EXCÈS
Les excès tiennent le corps et l'âme dans la plus grande surexcitation. Pour ce qui regarde les excès de lable et de boisson, il en sera fait mention au chapitre IV. — Mais si d'autres excès sont de nature à occasionner la perle de fluides précieux essentiels à l'organisme, il faut alors, en observant une indispensable continence, faire usage des moyens suivants :
Le médicament principal qu'on doit employer dès le commencement, et même après qu'on a fait usage des autrès, c est china. Plus tard, et quand le malade s'afflige de ces vices, donnez phosphoric. acid. Recherchez du reste avec le plus grand soin la nature des souffrances que le malade
accuse, et choisissez alors plus particulièrement vos remèdes parmi china, phosphoric. acid., staphysagria, nux vomica ou sulphur et dulcamara, selon ce qui conviendra le mieux.
Les mêmes agents sont applicables aux malades épuisés par des vices contre nature : on commencera par donner china, ou staphysagria, ou nux vomica; plus tard, phosphoric. acid., ou sulphur, ou calcarea.
En même temps, il faut relever le moral du malade, l'encourager à faire effort sur lui-même, et soustraire à la tentation son imagination déréglée, par un travail attentif et soutenu, par beaucoup d'exercices ; en lui donnant peu à manger, en abrégeant son sommeil, en conseillant la suppression de toutes boissons chaudes, la cessation de toutes relations dangereuses, et la privation de la lecture des mauvais livres qui ne font que fomenter les passions.
El s'il s'y joint une surexcitation morbide, ce qui arrive souvent chez les enfants, ayez alors recours de préférence aux moyens suivants : china, mercurius, carbo vegetabilis, nux vomica. pulsatilla, staphysagria; ou antimonium crudum, silicea, platina, calcarea, ou colocynthis. Très-souvent, lorsque china et carbo vegelabilis sont insuffisants, mercurius produit de bons effets, ou sinon sulphur. - Dans l'intervalle de ces médicaments, qu'on doit rarement répéter, on administrera, selon 1 occurrence, coffea, opium, aconitumjgnatia. — Tous ces médicaments seront donnés à sec ou en solution, et répètes selon les circonstances.
Ceux qui se sont affaibli la constitution par toutes sortes d'excès sont très-sensibles aux effets du froid, de l'humidité ; ils sont chagrins et inconstants, ils devront faire usage de nux
moschata. , , . , .
Si par suite de ces vicieuses habitudes, le tempérament s est affaibli au point d'en ressentir les funestes conséquences dans l'accomplissement des devoirs du mariage, fût-on même modéré et qu'on éprouve par ce fait un certain embarras de la tête/donnez ca^carm. Si, après l'accomplissement de 1 acte i y a une grande faiblesse, avec tremblement des jambes, donnez le même remède. - Contre l'oppression, staphysagria; contie la
sensation d'ardeur dans les parties, mercurius, ou carbo vegetabilis. Si, après l'acte, il y a faiblesse des jambes, brisement et pesanteur des membres, étourdissement, mauvaise humeur et abattement, cocculus agit promplement (i).