DU RHUMATISME
I. Ce mal commence par des tremblemens et des fi issons , et par tous les autres symptômes des fièvres. Un ou deux jours apres 1 et quelque*1
Méthode complète
fois plus tôt, on ressent une douleur très-vive, tantôt dans une partie , tantôt dans une autre , et principalement au carpe , aux épaules , et aux genoux. Cette douleur passe d’un endroit à l’autre, et laisse toujours une rougeur et une tumeur dans le dernier endroit qu elle a occupé.
La fièvre cesse peu à peu , mais la douleur reste, et devient meme quelquefois plus violente. Dans le rhumatisme des lombes la douleur se fait sentir cruellement autour des reins , et approche fort de la néphrétique , si ce n’est qu’il n’y a point de vomissement. Le malade ne pouvant demeurer couché ,esl obligé de sortir du lit , ou de s’y tenir assis dans une continuelle agitation , tantôt se penchant en devant , et tantôt se penchant en arrière. Le sang que l’on tire est semblable à celui des pleurétiques.
2. Le premier remède est la saignée, qu’il faut faire au bras , du côté de la douleur , à la quantité de dix onces.
Prenez tau de nénufar , de pourpier et de laitue , de chacune quatre onces ; sirop de limons , une once et demie ; sirop violât , une once : mêlez tout cela pour un julep , dont le malade usera à sa volonté.
3. On peut encore prescrire l’émulsion des quatre grandes semences froides, et sur la partie douloureuse l’application du cataplasme de mie de pain et de lait avec le safran.
l\. Le jour suivant il faut tirer la même quantité de sang, et encore deux ou trois jours après, et même plusieurs autrefois, s’il est nécessaire, observant néanmoins qu’après la seconde saignée on doit laisser de plus grands intervalles d’une saignée à l’autre.