‹ Médecine pratique (volume 2)Chapitre 130 sur 156 · DE L’HÉMORRHAGIE DU NEZ · texte numérisé non relu

DE L’HÉMORRHAGIE DU NEZ

i. On sent au front une douleur et une chaleur lancinante.

2. Il faut faire plusieurs saignées du bras au malade, et que son régime soit rafraîchissant et inerassant : il faut par conséquent lui prescrire un julep de même qualité , avec des émulsions rafraîchissantes.

3. On lui donnera tous les jours un lavement rafraîchissant, et tous les soirs une potion calmante avec le sirop diacode. On le purgera une ou deux fois avec une potion ordinaire.

4- On lui appliquera sur la nuque et autour du cou des compresses trempées dans l’eaufroide, où l’on aura dissous du sel de prunelle, et légèrement exprimées, et cela plusieurs fois dans la journée.

5. Après les évacuations suffisantes , on appliquera la liqueur qui suit :

Prenez vitriol de Hongrie et alun , de chacun une once ; phlegme de vitriol , une demi-livi e '-faites bouillir jusqu à ce que tout soit dissous . La liqueur étant refroidie , filtre z-la et la séparez des crystaux qui s’y seront formés ; ajoutezy ensuite une douzième partie d’huile de vitriol .

Ou plutôt , prenez eau de plantain , trois onces ; bol d’Arménie réduit en poudre subtile , demi-once: mélez-les exactement ; puis faites une tente de charpie qui , étant trempée dans cette eau , sera mise dans la narine du côté que le sang sort , et on ly laissera pendant deux jours .

6. Ce moyen ne réussissant pas, il faudra dissoudre du vitriol romain dans de l’eau commune, et introduire dans la narine une tente imbibée de cette dissolution. Des linges trempés dans la meme liqueur arrêtent le sang qui sort d’une partie extérieure, quand on les applique sur la partie même.

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