ASPHYXIE DES NOUVEAU-NÉS
versé au-dessus du nombril ; et la partie inférieure de cette première pièce étant ramenée sur le cordon, le tout est assujetti par un bandage du corps. Le cordon ombilical tombe ordinairement du sixième au huitième jour.
4° Dans la très-grande majorité des cas, les intestins de l'enfant sont sollicités par le besoin de s'évacuer, ce qui arrive peu d'heures après la naissance. La matière qui s'échappe est d'un noir de bouteille mélangé de couleur verdâlre, et s'appelle méconium. Pour favoriser cette évacuation, ainsi que pour dégager la poitrine des mucosités qui la gênent, il suffira de donner à l'enfant deux ou trois cuillerées à café d'eau chaude édulcorée avec de la cassonnade. Le premier lait qu'il prend de sa mère remplit le même but; la couleur des selles change généralement et devient jaune après le cinquième jour.
Si cette évacuation ne se fait pas librement et aussi souvent qu'il est nécessaire pour la santé de l'enfant, donnez une dose de nux vomica le soir, et, si c'est nécessaire, une dose de chamomilla le lendemain.
5° Après un laps de dix ou douze heures, si la mère a du lait on peut présenter l'enfant au sein, le bout du sein étant préalablement ramolli, assoupli, soit avec de l'eau et du lait ou même de la salive, ou simplement de l'eau. Il est reconnu' en effet, que, dans la majorité des cas, l'enfant prend d'autant imeux que le mamelon est plus souple et que l'afflux du lait arrive plus facilement. -Le lait maternel est certainement 1 aliment le plus nourrissant de l'enfant ; mais lorsque la mere n'en a pas, il faut y suffire et imiter la nature autant que possible. Pour cela, prenez du lait fraîchement trait d'une vache, ajoutez-y un tiers d'eau chaude édulcorée avec un peu de sucre blanc ; donnez-en à l'enfant quelques cuillerées à café sai eX," 'TPS ^ aUSsi.Souveat lue vous le jugerez néces- Zt'^n , °nneZ JamaiS à 1,enfant <ïui vient «e naître au- Zra ïu?Hn ^ ^ PaMde °U autre "«^ture cuite. On Pourra lu donner deux ou trois cuillerées d'eau fraîche nar jour, ou plus souvent, si l'eau paraît lui être agréable
MORT APPARENTE OU ASPHYX.E DES KOUVEAU-KÉS.
mort a7p\Tla„U;Ué8n quel(îuefois dans ™ «at de
mort apparente. Dans la plupart des cas, ils peuvent être
rappelés à la vie, si le travail de la parturition n'a pas été trop long. Que l'enfant soit bien portant ou presque mort, on ne doit jamais faire la section du cordon ombilical tant qu'on y sent par la pulsation la circulation du sang. On nettoiera la bouche avec le doigt enveloppé d'un linge, pour en sortir les mucosités qui s'y trouvent; le nez sera nettoyé avec plus de soin encore. L'enfant à l'état de mort apparente sera enveloppé dans des linges chauds ; on frictionnera la poitrine et les mains avec une laine douce ou avec une flanelle. Si le cordon tarde à donner des pulsations, on le coupera comme chez l'enfant bien portant ; il sera mis dans un bain chaud ; tout le corps sera immergé, excepté la face. Dans le bain, on continuera à frictionner la poitrine et les membres en les pressant doucement avec les mains, par une sorte de massage. — Si après cinq à dix minutes il ne donne pas signe de vie, on prendra sur la pointe d'un ciseau un peu de tartre émétique qu'on dissoudra dans un verre plein d'eau, et, sans attendre que la dissolution soit complète, on en mettra avec le doigt une seule goutte dans la bouche de l'enfant. Si après un quart d'heure il n'y a rien de changé, recommencez. Après un autre quart d'heure, mêlez à une tasse d'eau tiède une cuillerée à bouche de cette solution émétisée, et donnez-en un lavement à l'enfant. Durant ce temps, il faut s'abstenir de tous autres moyens, tels que frictions, olfactions, etc. Plus on précipite l'emploi de ces divers moyens, ou qu'on le fait sans ordre et sans méthode, moins on est sûr de réussir et de rappeler l'enfanta la vie. Si, après avoir procédé ainsi qu'il vient d'être dit, il n'y a pas de changement au bout d'une demi-heure, donnez opium, si la face est bleue; china, si elle est pâle ; faites-en dissoudre également quelques globules dans une tasse d'eau que vous administrerez en lavement. — Si cela n'a pas réussi après une ou deux heures, essayez lachesis. Deux à trois gouttes d'eau où l'on aura dissous un globule de lachesis, portées sur la langue, peuvent être utilement employées au moment où va commencer la déglutition. C'est alors le cas de mettre en pratique les moyens qui sont indiqués ailleurs pour faciliter la respiration. Dans l'intervalle, on peut faire couler sur la poitrine, et principalement sur le côté gauche, une petite douche d'eau froide qui tombera de la hauteur d'un mètre environ ; on y reviendra de temps en temps. Après cette manœuvre, on reprendra les frictions et le massage avec les mains chaudes, et l'on aller-