DE LA FIÈVRE PESTILENTIELLE
Des années i665 et 1666.
î. Après avoir saigné le malade dans son lit,
faut le bien couvrir, et lui serrer le front
avec une hs.ere de laine; et s’il ne vomit pas
on 1UI d0nnera le sudorifique suivant , ou un autre equivalent.
et l7,auZ thtriaqUe ’ demi-gros ; électuaire d'on,/ l ud?e de pattes d ecrevisses composée , demi-
scrupule ; cochenille , huit grains ; safran, quatre grains ; *2p<?c ce il faudra de suc de kennès, formez un bol, que Ion donnera de six en six heures , et par-dessus six cuillerées du julep suivant.
Prenez eau de chardon bénit , et eau de scordium , de chacune quatre onces 5 eau thériacale , deux onces ; sirop d œillet , une once. Mêlez tout cela pour un julep.
2. Si le malade vomit , il faut différer le sudorifique jusqu à ce que le malade , par le seul poids des couvertures , commence à suer , en jetant sur son visage une partie de son drap.
3. On entretiendra la sueur pendant vingtquatre heures , en faisant boire de temps en temps au malade un petit verre de lait coupé avec de la bière , où l’on aura mis infuser de la sauge ; ou bien un petit verre de bière dans laquelle on aura fait bouillir un peu de macis. Pendant la sueur on peut donner au malade de bons bouillons.
4. Lorsqu il paraissait une tumeur , je n’osais pas saigner. Durant les vingt-quatre heures qui suivent la sueur, le malade doit se tenir au lit, et éviter soigneusement le froid : il laissera sécher sur lui sa chemise , et prendra toujours sa boisson un peu chaude : il faut aussi qu’il continue 1 usage du lait coupé avec la bière , et altéré par la sauge ; et le jour suivant on lui donnera une potion purgative ordinaire.
Méthode complète
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