MÊLANT H F
Oh! oui! sans vous, hier, nous mourions de tristesse,
J A S O N , à Créuse.
Vous l’entendez !
C K É U S E , aux enfants, en leur tendant les bras.
Venez !
Les enfants se jettent dans les bras de Créuse, et forment groupe avec elle, tandis que Jason les regarde avec joie.
ORPHÉE, les regardant, et à part.
Pauvre Médée !... Hélas!
Envers toi tout les pousse à devenir ingrats,
Oui, tout jusqu’à l’élan de la reconnaissance !
Allant aux enfants.
Enfants ! et votre mère ?
J A SON, avec irritation.
Encore !
ORPHÉE, continuant.
En son absence
Vous ne l’aimez donc plus ? Et sans un repentir,
Sans un regret, demain vous la verrez partir ?
L Y CAO N.
Nous l’aimons toujours, mais...
ORPHÉE
Mais...
' LYCAON
Créuse est si douce !
ORPHÉE
Et votre mère... Eh bien?...
JASON
Leur mère les repousse !
LYCAON
Je ne dis pas cela...
JASON
Non, mais je lis la peur
En tes yeux...
0 RP fl É K , regardant Lycaon.
Moi je lis plus avant ! Ciel vengeur !
Leur as-tu donc remis le soin de ta colère ?
As-tu chargé les fdsde châtier la mère?
Est-il dans tes décrets qu’ils soient ingrats?
J ASON
Amis,
Il réunit dans ses mains celles de Créuse et des enfants.
Venez ! dans mon amour tous trois je vous unis.
Ils remontent tous la scène, et l'on voit au fond, sous le vestibule, Créuse et Jason se dire adieu avec tendresse.