I.A NOURRICE
Sans doute.
MÉDÉE
Eu franchissant ces murs chers à Thétis,
11 m’a semblé, de loin, sous les frais sycomores, Entendre murmurer un chant de eanéphorcs.
LA NOURRICE
C'est un hymne d’Orphée.
MÉDÉE, avec émotion.
Orphée ! ô dieux !
LA NOURRICE
Demain,
De la tille du roi se célèbre l’hymen.
Mais d’où connaissez-vous cette douce harmonie ?
Car, si j’en crois vos traits, votre voix, l’Hellénie Ne vous a pas vu naître. ..
MÉDÉE
Il est vrai ! cependant...
Je la connais!
LA NOURRICE , à part.
Sa voix tremble en me répondant.
MÉDÉE, à se» enfants, montrant la statue de Diane.
Déposez là ce voile à la céleste trame Qu’Apollon a tissu d'un pur rayon de flamme.
Les enfants déposent un coffre ouvert aux pieds de Diane.
LA NOURRICE, regardant le voile.
Quel splendide présent !... Quel travail précieux !
Les dieux que nous servons sont donc aussi vos dieux ?