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DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE DES VIBRIONS

des cas typiques de choléra, ne commença à être contestée qu’après l’application d’un nouveau moyen d’investigation préconisé par Pfeiffer et Issaeff (1). D’après ces auteurs, le caractère le plus sûr pour distinguer un vibrion cholérique devait être fourni par la propriété préventive du sérum des animaux vaccinés. Si le sérum fourni par un animal vacciné contre un vibrion cholérique est capable de préserver un animal neuf contre le vibrion mis à l’étude, celui-ci appartient certainement à l’espèce cholérique ; dans le cas contraire, il doit être considéré comme non cholérique.

C’est ainsi que Pfeiffer et Issaeff séparèrent des vrais cholériques, un certain nombre de vibrions que Pfeifferlui-mêmeavaitauparavant reconnus comme étant des cholériques authentiques.

Peu après, en poursuivant ses recherches sur l’immunité antivibrionienne, Pfeiffer (2) fut amené à constater la transformation en granules sphériques que subissent les vibrions injectés dans la cavité péritonéale de cobayes activement ou passivement immunisés.

Cette transformation, connue dans la science sous le nom de phénomène de Pfeiffer, a reçu, grâce à sa spécificité, une large application dans le diagnostic bactériologique des vibrions.

Gruber et Durham (3), enfin, en se basant sur la spécificité du pouvoir agglutinant du sérum des animaux immunisés, découverte par Bordel (4), proposèrent l’agglutination comme moyen de diagnostic, non seulement pour le choléra, mais aussi pour le B. typhique et le B. coli.

Depuis P application, au diagnostic, de l’agglutination et du phénomène de Pfeiffer, le nombre des vibrions isolés de cas typiques de choléia au cours de différentes épidémies, et non reconnus comme choléiiques, a considérablement augmenté. On explique ce fait, à piemiere vue paradoxal, en admettant que, dans l’intestin des cholériques, à côté du vibrion qui a causé la maladie, peuvent se trouver d autres vibrions non cholérigènes, et que c’est sur une colonie de ces derniers qu’on est tombé en faisant l’isolement,

émus ne pouvons pas discuter ici la valeur de cette hypothèse que nous accepterons jusqu’à nouvel ordre. Il faudra, par conséquent, toutes les fois qu ils’agira de préparer un vaccin ou un sérum contre le choléra, s assurer avant tout que le vibrion choisi est agglutiné et donne le phénomène de Pfeiffer en présence du sérum spécifique. L’une des deux réactions serait à la rigueur suffisante : car

(1) Deutsche medic. Wochenschr. , 1894, n» 13.

(2) Zeilschr. f. Hygiène, 1894, t. XVI, p. 287.

(3) Munchener medic. Wochenschr., 1890, p. 285.

(4) Ann. de l’inst. Pasteur, juin 1895.

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