RÉSULTATS GLOBAUX DU TRAITEMENT
Années.
Institut.
Tunis
Paria
Buda-Pesth. ...
Alger
Marseille
LyoD
Berlin
Vienne
Kharkotf
Lille
Pernambuco. . .
Sopliia
Rome
Naples
Faenza
Milan
Florence
Jassy
Le Gai re
New-York
Bucarest
Lisbonne
Constantinople.
Pétersbourg . . .
Perm
Varsovie
mli
Personnes
traitées.
Morts.
Mortalité
iA
Époque.
Nombre
Nombre Pourcentage
de cas.
de décès.
Ou vertu re
116 P. REMLINGER. — VACCINATION ANTIRABIQUE.
Causes des différences notées entre les divers Instituts.
Tous les Instituts fournissent, on le voit, des chiffres sensiblement identiques. La mortalité oscille le plus souvent entre 0,20 et 0,40
100. Elle s'élève exceptionnellement au-dessus de 0,50 p. 100 et, exceptionnellement aussi, elle descend au-dessous de 0,10 p. 100. Quels sont les facteurs qui peuvent amener ces légères variations d'un Institut à un autre? La fréquence plus ou moins grande des morsures de loup doit iigurer ici en première ligne. Le virus du loup est beaucoup plus dangereux pour l'homme que celui du chien. Avant la méthode pastorienne, la mortalité à la suite des morsures de loup était en effet de 00 à 90 p. 100, tandis que la mortalité à la suite des morsures de chien s'élevait seulement à 10 ou à 20 p. 100. On conçoit donc que certains Instituts, en particulier des instituts russes (Wilna, Kharkoif par exemple) doivent au grand nombre de morsures de loups des pourcentages de morbidité relativement élevés.
La rapidité, très variable suivant les pays, avec laquelle les mordus viennent suivre le traitement antirabique a également une importance très grande. Elle est sous la dépendance de plusieurs facteurs : le tempérament plus ou moins inquiet du mordu ; la sollicitude très diverse des autorités, le degré de facilité des communications. Les statistiques d'un certain nombre d'Instituts (Paris, Lyon, Lille, JNaples, Sophia, Pernambuco, etc.) montrent que l'immense majorité des malades arrive suivre le traitement dans la semaine même de la morsure. A Constantinople,parcontre, lejour moyen de réception des mordus est le douzième et il n'est pas rare de voir des mordus à la face, voire par des loups, arriver à l'Institut au cours de la troisième et même de la quatrième semaine. Or ce ne sont pas seulement les morts pendant le traitement ou la quinzaine suivante qui sont plus fréquentes dans ces conditions; ce sont encore les insuccès réels, ainsi que le prouve la statistique suivante de Diatroploff (Odessa) :
Se sont présentés Nombre
après leur morsure de vaccinés. Morts. P. 100.
dans la
l,e semaine 4. 002 20 0,56
On conçoit donc jusqu'à un certain point que Ferran à Barcelone refuse Impitoyablement toutes les personnes qui se présentent après