‹ MédéeChapitre 74 sur 90 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

LE SERVITEUn

Pas encor.

Tandis que le héros dévêt ses armes d'or, Elle quitte sa robe à la troupe servante.

MEDEÎÏ

Très bien.

Aux enfants.

Vous lui direz surtout que je me vante De joindre à ce tribut mes orgueils résignés ; Et, quand elle aura mis le voile, revenez.

Les enfants ont monté les marches, la corbeille entre eux, — les serviteurs les suivant> — sous le geste de Médée.

LA NOURRICE

Maîtresse, qu'as-tu fait !

Suis-je un arbre de haine Sans fruit, après les fleurs de la menace vaine ?

J'ai peur

LES JEUNES FEMMES

LES JEUNES FILLES

Je tremble ;

LES VIEILLES

Un froid frisson cingle mes reins î

Que sera-ce quand tu verras ce que tu crains

Elle se précipite vers le fond clair, qui, dès ses premières paroles, s'obscurcit de vent sombre et d'orage, devant la lune qui rougeoie.

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