‹ Médecine homoeopathique domestiqueChapitre 101 sur 110 · INFIRMITÉS DES ENFANTS · texte numérisé non relu

INFIRMITÉS DES ENFANTS

§ 4. — Infirmités des enfants.

.Claudication. — Beaucoup d'enfants boitent parce qu'ils ont une jambe plus courte que l'autre. En examinant le membre malade, on trouve le plus souvent que l'articulation de la bancbe est gonflée et douloureuse ; souvent même il s'y forme des abcès et des fistules. Cette maladie est d'une guérison difficile, parce que les différentes parties qui composent l'articulation sont souvent profondément altérées ; il est donc très-important que les parents veillent sur la démarcbe de leurs enfants, et qu'ils appellent un médecin dès qu'elle ne leur parait pas régulière. C'est en effet en attaquant le mal au début qu'on peut en arrêter les progrès.

La claudication peut aussi dépendre d'une luxation ou d'une fracture ; elle se montre alors tout à coup, à la suite d'un accident, au milieu de vives douleurs. Dans ce cas, il faut employer Y Arnica à l'intérieur et à l'extérieur et appeler un chirurgien.

On voit aussi quelquefois, sans cause extérieure et sans qu'il éprouve de douleur, un enfant se mettre à traîner une jambe. Il y a alors paralysie. Dans ce cas, il faut débuter par Mercurius , que l'on continue pendant 3 jours, et après lequel on donne Belladona. On peut, au bout du même temps, revenir au Mercurius, puis à Belladona; mais le mieux est de se hâter de s'adresser à un médecin. Si on ne peut l'avoir de suite, on devra donner Ii/tus après Belladona, puis songer à Sulphur et à Calcarea. Crlocyntliis viendrait en dernier lieu lorsque tout aurait échoué.

Bégaiement. — C'est surtout par l'éducation qu'on peut le combattre. Il faut pour cela exercer chaque jour l'enfant à respirer avec lenteur, aussi bien pour l'inspiration que pour l'expiration ; cela d'abord sans parler, puis en

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essayant d'articuler quelques mots ; mais toujours trèslentement. Par ce moyen, l'enfant s'habitue à manier les organes de la parole avec régularité et il peut arriver à éviter le spasme qui cause le bégayement. Quand celuici se lie à quelque état maladif, Bclladona suivie de Mercurius, ou Platina, Euph asia et ensuite Sulphtœ peuvent être prescrits.

Pissement au lit. — Ce n'est une maladie que pour les enfants d'un certain âge, car, pendant la première année, c'est un fait naturel auquel il n'y a point à s'opposer. Mais il ne faudrait pas, dans le premier cas, le considérer comme le résultat d'une mauvaise habitude et vouloir le combattre seulement par des punitions, ce que plusieurs médecins ont cependant proposé.

Pour déshabituer un enfant d'uriner dans son lit, il faut d'abord ne pas le coucher aussitôt après son repas, mais le garder éveillé au moins pendant une heure ou deux, lui donner ensuite, durant le jour, l'habitude de conserver ses urines pendant quelque temps, pas trop cependant, car cela pourrait devenir dangereux. Il faut surtout le faire uriner au moment de se mettre au lit, et le réveiller au moins une fois dans la nuit et toujours à la même heure.

Ou doit veiller également sur le régime : éviter de donner des aliments ou des boissons capables d'activer la sécrétion urinaire, comme seraient le céleri, les asperges, les concombres, les melons, en un mot les fruits et les légumes aqueux, la bière, le thé, le café, les aliments acides. Le mieux est de donner le matin du lait chaud sucré ou du cacao, et le soir de ne rien laisser prendre comme liquide.

On a prétendu que rien ne portait les enfants à uriner dans leur lit comme de les coucher sur le dos ; mais c'est une position qu'ils ne prennent pas d'eux-mêmes quand ils se portent bien.

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