‹ MédéeChapitre 40 sur 90 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

La Iiti';re se détonme. Le cortège Ta ee remettre en marche.

Mais, robustes au choc et prompts à l'escalade Laisse-moi des ^erriers dans les roches, ici, Pour me défendre; et qu'on laisse des chars aussi. Peut-être il faudra fuir sous l'outrage et les flèches.

Après un signe de ccnseatement, Egée va s'éloigner

Mcoute encor. — Après les chaudes routes sèches Parfois s'offre, le soir, un douteux carrefour. Froid sous le ciel, avec des routes d'ombre autour D'où s'avancent, suivis de bêtes carnassières, Des traînements, qui sont peut-être de poussières, Vers une pierre pâle où la lune, au bord, luit! Toi, parmi le troupeau qui dans le val te suit, Prends deux agneaux, toison fine, chair délicate, Deux! — Deux... et les immole au blême autel d'Hécate.

EGEE

Sacrifice chétif.

WEDEE

Va... fais-le cependant...

Le cortège s'éloigne.

Et ma Mère sera contente...

En attendant!

Dès que le cortège s'est éloigné, Mcdée descend vivement sur la scène, vers les Corintliienncs.

Femmes! vous qui m'aimez ! femmes! je suis heureuse. Zeus, et toi d'Hélios lumière chaleureuse, 0 ma race! voici que je puis à présent Frapper la vierge impure et l'époux malfaisant.

A la nourrice.

Ils se disaient : « Elle est sans asile! » Nous sommes Chez le plus grand des rois et le meilleur des hommes Sûres d'un bon accueil, nourrice !

Elle se dresse.

Achevons tout!

Elle chancelle.

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