourir an rétablissement d'un blessé.

Si elle ne suffisait pas, ou qu'on ne voulût pas y recourir, donner de nouveau am. par la bouche et en lavements; si le blessé se ranime par suite de la saignée, donnez-lui d*abord chin. et ensuite arn. , pour favoriser le rétablissement des forces. «-^ Si le malade avait perdu beaucoup de sang par ses blessures , il est tout au moins intempestif de le saigner ; on lui donnera ehtn, ou quelque peu de vin, mais seulement par goutte; plus tard, arn.

Deft tndividiu étrang^lés» penda*» mnÊÊoiitiém par muui« ^ne d*alr OU par eoairr«ssloB. Qu'on les déshabille complé* tenient ; qu'ils soient couchés dans une position coavenable» la tête un peu haute , et le cou tout à fait libre et sans appui qui puisse le fléchir en avant ou en arrière ; puis on leur pra« tiquera de légères frictions avec une flanelle chaude, qui se-, ront continuées quelque temps ; on donnera ensuite un lave-ment d'opttim, dix à vingt globules délayés dans suflBsante quantité d*eau; il sera administré tout à la fois et poussé avec lenteur; on le répétera tous les quarts d'heure, pub on re« viendra aux frictioiis, qui seront exercées sur les parties internes. On présentera de temps en temps un petit miroir devant la bouche et le nez, pour juger de l'état de la respiration. Qu'on écarte les paupières pour s'assurer, par la sensa-^ tion subite du jour, du degré de dilatation des pupilles. On enveloppera les pieds avec des linges dans lesquels on aura placé une tuile ou un fer à lisser chauds ; tout le corps sera entouré de la sorte : c'est ainsi qu'on le réchauffera universellement.

Si, une ou deux heures après, il ne s'est pas opéré de changement, prenez une amande amère qui, après avoir été complciemcnt écrasée, sera mise dans un verre dVau, avec

laquelle on humectera la bouche et le nez, en tâchant d'en faire tomber quelques gouttes sur la langue ; le reste sera donné en laTement. — Si le lavement n'était pas gardé, qu'on en serve un second, mais avec une canule f^us longue, et qu'on laissera en place quelques instants, ou bien encore on bouchera l'ouverture de l'anus avec le pouce. On pourrait aussi faire pratiquer, par une personne bien portante, des passes magnétiques, qui se feraient du sommet de la tête à l'extrémité des pieds, comme il a été dit plus haut, à l'article MaïAdies des enCuits. — Qu'on ne s'arrête pas à l'opinion de ces gens qui tiennent cette pratique comme un uon>sens; leur science ne leur permet pas de coiûprendre la vie autrement qu'à un point de vue étroit et vulgaire; qu'on se hâte de les éloigner au plus tôt.

Be* nojé^é On les fera déshabiller de suite ; on leur nettoiera la bouche et la gorge, et puis on inclinera légèrement le corps et la tête, afin de faciliter l'écoulement de l'eau avalée; on les couchera ensuite dans un lit chaud, enveloppés de couvertures chaudes, ou environnés de^sable ou de cendres chaudes. En été, on peut exposer le noyé à l'action de la chaleur solaire, toujours enveloppé d'une couverture, la face «xposée au soleil, et la tête légèrement couverte; on lui donnera ensuite un lavement, et l'on commencera à faire des frictions avec des flanelles chaudes, qu'on continuera pendant deux heures entières. On peut également essayer des passes magnétiques. La saignée est un non-sens. — Si les frictions ou !es lavements ne produisent aucun effet, on administrera quel- . ques globules de /aeA. en lavement, et l'on reprendra les frictions, que l'on fera durer longtemps. On a vu des personnes qui avaient passé une demi-journée dans l'eau, et qui sont revenues à la vie par des soins longs et infatigables. Celui qui tombe dans l'eau ne meurt pas de suite; ce n'est que long-

(emps après que la vie s'éteint, et, généralemeiu, ce n'est que le troisième jour. Le plus ordinairement, c'est la science ou la patience qui nous manquent dans ce cas.

De la sufTocatioii dans un air vtdé. Les meilleurs remèdes, dans cette circonstance, sont Tair frais et Teau froide ; recourir à la saignée, c'est faire acte d'ignorance. Op, et acon. répondent souvent très bien aux souffrances consécutives, et qui précèdent le rétablissement de Taciion vitale.

He la copgéiation. Des personnes qu'on a trouvées gelées ont pu être rappelées à ia vie après plusieurs jours. — Il faut enlever le corps avec la plus grande précaution, parce que la moindre compression pourrait déterminer la fracture de quelques membre^. On exposera le sujet dans uae chambre froide, inhabitée, ou dans une grange, pourvu qu'il n'y ait pas de courant d'air : il ne faut pas oublier , dans ce cas, que.la chaleur, même modérée , est une cause de mort — Qu'on le couvre entièrement de neige de quatre travers de doigt d'épaisseur, même le visage, en ne laissant que la bouche et les narines libres. On placera le gelé de manière à ce que l'eau qui se fondra puisse s'écouler promptement, et l'on renouvellera la neige là où elle sera fondue. S'il n'y a pas de neige, on le mettra dans un bain froid, qu'on aura refroidi avec la glace. — Si la glace s'est prise au corps ou aux vêtements, il faut l'en détacher. — C'est ainsi qu'on réussit à dégeler les corps ; on voit, on acquiert la conviction qu'on y est parvenu , lorsqu'ils deviennent mous et flexibles. On commencera ensuite par ôter les habits ; on les coupera plutôt que de les enlever de force et de risquer de rompre quelque organe. Dès que les membres deviennent souples, on fera des frictions avec de la neige sur les parties ramollies, et l'on continuera jusqu'à ce qu'elles deviennent rouges ; après les frictions on mettra le malade sur un lit sec, et on les reprendra

