SUITES FUNESTES DE L'USAGE DU TABAC
Pulsatilla fait disparaître presque toujours les mauvais effets du tabac chez les personnes qui n'y sont pas encore habituées. Dans des maux de tête violents accompagnés de nausées, employez aconitum; dans des vertiges qui vont presque jusqu'à l'évanouissement, et provoquent des vomissements de bile et le dévoiement, chamomitla; et si ce remède ne soulage pas immédiatement, ou si le malade ressent un grand froid, veratrum, et s'il ne se trouve pas
mieux après cela, faites-lui respirer du camphre. Les convulsions violentes, accompagnées d'autres symptômes, cèdent à cuprum ou à cocculus. Pour les autres remèdes qui pourraient être indiqués, voir plus bas le chapitre des « Empoisonnements » .
Si quelqu'un, accoutumé depuis longtemps au tabac, finit par en ressentir les mauvais effets, donnez-lui cocculus ou ignatiu. Dans les maux de dents , employez bryonia, et quelquefois china; dans les nausées , ignatia ou pulsatilla; dans le malaise avec inquiétude et nausées, staphysagria. — Les mêmes remèdes peuvent également servir dans les souffrances produites par le tabac chiqué; on se sert cependant de préférence de nux vomica, de chamomilla, de pulsatilla ou de cocculus; et quelquefois de cuprum ou arsenicum.
On détruit difficilement les effets chroniques de l'usage excessif du tabac; en cas de grande sensibilité et de faiblesse d'estomac, on peut se servir avec avantage de nux vomica ou cocculus ; dans les constipations opiniâtres, donnez nux vomica, staphysagria, mercurius.
Les maladies des ouvriers employés aux manufactures de tabac sont encore plus difficiles à guérir ; il sera presque impossible de leur rendre la santé, s'ils ne s'éloignent de l'odeur du tabac pour quelques mois au moins, et ne prennent toute autre occupation. Les meilleurs remèdes sont encore arsenicum, colocynthis et cuprum étendus dans de l'eau (1).
Dans les souffrances occasionnées par l'usage des épices,
(1) Dans un livre aussi populaire que l'est celui-ci, et qui veut avoir sa part clans la propagation de l'homœopathie, c'est-à-dire dans la propagation de l'une des vérités les plus utiles à l'humanité, on ne peut passer sous silence, sans le blâmer et le flétrir, l'abus inouï qui se fait du tabac, et qui envahit incessamment les peuples civilisés d'une façon si déplorable. - On comprend à la rigueur des vices qui ont une raison organique d'être, mais peut- on concevoir un usage, celui de fumer le tabac, qui n'est motivé par aucun besoin naturel à satisfaire? La gourmandise, l'ivrognerie, le libertinage, etc., sont des
tels que poivre, gingembre et autres, donnez nux vomica; par le safran ou la noix muscade, ignatia, ou quelquefois opium ou coffea.