DE LA PLEURÉSIE
J- Cette maladie règne entre le printemps et l’été: elle commence par un frisson qui est incontinent suivi de chaleur , de soif, d’inquiétude et des autres symptômes de la fièvre. Après quel-
cfuus heures le malade est saisi d’une violente douleur au côté de la poitrine , qui s’étend tantôt vers les omoplates , tantôt vers l’épine , tantôt vers le devant de la poitrine. Cette douleur est accompagnée d’une toux fréquente.
Au commencement de la maladie , la matière des crachats est tenue et en petite quantité et souvent mêlée de particules de sang ; mais dans le progrès de la maladie elle est plus abondante et plus épaisse par la coction qu’elle a acquise , et toujours sanglante. 1
La violence de la fièvre suit celle de la toux des crachats sanglans , et de la douleur ; et elle diminue à mesure que l’expectoration devient plus libre. Le ventre est quelquefois resserré et quel quefois trop lâche ; le sang que l’on tire au mal lade est semblable a du suif fondu , quand il est froid.
2. Il faut d’abord tirer dix onces de sans- a,» bras , du côté de la douleur. &
Prenez eau de coquelicot, quatre onces ; cristal minéral , un gros; sirop violât, une once: mêlez cela ensemble pour une potion que Von donnera aussitôt après la première saignée .
Prenez cinq amandes douces pelées , semences de melon et de courge , de chacune demi-once • semences de pavot blanc, trois gros ; eau d’orge 'une livre et demie ; eau rose, deux gros ; sucre candi ce qu’il en faut pour une émulsion , dont le malade prendra quatre onces de quatre en quatre heures .
Prenez décoction pectorale , deux livres * sirop violât et sirop de capillaire , de chacun mie once et demie ; mêlez cela pour un aposème , dont le
malade prendra demi-livre trois /ois dans la journée .