ROUGEOLE
rence, tandis que c'est le contraire dans les autres maladies semblables, où elle reparaît de la circonférence au centre.
La rougeole cesse peu à peu à partir du cinquième au sixièmejour, et quitte, dans le même ordre et progressivement, les surfaces qu'elle avait atteintes. La peau se couvre d'écaillés qui tombent en farine, et les symptômes de catarrhe disparaissent pareillement.
Aconitum est le remède principal dans cette maladie; il est principalement indiqué pour la fièvre qui s'accompagne d'une peau chaude et sèche, avec tête brûlante, vertiges, rougeur des yeux, horreur d'une trop vive lumière.
Pulsatilla, s'il y a prédominance de symptômes de catarrhe et lorsque l'éruption se fait lentement ; — s'il y a de l'abattement, donnez sulphur, et revenez ensuite à aconitum. On peut, selon le cas, alterner aconitum et pulsatilla.
Belladonna convient si la gorge s'embarrasse, s'il y a soif, difficulté d'avaler, douleurs lancinantes et piquantes dans le gosier; s'il y a toux sèche, aboyante ou spasmodique, aggravation la nuit et râle muqueux; s'il arrive que l'éruption cesse de sortir et qu'il y ait en môme temps mal
de tête et grande inflammation des yeux; congestion de la région cervicale.
Euphrasia, lorsque l'affection catarrhale prédomine, avec fluxion et inflammation des yeux et larmoiement abondant; si au même moment la fièvre augmente, alternez ce remède avec aconitum.
Ipecacuanha, très-convenable pour remédier aux vomissements, comme aussi à la gêne de la respiration.
Bryonia, lorsque l'éruption se fait incomplètement, ou lorsqu'il y a congestion pulmonaire , avec douleurs lancinantes et aiguës , augmentées en prenant une inspiration profonde; toux sèche et vibrante;- Sulphur en cas de congestion ou inflammation des poumons; arsenicum, si le mal ou le vomissement et l'oppression résistent à 1 usage de Y ipecacuanha. Dans les cas les plus graves, avec
4ôt> MALADIES DE LA PEAU.
symptômes typhoïdes, on se servira avec utilité A'arsenicum, bryonia, phosphorus ou rhus.
La rougeole laisse souvent après elle des maladies beaucoup plus dangereuses qu'elle-même; on ne saurait donc apporter trop de soins à son traitement.
Chez les enfants scrofuleux, on voit se développer des inflammations et des engorgements glandulaires, notamment au cou; les yeux sont fréquemment affectés de maladies difficiles à guérir; et, de toutes, la plus grave est la phthisie pulmonaire.
Pour la toux consécutive à la rougeole, donnez bryonia, sulphur, causticum, hyoscyamus, drosera et autres remèdes recommandés dans la toux. (Voyez « Toux ».) Les engorgements des glandes du cou réclament arnica, dulcamara ou mercurius. Le brûlement et les picotements de la peau, nuxvomica, sulphur et arsenicum. La tendreté de la peau, mercurius.
Lorsque la rougeole existe à l'état épidémique, l'usage de puhatilla, tous les deux ou trois jours, dès le premier symptôme d'invasion (état catarrhal), pourra garantir de la maladie, ou du moins en atténuer les effets, si on ne l'évite pas.