‹ Medee tragedie en trois actes et en versChapitre 11 sur 56 · I.A NOURRICE · texte numérisé non relu

I.A NOURRICE

Sans doute.

MÉDÉE

Eu franchissant ces murs chers à Thétis,

11 m’a semblé, de loin, sous les frais sycomores, Entendre murmurer un chant de eanéphorcs.

LA NOURRICE

C'est un hymne d’Orphée.

MÉDÉE, avec émotion.

Orphée ! ô dieux !

LA NOURRICE

Demain,

De la tille du roi se célèbre l’hymen.

Mais d’où connaissez-vous cette douce harmonie ?

Car, si j’en crois vos traits, votre voix, l’Hellénie Ne vous a pas vu naître. ..

MÉDÉE

Il est vrai ! cependant...

Je la connais!

LA NOURRICE , à part.

Sa voix tremble en me répondant.

MÉDÉE, à se» enfants, montrant la statue de Diane.

Déposez là ce voile à la céleste trame Qu’Apollon a tissu d'un pur rayon de flamme.

Les enfants déposent un coffre ouvert aux pieds de Diane.

LA NOURRICE, regardant le voile.

Quel splendide présent !... Quel travail précieux !

Les dieux que nous servons sont donc aussi vos dieux ?

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