PRÉSENTATION
sion dans le peuple honoré par le choix et la demeure du Seigneur; car ce choix s'est fixé sur elle et la demeure eéleste a été établie dan& son sein, qui est devenu le tabernacle du Bieu vivant, lequel a été ensuite transféré par Tinstitutioa de Teucharistie ou du saint sacrement dans un tabernacle fait de mains d'hommes, placé dans Tash semblée des saints ou au milieu de l'Église^ image du tabernacle vivant que Dieu s'est formé dans le sein de Marie. Ecce tabernaculwn Dei cum hominibus,.., Emmanuel^ Deus nobiscum. Voici que le tabernacle de Dieu est avec Les hommes. {ApoG.f XXI, 3.) Emmanuel^ ou Dieu avec nous! (Matth., I, 23.)
ÉVANGltB SELOlN SAINT LUC, XI, 17-28.
Lorsque Jésus disait ces choses, il arriva qu'une femme, élevant la voix au milieu de la foule, lui dit : Heureuses les entrailles qui vous ont porté; heureuses les mamelles que vous avez sucées. Mais Jésus lui répondît : Plus heureux encore ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent.
Le vénérable Bède conmientant ces paroles dit Qib. ZF, c. XLix,^^ ad Imc) : c Grajûde est la piété,
grande la foi de celte femme qui devant les pharisiens et les scribes, qui tentaient et à la fois blasphémaient le Seigneur, reconnaît son incarnation avec une telle sincérité , et la professe avec tant de hardiesse, qu'elle confond les calomnies des princes des prêtres d'alors et la perfidie des hérétiques futurs. Car, comme les juifs de ce temps, en blasphémant les œuvres du Saint-Esprit, niaient la vérité du Fils de Dieu consubstantiel à son ^re; ainsi, dans la suite, les hérétiques, en niant que Marie toujours vierge ait fourni la matière de sa chair au Fils unique de Dieu, qui devait naître d'elle par Topéralion du Saint-Esprit avec des membres humains, ont affirmé par cela même que le Fils de l'Homme n^était pas véritablement consubstantiel ave c sa mère. En effet, si la chair du Verbe incarné est étrangère à la chair de la Vierge mère, «fe serait en vain que les 'entrailles qui l'ont porté et les mamelles qui l'ont allaité seraient déclarées bienheureuses. Mais l'Apôtre dit : « Dieu a envoyé son Fils fait de la femme, né sous la loi. » On ne doit pas écouter ceux qui pensent qu'il faut lire : « Né de la femme, fait sous la loi. » Mais on doit dirQ : « Fait de la femme, parce que conçu dans son sein virginal il a tiré sa chair, non de rien, non d'ailleurs, mais de la chair maternelle. » Autreùient, il ne serait point appelé avec vérité le Fils de l'Homme , puisqu'il ne tirerait