NAUSÉES ET VOMISSEMENTS
Dans ce genre de souffrances, il ne faut rien négliger pour remonter aux causes, car il importe de leur appliquer des remèdes appropriés. Très-souvent les symptômes cessent d euxmêmes après le vomissement : c'est pourquoi il faut le provonuer par d'abondantes et fréquentes libations d'eau tiède, par la titillation de la luette avec la barbe d'une plume, ou par du café noir. -N'employez jamais l'émétique, il ne peut que porter une grave atteinte à l'estomac.
Donnez antimonium crudum quand la langue est chargée d'un enduit épais, blanc et jaune, ou ipecacuanha lorsque la langue est nette. - Les nausées et les vomissements peuvent reconnaître pour cause une frayeur, un chagrin une contrariété, un refroidissement, un échauffement de longues veilles, une plénitude d'estomac, un excès de boissons, de tabac, de camomille, de rhubarbe, ou bien encore l'emploi abusif d'autres remèdes. Voyez à cet é^ard le chapitre des causes, comme aussi ce qui est relatif aux « empoisonnements ». Voyez à ce sujet divers articles placés au chapitre VII.
' Quand les nausées ou les vomissements sont delermmes
par une chute sur la tête, donnez arnica, et voyez ce qui est dit au chapitre IX de la première partie, « blessures sur la tête » . Si la cause tient à la présence d'un corps étranger engagé dans la gorge , voyez le même chapitre, art. «Corps étrangers introduits dans l'organisme».
Lorsque ces souffrances sont liées à des vertiges ou à un mal de tête, voyez chap. 1, deuxième partie. Si les remèdes qui sont indiqués dans ces divers cas ne suffisent pas, donnez lachesis une ou deux fois, et ensuite belladonna. Si le vomissement a lieu en concurrence de la toux, voyez chapitre II, à l'article «refroidissement,» puis consultez ipecacuanha, mercurius, capsicum oupulsatilla, bryonia, cina, drosera, phosphoric. acid., sulphur, calcarea, lachesis; s'il a lieu par l'effet de la coqueluche, voyez à ce sujet l'article qui y est afférent.
Lorsque le vomissement est causé par le mouvement de la voiture ou d'une balançoire du cheval, donnez cocculus une ou deux fois par jour.
Le vomissement par suite de langueurs d'estomac qui suivent un repas, demande pulsatilla ou nux vornica, alternativement avec bryonia. Donnez pulsatilla lorsque l'estomac est dans un tel état de faiblesse qu'il rie peut supporter qu'un peu de nourriture, et qu'une légère augmentation dans les aliments provoque immédiatement des vomissements, accompagnés de crampes et de tranchées dans le ventre, ou de vertiges et de vomissements de matières blanches, gluantes et muqueuses, de diarrhée et faiblesse des membres qui va jusqu'à la défaillance. Cocculus, pour les mêmes symptômes désignés plus haut; lorsqu'il ne suffit pas, il sera suivi, si c'est nécessaire, de nux vornica et bryonia.
Chinaaiferrum, alternativement donnés, pourraient dans quelques cas être nécessaires pour compléter laguérison.
Sulphur, suivi d'arsenicum ou de hyoscyamvs , peuvent être requis dans quelques cas violents où on n'aura pas réussi avec d'autres remèdes.
IIEMNH.
Calcarea est utile dans les cas chroniques, spécialement
après sulphur.
Quant aux vomissements des enfants causes parla présence des vers, ils se traitent par cina, mercurius, ferrum et sulphur. Voyez l'article qui est relatif au chapitre IX de cette seconde partie.
Si l'on vomit tout ce qu'on vient de manger, et si les vomissements continuent assez longtemps pour se voir réduit a une extrême maigreur, il faut se nourrir d'aliments légers et substantiels, trèsVu à la fois, mais souvent. Si l'on souffre beaucoup avant de rejeter, on devra prendre un peu de nourriture, seulement une cuillerée toutes les heures. D'abord on prendra du Lit épais, de la crème, du gruau, de l'arrow-root, du sagou le tout préparé plutôt au sucre qu'au sel; plus taid, de temps a aut! du bouillon consommé. Cette légère alimentât™ suffira nmir donner aux remèdes le temps d'agir. P On donnera : hyoscyamus, pour le battement au creux de l^toma - aJnJm, pour le brûlement; - ferrum pour a Soi; - carbo vegetabiUs, pour la pressa du dedans en dehors ;- calcarea, pour le pincement.
11 esUoujours bien de consulter dans ce cas un médecin.