‹ Médecine homoeopathique domestique [electronic resource]Chapitre 195 sur 270 · HOQUET · texte numérisé non relu

HOQUET

Le hoquet, chez les enfants, disparaît ordinairement par l'effet de la chaleur que ces petits êtres trouvent sur le sein de leur mère, et en leur donnant une ou deux fois une demicuillerée d'eau froide, ou bien en leur mettant dans la bouche uue pincée de sucre ou un peu d'eau sucrée, et jamais de sirop : il pourrait occasionner des aigreurs et des flegmes. — Et si aucun de ces petits soins ne réussit, donnez une dose de nux vornica ; l'olfaction peut suffire.

Si la mère veut se donner la peine de faire, à ce sujet, une recherche attentive, elle en trouvera la cause dans l'une des circonstances suivantes : ou l'enfant est piqué par une épingle, ou il est trop serré, n'importe où (faute assez ordinaire aux nourrices) ; ou il est gêné dans une position quelconque, par un pli ou par toute autre chose ; ou il a la jambe et le bras engourdis, et, dans ce cas, il faudra le frotter doucement ; ou il éprouve quelque part des démangeaisons ou des cuissons, et dans ce cas, qu'on le gratte légèrement, et en particulier sur la tête, ce qui procure un certain plaisir aux enfants ; ou il a froid et doit être réchauffé, ou il a trop chaud et doit être rafraîchi. 11 suffira, le plus souvent, de donner quelques gout es d'eau fraîche à l'enfant pour le calmer. Quelquefois aussi, il a pu lui tomber quelque chose dans l'œil ou dans l'oreille

(voyez : « Corps étrangers dans l'organisme »), ou il a un mal d'oreille, ou il ne peut dormir (voyez plus bas). Ce n'est qu'avec de la patience qu'on trouvera la cause de ces cris. — Mais si l'enfant crie jour et nuit et à tout propos, c'est "un tort qu'on a de le croire méchant et capricieux et de le maltraiter. A cet égard, les animaux et les sauvages sont plus raisonnables, car il n'y a pas d'enfant au-dessous d'un an qui crie sans une cause réelle, et il est du devoir de ceux qui sont chargés de les surveiller et de les soigner de faire tout ce qu'il faut pour les calmer. Ce n'est que par un mauvais sentiment qu'on peut agir de rigueur contre un petit être qui n'a pas la conscience de son existence. Sa volonté ne commence à se manifester qu'à la détention seulement, et c'est à cette époque, et lorsqu'il commence à aller seul, que l'on peut s'occuper de l'élever et d'agir sur ses volontés.

Ce qui est un crime, c'est de donner de l'opium ou d'une décoction de pavot aux enfants qui crient. Il vaudrait encore mieux les laisser crier jusqu'à extinction de force que d'en faire des mangeurs d'opium. Ces pauvres enfants ne deviennent jamais vieux; ils ne sont ni bien portants, ni robustes, comme ils seraient devenus sans cela. La plupart restent imbéciles ou vicieux. C'est donc aux mères à prendre leurs précautions pour que les bonnes ou nourrices ne leur donnent pas de ces substances abrutissantes qui étouffent momentanément leurs cris pour se ménager un sommeil paisible et non interrompu ; elles devraient comprendre tout ce qu'il y a de cruel et de malheureux pour des enfants à être traités de la sorte.

Quand les cris reconnaissent pour cause le mal de tête ou d'oreille, ou toute autre cause, donnez chamomilla • ce remède convient aussi quand les enfants, en criant' se roidissent et soulèvent le ventre, en portant la tête en arrière; il convient également quand ils crient et veulent être portés; s'ils sont agités et brûlants, donnez coffea, et plus tard aconitum; belladonna convient, lorsque les cris se prolongent trop longtemps; si les cris s'accompagnent de tenesme et d'évacuations aigres, donnez rhcum

Si les enfants crient de colère (ce qui est héréditaire pour quelques-uns), donnez aconitum ou chamomilla, et iiering. 26

voyez à l'article « Colère » ; si c'est par suite de crainte ou de frayeur, voyez aux articles respectifs : la cause reconnue vous indiquera le remède qui convient.

Donnez tartar. emetic, dans les cris très-violents, accompagnés d'une sorte de rage qui porte les enfants à se débattre comme de petits fous ce qui est quelquefois la suite d'une maladie à laquelle ils viennent d'échapper ; s'ils ont la face rouge et courent ça et là, aconitum.

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