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VACCINATION ET RE VACCINATIONS

scarifications, distantes de 3 à 4 centimètres l’une de l’autre, au V deltoïdien chez l’homme, à la racine de l’épaule ou plutôt a la face externe de la cuisse ou du mollet chez la femme L operateur stérilise les instruments, se lave les mains, lave ensuite la région :à l’eau bouillie et au savon : surtout, pas d’antiseptique). L instrument est chargé de vaccin ; l’opérateur tend la peau entre le pouce et l’index gauche, pratique, des scarifications légères, simples é rai llures épidermiques, — on ne doit pas voir le sang — ( e 2 millimètres de long, et couvre chacune d’elles du vaccin qu il vient de prélever. L’opéré attend quelques minutes avant de revêtir ses habits. Si l’inoculation est faite au membre inférieur, il est utile de la recouvrir d’un léger pansement aseptique.

Comme instrument d’inoculation, on peut employer pour les piqûres de simples aiguilles. Pour les scarifications, on utilise en général, soit la lancette, soit plutôt le var.cinustyle individuel . (vaccinostyle de Maréchal). Son prix peu élevé permet d’utiliser un vaccinostyle par sujet, de le jeter ensuite ou tout au moins de le stériliser pour des séances ultérieures ; on évite ainsi tout danger de contamination d'origine humaine.

La vérification — c’est-à-dire la constatation des résultats — est généralement faite après une semaine. 11 vaudrait mieux la faire deux fois, au cinquième et au huitième jour, car le seul examen au septième jour risque de laisser échapper les vaccinoïdes.

Essentiellement bénigne, la vaccination ne comporte aucune contre-indication sérieuse. En temps d'épidémie, il faut vacciner ou revacciner tout le monde, sans exceplion. On a soutenu, il est vrai (Rilliet et Barthez , Le Gendre), que parfois la vaccine aggrave la variole (1) ; bien plus souvent, elle l’atténue, ou n’a aucune action sur elle. En tout cas, le risque exceptionnel qu’elle peut faire courir à l’individu ne compense pas, à beaucoup près, la sécurité quelle confère à la collectivité ; la conviction générale est d’ailleurs bien assise sur ce point, il est inutile d’y insister.

En temps normal, hors des épidémies, la première vaccination peut être faite dès les premiers jours de la vie sans inconvénients , c’est, d’ailleurs, la pratique ordinaire de l’Assistance Publique, toutefois on peut s'abstenir de vacciner, avant six mois ou un an, les enfants débiles ou malingres, fort sensibles aux troubles les plus

(l) Devant la pathologie générale, cette exaspération tle la variole par le vaccin peut s expliquer, si la vaccine n’est qu’une variole atténuée. L inoculation vaccinale serait, dans ce cas, suivie d’une phase négative (comme la plupart des vaccinations actives), phase pendant laquelle le sujet inoculé se trouve plus réceptif à l’égard de la maladie contre laquelle on l immunise. Cette phase négative ne peut durer que quelques jours.

E. SACQIJfil’ËE. — VACCINATION ANTIVAttlOLIQCK.

légers. I) autre pari, suivant Layct, la vaccination des nouveau-nés no « tient pas », car les revaccinai ions réussiraient chez eux après quelques mois ; ol Uaginsky (1) avance que l’érysipèle et l infe» lion purulente sont plus fréquents dans les premiers jouis de la vie. domine la variole est rare au-dessous de six mois, on peut attendre à cet âge pour vacciner, sans inconvénients sérieux.

Plus lard, il y a lieu de revacciner. Tout individu a intérêt à se maintenir constamment en état d’immunité vaccinale, el le même intérêt guide la collectivilé. Or, la pratique a montré que l’immunité dure en moyenne dix ans (dans nos climats) ; il faudra donc revacciner à la période scolaire, vers la onzième année, et plus tard vers la vingt et unième année. Ce sonl là les époques mêmes fixées par la loi dans la plupart des pays qui se sont imposé l'obligation delà vaccine. On peut faire plus et mieux" cependant, car ces chiffres ne reposent que sur des moyennes ; il est préférable de revacciner tous les cinq ou six ans. Si la vaccine échoue, ou se présente comme vaccinoïde, il est bon dans tous les cas de répéter l’opération jusqu’à réussite complète, ou jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucune réaction cutanée : c’est la vaccinisctfion, ou saturation vaccinale, appliquée en fait dans l’armée.

Seules les affections cutanées, l'eczéma surtout, peuvent temporairement contre-indiquer les vaccinations ; car elles exposent d’une part aux poussées de dermatoses, d’autre part aux éruptions vaccinales et à la vaccine généralisée. Bien entendu, en temps d’épidémie, cette contre-indication n'est pas maintenue ; on se contentera alors, chez de tels sujets, de pratiquer une ou deux scarifications, en les entourant d’un pansement protecteur Guéniot, Longet, etc.).

Signalons l’action thérapeutique spéciale du vaccin sur les nævi : implantée sur ces derniers, la pustule vaccinale peut les faire disparaître, en leur substituant une cicatrice. Faute de mieux il y a mieux aujourd’hui), ce traitement peut être appliqué sans grand inconvénient.

Produits vaccinogènes. Conservation, purification, contrôle et régénération du vaccin. — L animal vaccinifère, d’ordinaire la génisse, inoculé avec du vaccin, présente une pustule vaccinale très analogue à la pustule humaine. C’est lecontenu de cette pustule qui est généralement employé aujourd'hui. (Poulies détails, voir plus loin, Pratique de la vaccination animale).

On peut vacciner de pis à liras, c’esl-à-dire prélever le virus vaccinal

(1) Cité par Güinox, /or. cil.

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