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MÉLANGE DE TOXINE ET D'ANTITOXINE

Madsen et Dreyer (1) inoculent aux chevaux un mélange de toxine et de sérum antitoxique et ils obtiennent un sérum actif.

Dernièrement W. Pack a bien voulu nous communiquer les bons résultats qu'il obtenait avec la méthode des mélanges de toxine et de sérum antitoxique. MI,e Steinhart nous a donné le protocole de l'immunisation et nous avons obtenu rapidement de très bons séi'iims.

Voici comment nous avons procédé sur les indications de W. Park :

Vaccination méthode W. Park.

Lea chevaux sont vaccinés le jeudi et le lundi (1).

[va

injection 25 c.

sérum + 25 c. c. toxine (2)

sérum + 25 c. c. toxine.

toxine pure.

GO c.

lie

Réaction du cheval. — Quand un cheval reçoit de la toxine diphtérique, il a au point d'inoculation un œdème qui est peu important si la dose est faible, qui est considérable si la dose est forte. Cette réaction locale se reproduit dans les injections suivantes, même si le cheval est très bien immunisé. Quand le cheval doit Supporter la dose de toxine injectée, l'œdème se montre dès la douzième heure, il augmente jusqu'à la trente-sixième ou la quarante-huitième heure, il reste mou, la peau n'est pas fendue, la parti»- œdématiée •■-! sensible, mais n'est pas très douloureuse; puis, si la dose est très faible ou si le cheval est très bien vacciné, l'œdème disparaît et la peau redevient souple,

Si la dose a été trop forte, au lieu de, disparaître, hedènie d. 'Nient dur, la peau est tendue, la partie o'dématiée est douloureuse,

ensuite l'œdème gagne les parties déclives et la peau de* ienl parcheminée; il esl rare qu'une escarre se l'orme au point d'inoculation,

(1) Cvngrês /!<■ médecirie, 1900. Section <!<• bactériologie.

tte toxine tue au centième un cobaye de 500 grammei »n "> heures. Le

200 unités.

148 LOUIS MARTIN. — SÉROTHÉRAPIE ANTIDIPHTÉRIQUE.

car le cheval succombe avant la formation de l'escarre. 11 est excessivement rare d'avoir un abcès après une injection de toxine diphtérique. Avec ces symptômes locaux il existe toujours une élévation de la température qui se montre dès la douzième heure, persiste un ou deux jours, lors des premières vaccinations, est passagère lorsque le cheval est bien immunisé. Cette élévation de température est de 2 ou 3 degrés chez les chevaux très sensibles ou lorsque la dose est très forte ; elle peut être de quelques dixièmes chez les chevaux peu sensibles ou chez les chevaux bien immunisés.

Sensibilité propre à chaque organisme. — Quelle que soit la méthode d'immunisation employée, on voit que chaque animal réagit à sa façon; pour les mêmes doses employées, les uns sont très sensibles et réagissent très fortement, les autres réagissent très peu. Les chevaux qui réagissent peu, recevant beaucoup de toxine rapidement, donnent plus vite un bon sérum. Au contraire un cheval qui est très sensible ne peut recevoir que peu de toxine à la fois; s'il donne un sérum actif ce ne sera qu'après longtemps.

Si l'on examine les chevaux peu sensibles, on voit qu'il en est qui donnent rapidement un sérum très actif, d'autres, au contraire, ne donnent jamais un bon sérum ; aussi conseillons-nous de les éliminer.

Dans les chevaux qui donnent rapidement un sérum actif, les uns conservent longtemps cette propriété et nous les gardons ; les autres, après quelques mois, donnent des sérumspeu actifs, nous les éliminons.

11 est impossible de prévoir ce qui arrivera quand on commence l'immunisation d'un cheval, l'organisme de l'animal a une pari prépondérante qu'il conserve, quelle que soit la méthode d'immunisation employée.

Entretien des chevaux immunisés. — Quand un cheval donne du bon sérum, dans plusieurs instituts on le saigne à blanc, on obtient ainsi 20 à 25 litres de sang et par suite environ 12 litres de sérum.

A l'Institut Pasteur nous conservons les chevaux. Huit jours après la dernière injection de toxine, on leur prend 6 litres de sang et quatre jours après cette première saignée on leur lait une seconde saignée de 6 litres de sang, puis on les Laisse reposer. Treize jours après la dernière saignée, ils reçoivent en une seule fois, sou< la peau de l'encolure ou à la naissance de L'épaule, 300 centimètres cubes de toxine, et quatre jours après cette injection, du côté opposé, sous la peau, 500 centimètres cultes de toxine.

Us se reposent huit jours et sont saignés à nouveau; ce procédé est plus économique, à la seule condition d'éliminer les chevaux qui né donnent pas dii bon se ru m.

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