avec des flanelles froides, etc. — Si après ce traitement on n'aperçoit aucun signe de vie, qu'on prenne un morceau de camphre ou de Féther camphré ; dn le délaiera dans i'eau pour en faire un lavement. On répétera ce lavement tous les quarts d'heure. Si la vie se ranime sous l'empire des frictions ou du camphre , administrez alors les lavements tîèdes de café noir; et dès que la déglutition s'est rétablie , donnez du café par petites cuillerées.

A mesure que les signes de la vie augmentent , éloignez tout ce qui est humide, et frottez le corps jusqu'à ce qu'il soit sec, mais jamais au point de produire de la chaleur. Il faut que le malade se réchauffe de lui-même dans le lit ; on ne l'entourera donc pas d'une chaleur d'emprunt, à l'exception toutefois des petits enfants, que l'on mettra au lit avec une personne saine.

On devra n'épargner ni peines ni soins pour ramener quelqu'un à la vie ; il s'agit quelquefois d'employer plusieurs heures pour obtenir ce résultat. — Il survient souvent alors des douleurs très violentes. Dans ce cas, donnez carb. veg* qu'on répétera aussi souvent qu'il le faudra ; s'il ne suffit pas» donnez ars. alb. Si les douleurs sont lancinantes avec chaleur à la tête, administrez acon, en dilution. Si le malade a envie de prendre du Vin ou de l'eau-de-vie, il faut lui en donner, mais tout au plus par gouttes et de temps à autre, tant qiie cette envie peut durer.

Les personnes rappelées ainsi à la vie doivent pendant longtemps se méfier de la chaleur du poële et du feu, parce qu'il peut en résulter des maladies des os, qui ne se manifestent que l'été suivant.

Aceidents occasionnés par la foudre. Les forodroyés seront placés, étendus à demi, en face du soleil, dans un trou fait dans la terre fraîchement remuée; ils en seront en-^

tièrement couverts , sauf la tête. — Aussitôt qu'ils remueront les yeux, on devra faire de Torabre sur leur tête. On leur mettra quelques globules deyiuxvom, sur la langue. Si après une demi-heure il n*y a pas signe de vie, on répétera ce remède. Un quart d'heure après on frottera la nuque avec une solution de nux vom, ; après un autre quart d'heure, on dégagera le derrière du dos, et on administrera un lavement avec uue nouvelle solution de dix à vingt globules de nt/j? vom. On bouchera alors l'anus avec du coton, aQn d'empêcher la sortie du lavement, et Ton recouvrira le malade de terre ; on le laissera dans cette position jusqu'à ce qu'il commence à respirer ; après quoi on lui dégagera la poitrine, et on le mettra dans une chambre bien exposée à la lumière. Contre, les souffrances consécutives, donnez nux vom. et svlph, ♦

I^a mort apparente, par suite d'une violente «solère ou d'une indisestion, a été dissipée par charrumu Si elle a été provoquée par un dépit concentré, donnez t^n.; par une frayeur accompagnée d'une colère violente, acon.; par une contrariété d'amour qui réagit douloureusement sur le cœur, donnez Icuch

Téumofi. Dans cette affection, les malades sont tantôt en- .tièrement raides, sans mouvement possible des membres ou des muscles; tantôt, et c'est le cas le plus fréquent, leurs membres sont fléchis en arrière et quelquefois à ce point que la nuque va toucher les talons. Lorsqu'on a à agir contre les symptômes du premier ordre, on emploiera helL^ lach.^ hyosch, , op. , ign, et nat. mur.; dans ceUx du second, on aura recours à op., rhus elàelL; et pour le dernier cas, h rhuset ign. alternativement. Lack, peut prévenir l'attaque lorsqu'on là voit s'approcher, et nat. mur, sera préféré lorsque la cause dépend d'une violente et persistante contrariété; op.

et hyosc, lorsque la cause est externe; les autres remèdes s'administrent selon la valeur des symptômes. — Mais comme la maladie est très grave et trèf dangereuse, il faut s'empres* ser d'avoir un médecin.

iHpopiexie. Les signes précurseurs de cette maladie sont une certaine pesanteur du corps, l'obscurcissement de la vue, un bourdonnement et une dureté d'oreilles, une grande pro« pension au sommeil, sommeil interrompu par des rêves pénibles. Cet état sera prévenu au moyen de remèdes appro« priés, tels que ign,^ puis,, lach. et nux vom., selon le caractère et la prédominance de la cause et des symptômes; mais lorsque la maladie a éclaté, 11 est diflScile de la guérir, et à l'instant même il faut appeler un médecin. Ceux qui n'en ont pas à leur portée pourront essayer de nuxvom. si le Dialade lest d'un caractère colère et que les douleurs de tête occupent le côté droit, et lach. si le malade est mélancolique et que la douleur siège sur le côté gauche; chez les vieillards, on donnera op. Plusieurs cas ont été guéris par ign. et belL

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