‹ Médicaments microbiensChapitre 184 sur 216 · AUTRES MÉTHODES DE VACCINATION · texte numérisé non relu

AUTRES MÉTHODES DE VACCINATION

entraînés à pousser à la température de 44° et avirulents pour le bœuf.

Dans le but de rendre les vaccinations encore plus inofTensives, Théobald Smith s’est adressé de préférence à des races de bacilles bovins très atténuées par vieillissement ou par chauffage à 60°. De son côté, E. Lévy proposait l’emploi de cultures macérées dans a glycérine ou dans des solutions concentrées de galactose.

1 line semble pas qu’aucune de ces méthodes ait fourni des résultats très encourageants, non plus que celles qui visèrent à substituer aux microbes vivants des bacilles tués par la chaleur ou traités à froid par les réactifs dissolvants des cires et des graisses (Vallée), ou par diverses substances chimiques telles que l’éther sulfurique, l’hydrate de chloral, l’iode, les hypochlorites (Moussu et Goupil), le fluorure de sodium (Rappin), ou encore par certaines radiations du spectre.

On sait aujourd’hui que les bacilles morts et que ceux dont le protoplasme a subi des altérations profondes n’ont qu’un pouvoir vaccinant très faible ou nul : ils ne sont donc pas utilisables pratiquement.

A la suite des publications de Friedmann, de Moeller, de Klimmer, on a fondé un niomenl quelques espoirs sur l’emploi des bacilles humains ou bovins modiliés par passages successifs dans l’organisme d’animaux à sang froid (tortue, crocodile, orvet, carpe, salamandre). Mais les faits ne tardèrent pas à montrer : d’une part, que les bacilles bovins ou humains ne se multiplient pas dans l’organisme des animaux à sang froid et que, lorsqu’ils en sont extraits, leur virulence reste la même ; d’autre part, que les bacilles tuberculeux particuliers à ces animaux sont dépourvus de toute propriété vaccinante pour les mammifères.

La nécessité s’impose donc de revenir aux variétés de bacilles aussi voisines que possible de celles qui parasitent l’espèce humaine ou l’espèce bovine, et de ne leur faire subir que le minimum de modifications susceptibles d’atténuer leur virulence.

C’est ce que tentent de faire Fritz Meyer, Lévy et llarn, Wolif- Eisner, et c’est ce que nous essayons de faire nous-mème avec G. Guérin, en « sensibilisant », selon la technique imaginée par Besredka, les bacilles tuberculeux bovins ou humains au moyen de sérums riches en « anticorps ».

C’est aussi l’objectif que poursuivent J. Bartel, Livierato, Trudeau etKrause, en injectant aux animaux des bacilles déjà phagocytés et restés plus ou moins longtemps en contact in vitro avec du tissu ganglionnaire.

Page 1