On peut aussi employer le remède suivant
Prenez serpentaire de virginie subtilement pulvérisée , quinze grains ; vin blanc , trois onces.
Le malade prendra ce remède deux heures avant l’accès, et s’étant bien couvert suera pendant trois ou quatre heures: il fera encore la même chose deux autres fois avant l’accès.
7. Si le malade est fort affaibli par un grand nombre d’accès :
Prenez des conserves de fleurs de bourrache et de buglose , de chacune une once ; conserve de romarin , demi-once \ écorce de citron confie , noix
muscade confite , et thériaque , Je chacune trois gros ; confection alkermès , deux gros. Mêlez tout cela pour un opiat dont le malade prendra de la grosseur d une noisette matin et soir , buvant par dessus quelques cuillerées dune eau épidémique simple , adoucie avec le sucre , et s abstenant pendant ce temps-là de lavemens.
8. Si à ia fin de la maladie il survient une hydropisie, a^ant que la fièvre soit entièrement guérie, on ne doit pas employer les purgatifs, mais les infusions de racines de raifort sauvage, de sommités d’absinthe , de petite centaurée , de baies de genièvre , de cendre de genêt , etc. dans du vin ; et quand la fièvre ne revient plus , il faut se servir des purgatifs et des apéritifs.