Quoique la plupart des remèdes que l’on
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vient de prescrire , semblent être uniquement destinés à la guérison du scorbut , néanmoins comme ils sont très-propres à volatiliser les humeurs crues , ils conviennent aussi à la guérison de la paralysie.
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DE LA TOUX et DE LA PHTHISIE.
ï. La toux se fait suffisamment connaître. Quant à la phthisie , elle attaque ordinairement depuis dix-huit ans jusqu’à trente-cinq. Tout le corps s’exténue dans cette maladie ; il y a une fièvre hectique qui augmente après le repas , et que Ton connaît par la vitesse du pouls et par la rougeur des joues; la matière que la toux chasse au-dehors par les crachats est sanglante ou purulente ; lorsqu’on la jette sur les charbons ardens , elle rend une mauvaise odeur ; et si on la jette dans un vaisseau plein d’eau , elle va au fond; le malade sue pendant la nuit; enfin les joues deviennent livides , le visage pâlit , le nez devient aigu , les tempes s’affaissent ; les ongles se courbent; les cheveux tombent, et un flux de ventre colliquatif joint à tous ces autres symptômes annonce une mort prochaine.
2. Si la toux est nouvelle , et qu’elle ne soit pas accompagnée de fièvre, ni des autres sig&es de la fausse péripneumonie, ou si elle ne procède pas d’une pleurésie ou d’une péripneumonie , dans le traitement desquelles on aurait négligé de saigner suffisamment , il suffira que le malade quitte l’usage du vin pendant quelques jours , qu’il s'abstienne de manger de la viande ,
et qu’il use à sa volonté de quelques-uns des remèdes suivans.
3. Par exemple , du baume de soufre anisé , jusqu’à la dose de dix gouttes dans une cuillerée de sucre candi pulvérisé , et cela deux ou trois fois le jour ; ou bien des tablettes suivantes , que le malade portera toujours sur soi , afin d’en user le plus souvent qu’il pourra.
Prenez sucre candi , une livre et demie. Faites-le bouillir dans suffisante quantité d'eau de fontaine , jusqu à ce quil s'attache aux doigts. Ajoutez- y pour lors des poudres de racines de réglisse et d année , de semence danis et d angélique , de chacune demi-once ; de la poudre diris de Florence , et du soufre , de chacun deux drachmes ; de V essence danis , deux scrupules . Faites des tablettes qu on peut appeler , si l'on veut , domestiques.
4- Le malade usera aussi pendant ce temps-là du looch suivant.
Prenez huile d amandes douces , deux onces ; sirop de capillaire et sirop violât , de chacun une once ; sucre candi , ce quil en faut pour un looch , dans lequel on trempera un bâton de réglisse pour le sucer souvent.
5. Dans une fluxion d’humeur ténue , le malade pourra user de loochs incrassans.
6. Mais si la toux ne s appaise pas par l’usage de ces remèdes , si elle est accompagnée de fièvre , ou si elle est la suite d’une pleurésie , d’une péripneumonie , dans ce cas il serait inutile de se fier aux remèdes pectoraux ; mais il faut alors traiter cette toux par la saignée et la purgation , comme nous l’avons enseigné dans l’article de la fausse péripneumonie.
7. Que si, malgré tous ces remèdes, la toux, bien loin de cesser , affaiblit tellement les pou-
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irions par de continuelles secousses , que la phthisie s’ensuive , on doit , en ce cas-là , employer la méthode suivante.
Prenez baume du Pérou , dix gouttes ; mêlez-lei dans une cuillerée de sirop de lierre terrestre.
Ou si cette manière n’est pas agréable au malade, on les mêlera dans une cuillerée de sucre candi pulvérisé. Le malade prendra cette dose trois fois par jour, et par-dessus il boira quatre onces de la décoction amère sans purgatifs ; ou si cette décoction lâche le ventre , il n en prendra que trois onces.
8. Mais entre tous les remèdes que l’on a inventés jusqu’ici contre cette maladie, l’exercice d’aller à cheval est, sans contredit, le meilleur de tous en observant de le continuer pendant un assez long temps et par des voyages assez longs ; et de plus, si le malade est d’un âge viril, il doit employer plus de temps à cet exercice, que s’il était dans l’enfance ou la jeunesse. Au reste on peut assurer que le quinquina n’est guère plus certain pour la guérison des fièvres intermittentes, que l’est cet exercice pour guérir la phthisie à l’âge que l’on vient de djre.